L’Uniforme 4


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Pour qu'on distingue le fond de la forme, on va désormais supprimer tout signe de distinction. Ce n'est pas la première et ce ne sera pas la dernière REFORME...

Malheureusement, il ne s'agit pas de la réforme de l'entendement mais de la réforme du vêtement.

Tous les enfants porteront désormais à l'école, le même tablier et peut être même la même chaussure au pied... pour sauver les apparences.

On s'est probablement dit, dans les milieux autorisés qu'il vaut mieux une fausse identité qu'une vraie différence.

Avec l'UNIFORME, on donne l'impression de soulever une question de fond, qui élève les élèves en leur apprenant que tout ce qui brille n'est pas or.

Autrement dit, qu'on ne doit reconnaître l'arbre qu'à ses fruits.

J'ai personnellement choisi l'ORANGE pour épargner le gris aux tout-petits.

Parce qu'il parait que l'acidité rime avec la lucidité et réconcilie avec le sens des réalités... pourquoi pas ?

L'uniforme est à envisager comme un trait d'union entre l'école et l'armée... à défaut de vigueur, on exige une tenue de rigueur... la même pour résoudre tous les problèmes en se disant qu'en classe, il n'y aura plus désormais de lutte de classes....

Abolition des privilèges, car il ne peut y avoir de cours de musique que si tous les enfants apprennent le solfège avec le même instrument.

Et on se met à rêver d'une bergerie fraternelle, qui les rend aptes à distinguer entre l'essentiel et l'inessentiel. Rien de mieux que le sens de la discipline pour signifier que la discipline a un sens.

Pas de chance : car on finit par apprendre tout compte fait qu'il ne s'agit ni plus, ni moins que d'un conte de fées. Car l'habit fait le moine !

Le même vêtement ne les fera pas seulement paraître pareils mais les fera être pareils... on moutonne avec les moutons et on adopte le même ton en se cachant derrière le on, le pronom impersonnel.

C'est la pensée unique qui guette toutes ces petites têtes... qui portent la même casquette et se comportent indistinctement, sans désir de distinction... c'est la bonne planque !

Notre ministre de l'éducation me rappelle l'histoire de ce collégien qui demande à son institutrice d'aller à l'infirmerie pour voir un zeuytiste parce qu'il a mal aux yeux. On dit "oculiste" corrige la maitresse. Mais madame c'est aux yeux que j'ai mal, pas au cul !

Autrement dit, avant de changer d'habit il faut commencer par changer de récit... parce que tout dépend de l'histoire qu'on leur raconte.

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4 commentaires sur “L’Uniforme

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    jacou

    L’encasernement

    L’habit fait le moine ou le godillot de base, les moutons déjà formaté au bêlement unique seront prêts pour entendre la messe bien pensante d’une société ectoplasmique .

     » Le concept de pensée unique est majoritairement adopté à l’unanimité, parce que oui, une pensée unique devrait aboutir à une société meilleure. Des individus ayant des objectifs communs du bien, du bon sens en toute impartialité, répudiant le mal, prônant l’altruisme, seraient la finalité de la pensée unique. Or, ce n’est pas le cas au regard de la société mondiale. Les idées majoritaires dans la plupart des pays gravitent autour d’axes à forte influence comme l’économie, la politique et la science… Ce conformisme tend à offrir le plat sans se poser trop de questions concernant l’origine de ce que l’on mange. La faim et l’assouvissement du besoin de manger font que même le choix de ce qu’on voudrait manger se trouve occulté. Certains voient en cela une manipulation de masse et ceux qui cherchent à s’en affranchir sont considérés comme des « terroristes » car ils troublent soi-disant l’ordre public qui en fait n’est qu’un désordre logique que personne ne voit, trop aveuglé, aliéné par le travail dont on a ôté l’opus au salarié par le loisir pour soigner le mal-être du quotidien, par la prison de verre qui maintient sous hypnose, dans des draps soyeux, la masse mondiale.
    http://pluton-magazine.com/2018/01/02/faut-decoloniser-pensee-de-pensee-unique/

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    Revolta

    Personnellement je suis à 100 % pour l’uniforme ou le tablier-blouse à l’école. Pour virer les élèves qui insultent les profs, mettre en maison de redressement ceux qui leur donne des coups de cutter, interdire les études à ceux qui crachent dessus, etc etc….

    Une blouse grise est une tenue pas plus moutonne que le Jeans-basket, prix en moins. L’égalitarisme est une horreur, et c’est là mon exception, la blouse à l’école. L’élitisme il faut le garder pour ce qu’il y a dans les petites têtes, les creuses et les pleines ; et ça, l’égalitarisme, cette espèce d’invention du déni de réalité ambiant, ils peuvent toujours courir, il y a les faibles, les moyens, les intelligents et les génies. D’ailleurs cet égalitarisme conduit à l’eugénisme, on est en plein dedans. Les PMA obligent les labos à pousser très loi l’analyse génétique des embryons, j’ai entendu un chercheur là-dessus. Parce que les labos ne veulent pas être accusés d’avoir implanté un embryon déficient. Du coup ils ont une idée précise des capacités physiques et intellectuels du dit petit préfabriqué, toute cellule contenant le génome entier. La tendance dénoncée est cette dérive mutuelle labo-implantées, de proposer petit à petit les plus qu’offre tel embryon par rapport à tel autre. Ce n’est pas encore autorisé en France, mais ça se fait quand-même, et dans d’autres pays, c’est déjà à la carte. Tous égaux et supérieurs, pas mal le monde de demain. quand je dis tous, ça en laisse quelques milliards pour être les esclaves des supérieurs. Et la bien pensance fait le lit de ce qui mène à cet élitisme esclavagiste qu’elle prétend combattre. L’égalité est la plus monstueuses des choses jamais inventées par l’homoncule

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    Pascal

    Une perle sur l’uniforme, l’uniformisation, le risque avec le système scolaire classique. Et très jolie tenue aux inscriptions du journal.

    « parce que tout dépend de l’histoire qu’on leur raconte »

    C’est aussi mon avis, dans pas mal de matières, disciplines scolaires, il y a diverses « thèses », et les thèses privilégiées dans les programmes, et la façon de les inculquer / faire apprendre / réfléchir dessus, peut pas mal influer sur le paradigme de la civilisation, des états d’esprit. Pourrait considérer qu’il y a plus ou moins synergie avec des réformes qui font évoluer le contenu des programmes en fonction de l’évolution de la conscience collective, du moins des décideurs politiques qui étudient les remontées d’infos, mais de quoi remettre en question les propositions de Jean-Michel Blanquer comme des autres ministres de l’éducation et l’idée du port de l’uniforme dans ces conditions.

    De ce que je me souviens de la petite conférence Comment les inégalités économiques nuisent aux sociétés, si des inégalités peuvent avoir un impact négatif in fine sur tous / le collectif, qu’il y a un tout avec diverses composantes, pour solution, il ne s’agit pas d’uniformité avec uniforme à l’école, d’autant quand à côté y a système économique néolibéraliste.

    Me fait penser à une scène où vous incarniez une professeur de Français conseillant une lecture adaptée à chaque élève en fonction de ce que vous considériez pouvant éveiller sa conscience, si je puis dire, et au personnage du film Will Hunting, du moins à des scènes. Le personnage du film nommé ainsi est un « génie » qui a arrêté assez tôt ses études. Si je me souviens bien d’une scène, il y explique à un étudiant qui fait des études considérées de haut niveau aux USA et qui se moquait de lui, ce qui sera la suite de son programme en économie, ce qui fera évoluer son opinion et cætera. Ainsi qu’aux doc’s qui expliquent que des lobbies ont participé à privilégier une certaine éducation de l’économie et l’influence sur les politiques sans que les présidents / ministres le fassent tant pour le bien de l’économie nationale / des pays / des gens. Il me semble que « l’école de Chicago » – qui représente forme de libéralisme économique – a été pas mal critiqué à travers ses lobbyistes. En France, y a Attali dans le genre – lobbyiste représentant courant économique discutable – qui aurait conseillé divers gouvernements, aussi bien de droite que de gauche.

    Bref, j’ai vu et lu diverses thèses autour de l’école, des programmes, de l’éducation, et dans ce qui marche, les idées d’alternatives, expériences, même plus ou moins en terme de résultat positif pour le paradigme néolibéralisme / l’économie pratiquée dans les pays concernés, il ne me semble pas qu’il y soit question de mise en place d’uniforme / code vestimentaire imposé, en tout cas pas abordé comme prépondérant dans mon souvenir.
    Par exemple, en Suède, il y est plus question de l’intérêt de diversifier les approches pédagogiques, multiplier, au cas par cas, avec des instits formés à diverses pédagogies, et aussi histoires où genre au primaire, il y a divers âges mélangés, des élèves participent du cours, font des fiches pour leurs camarades.
    Y a aussi le cas Finlandais qui était loué, ptêtre pour les mêmes raisons, je ne sais plus. Ah, y a un article où il est question du succès de la Finlande du point de vue du PISA, qui aborde réformes qui peuvent avoir pour conséquence de l’y faire baisser mais où il est question que l’objectif est de toute façon ailleurs qu’un bonne place dans le classement Pisa, classement Pisa par ailleurs pas mal critiqué pour l’influence que ça peut avoir sur les modifications que ça peut engendrer / les réformes à cette fin.
    Sur les programmes et leur influence, j’avais vu passer doc’ vantant des cours d’empathie au Danemark. Après, si le développement de ce genre de matière peut avoir son influence, participer de la synergie sur le paradigme éco-politique, que difficile d’être certain de ce que ça peut donner sur le long terme, dans la problématique de la lutte des classes, je pense que plus que de nouvelles matières, y a la méthode / les pédagogies / le paradigme scolaire. Bon, y a sûrement complémentarité, toujours est-il que je l’évoque car tel que je comprends le billet et de ce que j’ai retenu des conférences gesticulées de Franck Lepage sur la culture et l’école, si peut y avoir des professeurs formidables et des disciplines qui peuvent participer de l’épanouissement, y a un tout, qui peut dépendre de la marge de manœuvre, sur laquelle des profs peuvent agir pour faire évoluer / élever, mais qui dépend donc aussi du paradigme éco-politique. C’est en tout cas plus ou moins la réflexion que je me suis faite en commençant à zyeuter il y a quelques temps des bribes d’une conférence gesticulée de Katia Baclet sur les pédagogies alternatives dans les maisons familiales rurales. Pas encore tout vu de sa conférence, je crois que j’étais pas raccord avec certains de ses propos sur de ce qui pose problème et solutions, mais il y est question des propositions d’alternatives pédagogiques faites il y a déjà plusieurs décennies, de réunion de pédagogues de divers pays vers le début / première moitié du 20 ème siècle pendant plusieurs jours pour débattre sur évolution à apporter dans l’idée en partie d’éviter nouvelle guerre mondiale, trouver solution aux problèmes de la société par l’éducation / les pédagogies. En résumé, sur ce que j’ai vu, elle y explique les difficultés auxquelles elle a été confrontées et que dans l’histoire de l’éducation / école en France, des propositions / idées ont été reprises bien plus tard, mais que c’est censé s’inscrire dans un tout, et quand sans ça, ça ne sert pas plus que ça l’intérêt pour solution aux problèmes de la société dans une aspiration contre le néolibéralisme, et puis que des « avancées pédagogiques » n’ont pas été mises en œuvre dans l’enseignement général en France. Finira ptêtre pas l’être, mais probablement avec évolution de rouages éco-politiques.

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    jacou

    A chacun son école

    De même que dans la nature, certains animaux d’un naturel grégaire ont besoin pour leur vie et évolution la sécurité du troupeau cantonné , alors que d’autres ont besoin de grands espaces pour s’épanouir ; de même l’être humain incarné dans une multiplicité d’expériences à besoin d’un environnement adéquat pour évoluer . Notre civilisation mentalo/matérialo/militaro en fin de course à encore besoin de cheptels programmables pour exhaler ses derniers soupirs , les écoles grises, logis des cerveaux gris en blouses grises sont les soubresauts de la fin de l’homo habilis.

    Aperçu de l’école du futur :

    Par définition, une école alternative propose une vision différente de celle des écoles classiques. Elle appréhende l’Éducation d’une toute autre manière et fonctionne selon sa propre pédagogie. La différence principale se situe dans le fonctionnement du système éducatif. Ici, l’enfant est placé au cœur des préoccupations, il est l’essence même de ce système qui s’adapte à ses besoins. Et pas l’inverse! Effectivement, dans la plupart des écoles traditionnelles, les élèves reçoivent un enseignement qui est le même pour tous, qu’ils soient premiers de la classe ou en grandes difficultés.

    Au sein des écoles alternatives, la priorité est le respect du rythme de l’enfant. Aussi, on ne se contente pas de transmettre des connaissances théoriques mais on cherche à développer la personnalité et la créativité de l’enfant en faisant appel à ces cinq sens. Ils existent différentes méthodes alternatives et malgré leurs spécificités respectives, elle avancent toutes dans la même direction avec un but commun; le bonheur et l’épanouissement de nos enfants.

    Ils sont dans des classes coopératives où les enseignants accordent une place de choix aux activités artistiques, sportives, culturelles et manuelles. On retrouve des grands principes propres aux écoles alternatives:

    L’abolition des notes:
    On considère que la notation pure et dure est contre-productive. En effet, une note n’est rien d’autre qu’un nombre attribué à un travail réalisé à un instant. Tellement de facteurs rentrent en compte (état de l’élèves à cet instant T, anxiété, problèmes de santé, correction de l’enseignant…) que cette note est biaisée. A la place, on préfère une évaluation continue et un système d’auto-correction où l’élève se corrige grâce à l’entre-aide et à ses recherches.
    On encourage le positif, ce qui a été réussi pour s’en servir comme point de départ et travailler les points perfectibles. L’enfant ne doit pas se sentir rabaisser ou en situation de faiblesse.

    L’entre-aide entre pairs
    Point phare de la méthode Freinet, les élèves se tirent mutuellement vers le haut et vont chercher les réponses auprès de leurs camarades. Aussi, ils travaillent sur des projets de groupe ce qui a également pour effet d’accroître leur autonomie.

    L’autonomie
    On laisse l’enfant faire ses propres expériences, choisir ses activités selon ses envies et ses attraits, circuler librement au sein de la classe etc.

    L’implication des parents
    Les parents sont invités à prendre une place importante dans la vie de l’école de leurs enfants. Ils peuvent animer des ateliers et sont régulièrement conviés à des réunions qui ont pour but de fédérer tous les acteurs: parents, enfants et enseignants.

    Le développement personnel
    Le bien-être est une notion essentielle qui s’inscrit de plus en plus dans nos mœurs. De nombreuses écoles alternatives mettent en place des cours de sophrologie, de yoga, de méditation, de musique, de communication bienveillante etc. On cherche à développer la confiance en soi, la motivation et l’épanouissement de tous les élèves.


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