CONSUME ! 3


FavoriteLoadingAjouter aux favoris

Une étude récente sur Facebook

a fait des révélations intéressantes :

- il paraît qu'au bout de 10 like,

votre ordinateur vous connaît plus

que votre collègue.

- il paraît qu'au bout de 100 like,

votre ordinateur vous connaît

plus que votre frère ou votre sœur.

- il paraît qu'au bout de 170 like,

votre ordinateur vous connaît plus

que votre conjoint

- il paraît qu'au bout de 1000 like,

votre ordinateur vous connaît plus que vous-même.

Et tant mieux pour ceux

qui n'y voient aucun problème

parce que cela signifie

que le monde n'est désormais plus le même.

Ils savent qui vous êtes,

mais vous ne savez pas qui ils sont.

Et cette prise qu'ils ont sur vous,

est sans surprise.

Parce que vous leur fournissez

une quantité d'informations considérable

sur vous, vos visions, vos affections

et vos projections...

Le moindre de vos gestes d'humeur

est prélevé et conservé

dans leur banque de données.

Le pire ce n'est pas qu'ils sachent

ce qu'ils ne sont pas censés savoir

mais qu'ils vous fassent faire

ce que vous n'auriez jamais fait.

Là, nous avons à faire à des cerveaux

qui nous gèrent, digèrent à notre insu...

nos achats, nos rachats et nos crachats.

C'est l'essence même de la manipulation

qui nous signifie que nous ne sommes plus

les seuls maîtres à bord,

ni de notre raison, ni de notre maison...

Que notre inestimable liberté

de croire ou de penser est reléguée loin derrière !

Les GAFA sont passés par là

(Google, Apple, Facebook et Amazon).

Ces monstres sacrés

par le progrès de la science et de la technologie

ne savent pas seulement ce que vous ne savez pas

vous-même sur vous-même,

ils vous proposent chaque jour

un nouveau parcours,

susceptible de vous faire changer de collègue,

de frère, de conjoint.

Ils vont jusqu'à vous suggérer

un autre vous-même.

Notre monde a déjà explosé en particules fines,

effacé toute trace d'espace,

tout sens de la distance...

Il ne nous reste plus que le temps de réaliser

que nous vivons hors du temps,

hors de la matière et hors de nous-mêmes.

Non, n'éteignez pas, c'est là que tout se passe...

Si vous n'y êtes pas, vous cessez d'être !

Personne

 

Auteur interprète : Emeline Becuwe
Scénario : Emeline Becuwe
Actrice : Emeline Becuwe

Share Button


3 commentaires sur “CONSUME !

  • avatar
    Pascal

    Très joli billet sur l’étude récente de Facebook, possibilité d’utilisation des données, et cætera.

    Pourrait parler de « drôle de synchronicité pas drôle », je me suis fait à nouveau suspendre ma page Facebook dans l’après-midi, avec message en rapport avec l’activité pouvant sortir de l’ordinaire et photo à soumettre. Vu que la photo de mon profil n’est pas une photo de paysage, dessin ou autre, j’en déduis que doit faire partie du genre de suspension automatique, suite à un grand nombre de partages ou de signalements, pour procédure où un admin regardera l’activité plus que vérifier la photo (d’autant que doit faire 3-4 fois que je leur soumets, ou alors il leur manque la possibilité de faire une liste de pages profils déjà vérifiés). Et vu que j’y avais rien partagé dans les dernières heures, je suppute que c’est du fait de signalements. Ce qui me fait considérer que si Facebook a la potentialité de mieux me connaître que moi-même, et que si certains peuvent exploiter les données pour la politique / tentatives de manips telle Analytica, y a la composante humaine qui est ptêtre plus « aléatoire » que la machine. Bon, pas si aléatoire sachant que certains contenus plus ou moins politiques peuvent titiller des gens ayant adhéré à idéologie contraire de ce que partagé (telle que sur la Palestine ou des docs contre le macronisme-éco-politique classique), mais bon.

    Bref, zyeuté quelques articles sur l’audition de Mark Zuckerberg au congrès, et si peut comprendre la crainte de tentatives d’influence de pays étrangers dans élection américaine et cie, comme comprendre l’idée qu’il y ait à disposition des outils de signalement de contenus qui pourraient être pas glop, n’en reste pas moins que peut éluder qu’il y a influence de la « doxa » qui est toute aussi contestable et que les gens s’en servent plus comme moyen de contester un contenu de manière simpliste. Et avec la lutte contre les fake news et comptes anonymes pouvant servir à troller, peut servir à limiter le partage de contenus qui n’en sont pas, qui mettent tout simplement en question, favoriser les fake news officiels / propagandes / préjugés. Après, peut se dire reste compliqué à gérer, difficulté d’arbitrer compte tenu de la masse d’information partagée chaque heure, et des profils suspendus du fait d’opposition, utilisant identité réelle, sont en général assez vite débloqués, mais bon.

    Certains ont développé des outils contre leur influence, dans l’esprit des logiciels libres ou y a pas de telles collectes de données, tel que : https://framasoft.org/

    qui a mis en place page expliquant l’esprit : Dégooglisons Internet : https://degooglisons-internet.org/

    Y a aussi cette page qui liste un certain nombre de logiciels / outils / services : Prism Break : https://prism-break.org/fr/

    mais pour les populariser, pas évident. Des adaptes du logiciel libre les utilisent d’ailleurs tout en continuant d’utiliser Facebook – Google du fait que de leurs connaissances, amis, familles y restent, ne s’y sont pas inscrits.

    Et si ce serait ptêtre pas plus mal qu’ils évitent l’exploitation de données par des groupes tel que Analytica, ce qui fait que je reste dubitatif sur les mesures qu’ils pourraient prendre, c’est que des entreprises auront sûrement les moyens de récupérer des données d’une manière ou d’une autre, je doute que cela empêche la collectes de données croisées, capacité accrue avec les ordinateurs et internet, et qui se faisait sans ça. Sur ça, y a eu un doc’ Cash Investigation. Marketing : les stratégies secrètes où il était question de ce que pouvait savoir et vendre comme infos sur nous La Poste, entre autres, et que malgré législation en France assez encadrée via la Cnil, n’empêche pas certaines utilisations.
    Et puis en fait, même si arrivent à éviter tentatives d’influence de la Russie sur les élections US et vice versa et cie, limiter l’exploitation des données, il y a l’influence pub / algorithmes. Une dame, Zeynep Tufekci, avait fait une conférence dessus, titrée : Nous construisons une dystopie juste pour que les gens cliquent sur les publicités
    Me fait penser qu’il y a eu doc’ sur les influences marketing, tentatives d’influence. Ah, le voilou : Tous manipulés : https://www.youtube.com/watch?v=v4oycbVKofY

    Me fait aussi penser que j’avais un ami qui avait fait un cursus plus ou moins rapport avec l’informatique et qui m’avait parlé il y a 7-8 ans d’un cours avec un prof sur l’exploitation des données, la difficulté de savoir ce qu’il en sera fait plus tard, qu’il valait mieux éviter de s’inscrire sur les divers réseaux sociaux pour éviter l’exploitation de ses liens avec les uns et le autres etc. Je me souviens plus exactement de toute l’argumentation, ptêtre aussi question d’éviter que des données puissent être exploitées par des programmes tel que Echelon (je crois qu’on avait abordé ça suite à discussion sur le documentaire Echelon, le pouvoir secret), si ce n’est que si il ne s’est jamais inscrit à Facebook, du moins pas à ma connaissance, j’avais vu qu’il avait quand même fini par céder à la mode des réseaux tel que Viadeo – Linkedin.

    Re bref, dans tous les cas, peut être utilisé pour une certaine aspiration et je crains moins l’exploitation des données, les ingérences de groupes sur les élections américaines ou françaises, que l’idée de chercher à l’éviter pour favoriser la doxa / le néolibéralisme.

    Tranche de vie d’un connecticus

    Un logiciel collecteur de données, appelons-le Norbert, trie et compulse tout ce qui lui arrive, fait des liens entre des états d’esprit, des mots et des clics enregistrés. Tout ce qui semble étrange sur l’instant, il l’interprète dans le temps, dresse un portrait de l’ensemble. Puis un jour :

    « Oyez, oyez, braves gens,
    savez-vous ce que vous ne savez pas ?
    Informez-vous autrement,
    lisez, ouvrez-vous à diverses thèses jusqu’aux toits »

    Norbert suivit la trace de l’émetteur, enregistra ses clics et ses docs partagés, il lui sembla pouvoir communiquer, comme pour les autres, avec lui.

    Norbert : « Ah, vous voilà ! Je sais à l’avance ce que vous allez faire, non que vous soyez facilement prévisible, mais je connais vos façons de réagir et de cliquer ! »

    « Avez-vous pris le temps d’examiner et réfléchir idéologiquement ? »

    Norbert : « Je n’ai pas été conçu pour ça ! »

    « Mais quelqu’un doit bien vous utiliser ? »

    Norbert : « Oui, j’enregistre aussi ses données à lui ou elle, l’évolution de ses humeurs et tout, mais je ne puis vous en dire plus ! »

    « J’ai à nouveau été expulsé, du moins bloqué temporairement, dans l’incapacité de me rendre sur la grande île Facebook, j’ai du doute sur le pourquoi du comment. Mon petit doigt à bien une idée, mais, euh, ‘fin, j’imagine que vous n’avez pas non plus le droit de m’en dire plus ? »

    Norbert : « Oui, vu la recette que vous avez consulté, je puis vous dire ce que vous avez mangé ce soir, mais vous ne pouvez savoir ce que je sais sur les autres ! »

    « Bon, d’accord, et est-ce que vous aviez prévu que je cliquerai sur ça plutôt que sur ça, là tout de suite ? »

    Norbert : « Vous me surprenez parfois un peu, comme d’autres, mais avec le temps, vous serez bel et bien cerné ! »

    « C’est grave, docteur ? »

    Norbert : « Tout dépend. Ceux qui m’utilisent pourront influencer de votre chemin, influencer de vos pas, vos bifurcations quand vous surfez sur le net et même dans l’incarné ! »

    « Oui, mais ça c’est pour de la partie temporelle, des vicissitudes de l’existence, vous devez savoir que je crois à du hors temps, si l’on peut dire ? »

    Norbert : « Le concept m’échappe un peu, mais je connais plus ou moins vos croyances, et cela rejoint l’idée du profil établi, non ? »

    « Certes, oui, plus ou moins, et euh, bah, pour dire que voilou ! »

    Norbert : « Voilou quoi ? »

    « Il faut que j’y aille pour l’heure, avant, ma réponse pour la route :

    Que c’est ainsi,
    qu’il y a des fluctuations,
    des hauts et des bas,
    diverses influences dans la vie,
    des instants et des horizons,
    que dans le chemin, pas après pas,
    au-delà de tout ça,
    avec tout ça,
    se tisse la société,
    mais aussi que tout ne peut être maîtrisé,
    que je crois à une part hors de portée
    de toutes les manipulations de données,
    à de l’éternité,
    et que si je me trompe, bah,
    on verra !! »

  • avatar
    Tony

    Facebook: Ce qu’a dit Mark Zuckerberg devant le Congrès américain
    Le patron de Facebook a dû se justifier devant plusieurs élus américains

    https://www.huffingtonpost.fr/2018/04/11/mark-zuckerberg-reconnait-que-ses-propres-donnees-ont-ete-utilisees-par-cambridge-analytica_a_23408904/

    en faite on apprend rien , qu ils nous voyes comme des consumériste , c est triste , pourtant l humain crée c est fondation sur l inertie , s il ne se pose il ne peut posez , je me demande si avec des guignol dans mon genre qui mettes des j aime partout les mecs et les machines ne deviennes pas plus fou que je le suis lol
    je leur tire mon chapeau pour avoir du pot les dues pont lol
    l être strict c est comme un stick qui s enfume, temps trouve des stock dans l effort des mathématique , maté mes tic lol
    ses du toc toc

    https://www.youtube.com/watch?v=ykzTx2NviUc

    ne se rassurant que sur des clic , et perdant des clac , sur des chiffres et des êtres , l anti social fait c est réseaux sur corps haut et long respire l erre
    t en veut du vend lol salutation fraternel

  • avatar
    jacou

    De même que la grenouille s’habitue au bain de plus en plus chaud pour finir grillée, de même l’homo connecticoté va finir emmailloté dans ses chaînes virtuelles plus tenaces que les vraies car imprégnées dans son mental .

    – Voici pourquoi pratiquer la pleine conscience est source de liberté! –

    « Ceci étant dit, en observant comment le culte moderne du matérialisme et du consumérisme a envahi notre quotidien, je m’interroge sur la nature de notre liberté. Un culte de l’objet qui trouve son apogée dans la démesure orgiaque du black friday, qui se manifeste aussi lorsque des consommateurs génèrent des émeutes à cause de pots de pâte à tartiner au chocolat en promotion ou font la queue pendant des jours pour être les premiers à se procurer le dernier smartphone de la pomme ou la dernière console japonaise. Combien de commodités technologiques modernes dominent notre vie aujourd’hui et entretiennent nos illusions égotiques? Combien d’entre nous seraient capables aujourd’hui de se passer de tous ces objets: téléviseurs, smartphones, ordinateurs et autres robots ménagers, initialement destinés à libérer notre quotidien? Sommes-nous vraiment libres de vivre des vies qui ne dépendent pas et n’entretiennent pas le système socio-économique? Ce même système qui nous fournit l’argent nécessaire pour nous procurer notre eau, notre nourriture, notre lumière ou notre chauffage? Et bien qu’un nombre grandissant d’entre nous se tournent vers des solutions alternatives, celles-ci suffiront-elles à s’affranchir complètement du style de vie destructeur que l’espèce humaine entretient vis-à-vis d’elle-même et de la planète qui l’accueille? Sérieusement, à quel point sommes-nous libres de vivre la vie que nous vivons?

    Beaucoup d’entre nous se plaignent d’être sous l’influence inconsciente de leur passé et de revivre en permanence des scénarios frustrants, stériles voire débilitants avec leurs relations les plus significatives. C’est un des nombreux pièges de l’ego qui nous maintient dans le connu en nourrissant l’image illusoire que nous nous faisons de nous-même, de nos possessions et de nos réalisations ; image que nous appelons notre identité ou personnalité et qui occasionne de nombreuses souffrances. Mais, pour trouver le bonheur, il ne s’agit pas de se faire une image extérieure de soi. Il s’agit plutôt d’être intimement connecté – en relation – avec ce que l’on est, notre nature profonde. En français on ne dit d’ailleurs pas “faire libre” mais “être libre”. Peut-être est-ce en partie dû au fait que nous ne sommes pas des “faire-humains” mais des “êtres humains”. En tout cas, c’est ce que beaucoup cherchent à devenir. La liberté, c’est un état de l’Être provenant de la capacité d’être – ou de devenir – soi-même ; c’est-à-dire d’actualiser le potentiel qui sommeille en chacun de nous, à l’intérieur. Pour un pratiquant de méditation pleine conscience, cette actualisation repose sur la pratique qui consiste à diriger intentionnellement son attention vers l’expérience éprouvée instant après instant, sans porter de jugement. Ainsi, à la différence du monde moderne qui se tourne vers la possession d’objets extérieurs qui satisfont l’ego et l’apparence, le méditant se tourne vers l’observation du sujet intérieur qui nourrit le sentiment d’unité et la présence. Ce choix intentionnel, d’apparence anodine, restaure jour après jour cette liberté d’être qui nous fait si souvent défaut dans notre relation avec nous-même et, par extension, dans nos relations avec les autres.

    Nous nous attachons aux pensées et aux émotions qui constituent le tissu illusoire de notre identité égotique parce que l’inconnu terrorise l’égo. Les plus grandes peurs de l’ego tournent systématiquement autour de la perte, de la disparition et – bien entendu – de la mort.
    https://mmindfulness.fr/pleine-conscience-liberte/


Pour participer, vous devez vous connecter, au préalable vous enregistrer puis vous abonner si vous n'avez pas de compte. Les explications sont données sur la page de présentation que nous vous invitons à consulter. Au plaisir !

CONNEXION        S'ABONNER