Matuidi, quelque chose sur l’homme ? 1


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Ça se passe en Italie... à Cagliari, sur les gradins d'un stade bien rempli...

L'international français, Blaise Matuidi a été hué, maltraité, humilié par la multitude blanche pour sa négritude.

Pour eux, le noir n'est pas beau à voir... Ils imitaient les cris de nos amis les singes pour lui laver ou lui salir son linge.

C'est pour la première fois de sa vie que le joueur français réalisa que le ballon ne tournait pas toujours rond...

Que les hommes n'étaient pas racistes mais méchants, fondamentalement méchants, pour oublier le sport et lui réserver un tel sort !

Qu'ont-ils voulu lui signifier, lui renvoyer comme signe ?

Qu'il était un animal ou un sous-homme ?

Juste bon pour figurer dans un zoo ? Ou un enclos ?

Que dire ? Quoi dire ? De ces dédaigneux, de ces haineux ?

Sinon qu'ils sont fondamentalement malheureux.

 

Si j'étais toi, Blaise, je formulerais une toute autre hypothèse :

Je préfèrerais encore être assimilée aux singes qu'à ces merdeux...

Je me sentirais presque fière de ne pas être comme eux... Flattée d'être rejetée ou non acceptée par eux.

Car il n'y a pas plus laid que l'homme quand il fait le singe. Ni plus beau qu'un singe quand il fait l'homme...

Je suis un singe ou plutôt une guenon qui dit NON aux hommes.

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Commentaire sur “Matuidi, quelque chose sur l’homme ?

  • avatar
    Pascal

    Cristallise très bien contre le racisme. Et me fait penser que d’aucuns considèrent que le spécisme (Qu’est-ce que le spécisme ? : http://www.cahiers-antispecistes.org/quest-ce-que-le-specisme/ ) est une autre forme de racisme aussi « contestable », ceci dit, pour le coup, de quoi être écœuré par les hommes et donner envie de s’ajouter des oreilles pointues ;o, ou du poil sur le torse et des bananes dans les mains, ou pourquoi pas les deux-trois.

    Et me fait aussi penser que dans le doc’ Vers un monde altruiste ? il est question du potentiel humain à ne pas être « raciste », à être altruiste de manière innée, ainsi qu’à des expériences qui illustreraient que nous ne naissons pas racistes et que ça peut plus être du fait de « l’acquis », via « éducation – culture », si ce n’est ptêtre que pourrait ptêtre considérer que la part innée serait la tendance à « catégoriser » qui donne de l’emprise pour le racisme, par l’« acquis » – « éducation » – « exemples ».

    « Vers un monde altruiste ? » : http://www.franceculture.fr/emissions/le-monde-selon-caroline-eliacheff/vers-un-monde-altruiste

    Introduction : « Il ne faut pas désespérer des êtres humains quand les neurosciences démontrent que l’empathie – qui ne se réduit pas à la capacité à se mettre à la place d’autrui et l’altruisme – cette propension désintéressée à se consacrer aux autres – ont des bases biologiques universelles. Dans les laboratoires américains et allemands où les réalisateurs ont enquêté, les chercheurs mettent expérimentalement en évidence que des enfants très jeunes, des grands singes mais aussi des souris ont spontanément des comportements d’entraide non associés à une récompense. On voit notamment des bébés à partir de l’âge de trois mois à qui on présente une petit spectacle de marionnettes mettant en scène un ours en peluche aidant un congénère en difficulté et un autre disons plus méchant, choisir de garder l’ours coopérant. Cette compréhension morale élémentaire, s’il s’agit de cela, mérite de réviser ce qu’on croit savoir sur le psychisme des tout-petits et même d’enfants de 18 mois : ceux-ci arrêtent de jouer pour aider un adulte à ramasser le crayon qu’il a laissé tomber sans en avoir la moindre gratification. Qui plus est, en poursuivant l’expérience avec deux groupes distincts, ceux qui ont reçu une gratification pour cet acte altruiste finissent par aider moins que les autres ! Les psychanalystes sont toujours contents quand les neurochercheurs apportent la preuve scientifique de ce qu’ils ont constaté à savoir qu’un enfant, aussi jeune soit-il est capable, avec les moyens dont il dispose, de prendre en charge celui dont il perçoit la détresse sans rien attendre en retour. Une autre expérience fait réfléchir sur ce qui serait un trait fondamental de la nature humaine : elle montre que très précocement, les enfants divisent le monde entre ceux qui sont « comme eux » et qu’ils préfèrent et ceux qui sont différents d’eux et qu’ils excluent. »

    Autre page de présentation : Vers un monde altruiste ? : https://boutique.arte.tv/detail/vers_un_monde_altruiste

    La « catégorisation » ne mène pas forcément au racisme en soi, mais l’expérience montrerait qu’on a moins d’empathie, voire qu’on apprécie plus de voir souffrir ceux qu’on assimile pas à « notre groupe ». Un scientifique, Michio Kaku, avait qualifié le foot comme étant un sport reflétant une civilisation en évolution vers le palier 1, par rapport à tout ce qui est à l’œuvre sur le terrain, vision d’ensemble nécessaire par des parties, dans la classification hypothétique dite de l’échelle de Kardachev (du moins, je crois que c’est celle-là, ou une proche, qu’il détaillait : https://fr.wikipedia.org/wiki/Échelle_de_Kardachev#Cat.C3.A9gories_d.C3.A9finies_par_Kardachev ),
    mais le souci, c’est qu’il y a aussi la considération de camps. Si je me mélange pas avec un autre documentaire, ils évoquent une expérience où il me semble qu’en gros, il y avait des petits stimulus de douleur, avec un les recevant, et un autre spectateur, et quand le spectateur pensait que l’autre supportait la même équipe de foot que lui, il y avait activation de l’empathie, ressentait de la douleur, et à l’inverse, le siège du « plaisir » – tel une forme de sadisme – pouvait être plus ou moins activé quand il pensait que l’autre supportait l’équipe adverse. Alors on pourrait en penser qu’un joueur de l’équipe supportée ne devrait pas faire l’objet de cette distinction au point d’être sujet-victime de propos racistes, ni en théorie un joueur en particulier de l’équipe adverse, mais pourrait en conclure que certains ajoutent des niveaux de « catégorisation » – « différences » du fait de leur « ignorance – inconséquence » jusqu’à en être raciste, puis jusqu’à ce qu’ils ne soient plus racistes ?

    Bref, j’écris pas ça pour « excuser » le racisme, et on peut supposer qu’on peut catégoriser suivant divers critères (goûts et couleurs, centres d’intérêt, parti politique, éthique, pays, culture et cætera) sans pour autant déprécier ceux qui sont dans les autres groupes duquel on s’assimile, mais pour dire qu’il y a comme un « mécanisme » à l’œuvre où divers trucs peuvent agir d’une manière ou d’une autre, comme des prises de consciences. Tel que votre billet et les excuses du club sarde. Cela sera ptêtre pas suffisant pour faire cesser du jour au lendemain le racisme dans les stades, mais peut faire évoluer la « réflexion – inconscience collective » ?


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