Le syndrome Mennel : J’accuse 3


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Mesdames Messieurs... je retire mon voile...

pas la peine de l'avoir dans les cheveux puisque je vois que vous l'avez sur les yeux !

 

J'accuse

Certains élus, certains électeurs

De solder ou d'invalider nos valeurs

De saper les fondements de notre république

En subordonnant l'éthique à leur politique

 

J'accuse

Certains élus, certains électeurs

De réserver la liberté à ceux qui en ont les moyens

L'égalité qui ne rime à rien, pour ceux qui n'ont rien

Et la fraternité à ceux qui sont judéo-chrétiens

 

J'accuse

Certains élus, certains électeurs

De faire la guerre à l'islamisme

Non pour mettre un terme au terrorisme

Mais pour enterrer l'islam et les musulmans

 

J'accuse

Certains élus, certains électeurs

De vouloir dire à tout arabe : Dégage

En noircissant son image

Ou en travestissant son ancrage.

 

J'accuse

Certains élus, certains électeurs

De pratiquer un racisme sophistiqué

Qui mine, contamine puis élimine

Qui appelle "arabes" tous ceux qu'il incrimine.

 

J'accuse

Certains élus, certains électeurs

De brandir le sabre de la laïcité

Non pour que les gens du livre puissent vivre en paix

Mais pour extirper les germes de l'islamité

 

J'accuse

Certains élus, certains électeurs

De volonté de nettoyage ethnique

Leur inavouable détermination

À exterminer les arabo-musulmans

 

Le syndrome Mennel révèle leur manège essentiel qui va jusqu'à transformer la plus belle voie en chemin de croix.

 

On me dit pourquoi vous divisez, Madame au lieu de réconcilier ?

Pour que ceux qui se haïssent cessent de se haïr

Et que ceux qui s'aiment cessent de faire semblant de s'aimer.

La vérité n'est pas fortuite, elle a besoin d'être dite !

Auteur interprète : Emeline Becuwe
Scénario : Emeline Becuwe
Actrice : Emeline Becuwe

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3 commentaires sur “Le syndrome Mennel : J’accuse

  • avatar
    jacou

    Au delà de la division, au-delà de la réconciliation qui sont toutes les deux le jeu de l’ego : la connaissance de soi

     » A la relecture des œuvres de Jidu Krishnamurti et Sri Aurobindo, de Mère également, sa compagne de route, il m’est venu à l’idée de faire connaître ou redécouvrir pour certains, cette pensée universelle.

    Loin de moi une ambition messianiste, d’autant que ces sommités du monde spirituel ont toujours stigmatisé les religions.

    Celles-ci étant justement la cause de ce qui m’amène et responsables pour une bonne part de tout ce bourbier, qu’il soit sociétal, politique, écologique, relationnel, religieux, etc.

    Donc, c’est au travers d’extraits divers de l’excellent livre de Dominique Schmidt, « Le Nouvel Homme, selon Sri Aurobindo et Krishnamurti », que je propose de faire découvrir ou redécouvrir la pensée de ces hommes et femme qui ont lutté toute leur vie avec la même opiniâtreté que le ferait un bon cultivateur envers sa terre, et par là même de nous faire comprendre un peu mieux qui nous sommes et le monde qui nous entoure avec des yeux ouverts, sans œillères. Et peut-être, je le souhaite, d’ouvrir une discussion, et non plus de multiples monologues, sur cette plate-forme en grande partie réservée au politique. Peut-être est-ce le moment pour nous de passer à autre chose que de continuer à nous embourber dans l’inextricable réseau des prises de pouvoir, corruption, délits d’initié et autres bouffissures électorales et financières…

    Sri Aurobindo, figure essentielle de la libération de l’Inde, alors sous domination anglaise, arrêta son entreprise politique pour se vouer corps et âme à la libération de l’être sur cette Terre au moyen d’une introspection spirituelle, d’un yoga très particulier. Ses centaines d’écrits d’une valeur philosophique inestimable nourriront sûrement les siècles futurs.

    Jidu Krishnamurti, quand à lui faisait fî de toute doctrine spirituelle. Il démonta infatigablement tout ce qui est faux et remit en cause la conscience du Moi comme ultime source de conflit dans ce monde, tant à l’échelle collective qu’individuelle.

    Tout deux, à l’instar d’alchimistes, ont consacré leur vie à transformer la conscience de l’ego afin de provoquer la mutation des cellules

    […] « La connaissane de soi, selon Krishnamurti et Sri Aurobindo, est la clé de voûte qui peut, seule, résoudre tous les problèmes qui assaillent l’Homme, à tous les niveaux de son être et dans tous les domaines de l’existence, religieux, politique, économique, social, individuel, psychologique ou spirituel. Sans cette connaissance préalable, tous ces domaines ne peuvent que contribuer à alourdir le fardeau de l’Homme. La connaissance de soi nous révèle que notre prochain est un autre nous-même. Si nous la possédions il n’y aurait plus personne à exploiter, la notion « d’étranger » disparaîtrait ; le monde serait perçu dans une unité ultime issue d’une même Conscience où chaque être rayonnerait de sa particularité unique.

    Avec la connaissance de soi, le système social ne serait plus organisé en privilégiant les classes dominantes ; les métiers seraient choisis en fonction des facultés et du tempérament de chacun. L’argent et le pouvoir ne seraient plus les éléments dominants : l’exploitation ne serait plus possible. La connaissance de soi abolirait sans effort toute perversion sociale et toute aberration individuelle.

    Nous sommes actuellement aux antipodes de cette connaissance de soi. Chacun nourrit son moi séparé, et, comme il n’est qu’une illusion, chacun vit dans la contradiction d’une recherche de sécurité là où il ne peut y en avoir. Le monde est le miroir de l’ego, et tant que celui-ci ne sera pas dépassé par une plus haute conscience, il n’y aura pas de solution pour l’Homme. L’Homme est en train de s’autodétruire et de détruire la planète avec lui. Ces deux formes de destruction vont de pair. Nous sommes chacun responsables de cet état de choses. L’action ne doit pas être remise au lendement, car demain engendrera toujours un autre demain. Il ne faut pas se dire : « Mais que puis-je faire seul ? ». Nous sommes tous importants ! La société n’est autre que la somme des individus qui la composent. Le futur est maintenant, nous dit Krishnamurti, c’est l’action d’aujourd’hui qui engendre le lendemain. Seul notre mode d’être aujourd’hui est l’espoir d’une humanité meilleure. Il ne faut pas attendre que les autres agissent, car il n’y a pas d’autres, il n’y a que soi. En soi, toute l’Humanité existe.

    La connaissance de soi n’a rien à voir avec toutes les notions inculquées depuis l’enfance. Les noms sont les symboles de la réalité qui nous permettent d’identifier et de « reconnaître » les êtres et les choses. La personne en soi, l’objet en soi, est en fait un grand inconnu, provenant de la Réalité sans nom. Les définitions que nous leur donnons ont une valeur toute relative, constructions nécessaires pour simplifier nos relations et les conventions humaines. Mais quand ces attributs sont considérés comme des absolus, comme des réalités en soi, c’est là que les problèmes adviennent. C’est pourquoi Krishnamurti répète inlassablement que « le mot n’est pas la chose. »

    https://blogs.mediapart.fr/nunavuk-anuri/blog/270216/cet-ego-qui-nous-veut-du-bien

  • avatar
    Pascal

    Une perle de « J’accuse » à la tribune de l’assemblée.

    Elle a ptêtre pris une décision sage, et c’est ptêtre mieux pour eux qu’ils ne se mouillent pas trop, et cela ne l’empêchera sûrement pas de faire des chansons, d’avoir un certain succès sur la scène musicale, mais je trouve dommage que la production n’ait pas cherché à faire qu’elle puisse rester, que Tf1 salut une décision responsable et cætera.

    Un artiste évoque des pressions de l’extrême droite, mais je doute que dans les associations des victimes des attentats de Nice qui se sont scandalisées et ont participé des pressions contre les propos de Mennel, il y ait une majorité de votants de droite / du FN, ou alors ils sont beaucoup à se laisser influencer par le discours identitaire, et d’autres sûrement laïcards, en plus de l’anticomplotisme. En fait, j’ai du mal à comprendre la réaction de l’association des victimes rapportée par un article autrement. Parce que si c’était maladroit, qu’elle aurait pu le formuler autrement et aurait pu broder pour expliciter la théorie, cela date de deux ans, et ce n’est en rien « négationniste », ne remettant pas en cause le drame qu’il y a eu. Me semble que j’avais lu des réflexions de présents à Nice, sur les lieux au moment de l’attentat, de la famille de victimes, ayant survécus, mettre en cause des groupes occultes, avec thèse « complotiste ».

    Ah, je viens de tomber sur un article sur ce qui serait les étapes : Affaire Mennel : les 6 étapes qui ont mené à l’abandon de la candidate de « The Voice » : https://www.buzzfeed.com/assmamaad/affaire-mennel-les-6-etapes-qui-ont-mene-a-labandon-de-la

    L’effet des réseaux sociaux et de ceux qui s’en servent comme défouloir et / ou outil de propagande politique, peut démultiplier les « bad buzz », avec relaie ensuite par des médias de masse, mais je trouve aussi consternant que des « journalistes », « chroniqueurs », politiques, n’aient pas fait la part des choses.

    Sur les sites internet de média de masse, me semble pas tellement mieux que de ce qui est rapporté sur les réactions de chroniqueurs télé. Dans les articles que j’ai zyeutés, sur un des seuls qui prend d’une certaine façon sa défense, il y est aussi pointé du doigt le souci du complotisme, si ce n’est que peut ptêtre faire raisonner les anti-complotistes lui en voulant : Mennel, une Française ordinaire : http://www.liberation.fr/debats/2018/02/09/mennel-une-francaise-ordinaire_1628661

    Extraits : « Un samedi soir à la télévision française, une jeune femme s’avance et chante un magnifique Hallelujah. Les réseaux d’extrême droite s’activent : elle porte un turban. Les réseaux intégristes musulmans s’emballent : elle a le turban trop court. Les réseaux laïcards s’en mêlent : elle porte un turban quand même, elle doit bien cacher quelque chose… »

    « Et pendant qu’on s’acharne sur les tweets malheureux d’une Française ordinaire, les agitateurs se frottent les mains. On les entend déjà se réjouir de cet énième épisode du feuilleton «islam». Mennel a renoncé. L’extrême droite se félicitera d’avoir fait reculer une musulmane. Les laïcards se gausseront d’avoir triomphé d’une femme voilée. Les intégristes dans les quartiers et sur Internet n’auront plus qu’à poursuivre leur travail mortifère, en répétant à chaque jeune qu’ils croiseront : «Mennel c’est ta sœur, Mennel c’est toi, Mennel c’est nous.» Car l’identification est irrésistible. Le symbole est déjà là, prêt à l’usage : Mennel, c’est une partie de la jeunesse de France à qui l’on refuse sa part de la France. »

    Bref, je peux comprendre qu’il y ait du traumatisme en France lié aux attentats, que des victimes et impacts en état spectateurs soient à fleur de peau sur le sujet, mais elle n’a pas fait l’apologie du terrorisme, ses propos ne représentent pas un danger pour « l’ordre public », je trouve c’est de l’acharnement de la part des réseaux FN et laïcard, une forme de lynchage public, criminalisation d’une parole.
    Me fait penser à une citation intro du documentaire : Vivre l’utopie : https://www.youtube.com/watch?v=-wLH8veaVrw

    Citation de Herbert Read : « Dans l’histoire, les eaux captives, que ce soit celles de l’habitude ou celles du despotisme, ne tolèrent pas la vie ; la vie dépend de l’agitation que créent quelques individus excentriques. En hommage à cette vie, à cette vitalité, la communauté doit accepter certains risques, et doit admettre une certaine part d’hérésie. »

    Et sur ça, plutôt que de jouer un rôle d’éducation populaire contre le racisme et l’islamophobie, ou tout simplement journalistique avec article qui expliciterait avec certaine neutralité en donnant au moins la parole à partie de défense, des médias qui travaillent avec les réseaux sociaux, dont Facebook, pour la chasse aux « fake news », en ont profité pour faire le mauvais procès du complotisme. Je trouve ça très dommage.

    En fait, avec internet, si il y a l’avantage de possibilité d’interactions où l’on peut donner son opinion, c’est souvent un peu noyé dans la masse, et un certain nombre sont restés sur leur pré carré de twitter avec leur # et leur @ pour interpeller la production en demandant sanction contre Mennel. Et je pense que ce qui manque dans les médias de masse, c’est un « liant » qui fasse réfléchir, alimente la réflexion collective plutôt que stigmatiser une jeune comme beaucoup l’ont fait pour raison x ou y, prolongeant d’une certaine façon le mouvement. Ce serait génial que de vos vidéos soient diffusées à la télé, que des médias de masse du net diffusent de vos vidéos avec lien vers site pour vous soutenir. Dans un des liens que j’avais partagés sur l’autre billet, dans son passage sur le terrorisme et les complots, Boris Cyrulnik évoque l’importance du rôle du théâtre, la fonction du théâtre en Grèce et des débats qui s’en suivaient, avant intervention des philosophes, politiciens, économistes et compagnie, de la carence et souci des propagandes à notre époque : Boris Cyrulnik : « toutes les guerres sont manipulées par le même groupe occulte » (il parle de l’importance du rôle du théâtre à partir de 4 mn 58) : https://rutube.ru/video/cbec499ef62437077627f04e3e74c121/

    Hallelujah

    Une voix cristalline porte du ciel,
    vibre, s’élève du cœur, se partage,
    à travers les ondes, en divers rivages,
    touche, en rapproche en instant hirondelles,

    Des claviers et des chaînes s’agitent,
    pour le jeu des urnes, cherchent à la stigmatiser,
    un programme d’humains perdant de l’humanité,
    de la beauté de l’art et des paroles, de leur rite

    Une voix s’élève, porte de l’indignation
    à tribune contre les remous des attaquants,
    aussi belle, le glaive des cieux contre leur vent,
    invitant à apaiser, à la tolérance, à sa façon

    Et si Mennel a décidé de suivre une autre voie,
    se résonne, se fait entendre le droit, la possibilité d’être,
    de s’accorder, d’exprimer dans le souffle de réflexion, de nos fenêtres,
    de se rendre à un horizon où se savoure, par un ensemble, un hallelujah.

  • avatar
    jacou

    Tolérance – intolérance , conscience – inconscience

     » Il reste que les problèmes posés par la liberté de la religion ne sont pas uniquement de l’ordre de la liberté de penser. Polémiquer contre des formes d’intolérances pratiquées dans bien des monarchies absolues du XVIIIe siècle ne signifie pas autoriser l’instauration de n’importe quel culte dans un Etat. Les philosophes du siècle des Lumières connaissent bien le traité théologico-politique ; Spinoza y montre que si les opinions ne sont jamais dangereuses dans un Etat, les actions doivent être limitées par les lois ; que la véritable religion consiste en une foi intérieure qui ne peut jamais être interdite et non dans les manifestations d’un culte extérieur qui ne peuvent être autorisées lorsqu’elles troublent la société. le rédacteur de l’article « Tolérance » dans l’Encyclopédie explique à la fois que le droit du souverain « expire où règne celui de la conscience » et que les souverains ne doivent tolérer ni les dogmes opposés à la société civile, ni les entreprises de ceux qui couvrent leur avidité du prétexte de la religion. »
    http://www.leconflit.com/2016/05/tolerance-et-intolerance-religieuses-et-politiques.html


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