Figaro et Gorafi 2


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Deux titres. Deux programmes où le nom de l'un est l'anagramme de l'autre.

Les deux illustrent à juste titre, le drame de toute info : la difficulté de distinguer le vrai du faux.

 

On nous dit que le Figaro, c'est de l'info alors que Gorafi, ce n'est qu'une parodie. C'est vite dit... d'où notre souci !

Même si l'un est sérieux et l'autre facétieux. Ça reste litigieux. On n'est pas moins suspicieux.

 

Dans un cas, celui de Gorafi, les faits sont falsifiés, dans l'autre, celui du Figaro, les faits sont falsifiables... et dans les deux cas de figure, l'information n'est pas fiable !

Les âneries de l'un n'ont rien à envier aux inepties de l'autre.

La vérité du Figaro m'a toujours semblé invraisemblable.

Alors que la fausseté du Gorafi, je la trouve souvent vraisemblable...

Tout est question de vraisemblance. Dans un cas comme dans l'autre on s'efforce de faire coïncider la vision et la chose visée, la pensée et la réalité.

Le Figaro fait semblant d'y parvenir. Et Gorafi, semblant de faillir...

Un cake ou un fake, lequel est le plus indigeste des deux ?

Le cake qui déclare : ce n'est pas un fake. Ou le fake qui déclare : cela n'est pas un cake... c'est à nous de prendre nos distances avec leurs mistakes !

Des leurres plutôt que des erreurs...

 

Gorafi publie ceci :

Une femme Saoudienne a été condamnée parce qu'elle avait dans son véhicule un GPS avec une voix masculine.

Ce n'est peut être pas vrai, mais vraisemblable. C'est faux mais c'est une fausseté qui a un sens. Elle est sensée, autrement dit, instructive... mensonge révélateur... qui ne rapporte pas ce qui s'est réellement produit, mais porte sur un état d'esprit, sur un certain niveau de conscience et d'exigence.

Ça nous apprend davantage sur l'Arabie que ce que la presse officielle nous restitue.

Quelques temps auparavant, le Figaro publie un article en béton armé pour dire que la femme saoudienne est en passe de devenir libre puisqu'elle a désormais le droit d'avoir un permis de conduire...

Le Figaro nous informe en disant que là-bas ça s'ouvre... il ne se rend même pas compte du sens caché de ce qu'il raconte : à savoir que ça ne peut pas s'ouvrir... jamais... parce que là-bas, le fait de conduire une voiture n'est pas du tout un signe d'ouverture... ce n'est pas un progrès mais un recul, une régression qui consiste à prendre l'inessentiel pour l'essentiel...

L'important, là-bas ce n'est pas la manivelle, mais le ciel.

 

Conclusion :

Le Gorafi est plus instructif que le Figaro. Plus rigolo et moins ramolo !

Son mensonge est utile alors que la vérité du Figaro est débile... facile et docile puisqu'elle ne fait que reproduire la propagande saoudienne qui cherche à faire plaisir à ses alliés et complices d'hier et d'aujourd'hui !

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2 commentaires sur “Figaro et Gorafi

  • avatar
    Pascal

    Une perle Figaro versus Gorafi, traitement de l’info sur l’Arabie Saoudite.

    Je lis plus Le Gorafi depuis quelques années, bien que je trouvais que ça pouvait amener à faire réfléchir sur certains sujets avec humour, et il y a de quoi considérer que Le Figaro sert un propagande, une conception discutable en occultant divers trucs dont que c’est pas de l’essentiel, après, me fait penser aux débats sur la façon dont est considérée la femme dans les religions, dont l’Islam, et surtout à cet article que j’ai lu dernièrement et que j’ai hésité à partager sur le billet du dictionnaire vivant : Le féminisme en Islam : combattre la théologie par la théologie : https://oumma.com/le-feminisme-en-islam-combattre-la-theologie-par-la-theologie/

    parce que dans l’usage de notre langue, des langues, du fait de la polysémie des mots, des variations de sens suivant le contexte, cet article me semble bien illustrer toute l’importance. Alors pourrait aussi le voir comme une forme de propagande pour faire coller un texte à une philosophie / conception, mais de ce que j’ai compris, il ne s’agit pas tant de « modernisation » mais de façon dont des mots sont traduits / interprétés, de contexte, ce qui peut changer pas mal de choses au niveau des rapports de couple, ce que peuvent ou ne peuvent pas se permettre les hommes vis à vis des femmes / de la femme. Bon, si j’ai trouvé ça convaincant, cela reste interprétation de texte – lecture contre interprétation – lecture, mais bref, voilou.

    A.R.G.

    (action pour rire guttural, ou du moins essai)

    Un petit-grand et un grand-petit arrivent face à une sorte de juge, ou du moins se matérialisent devant lui, dans un lieu hors de l’espace temps terrestre.

    Le petit-grand : « Par Glyshka, qu’est-ce que… »

    Le grand-petit : « Mais, tu me rappelle quelqu’un, j’ai un doute, ah, mais si ! je te reconnais ?! »

    Le petit-grand : « Vous me connaissez ? C’est étrange, j’ai une sensation de déjà vu avec vous, comme dans un songe, mais euh… Qu’est-ce que nous faisons ici ? Nous sommes morts ? »

    Le grand-petit : « Euh, je sais pas, tu étais pas déjà mort ? Quoiqu’en fait je ne sais pas du tout ce qui t’es arrivé après que… »

    Le juge : « Vous êtes encore en vie, si nous pouvons dire, ceci dit, si vous êtes ici, c’est pour répondre de crimes !!! »

    Le grand-petit : « Mais, j’ai tué personne ? Et en plus je suis végétalien depuis quelques années, pas loin de 7 ans, je ne participe pas aux massacres des animaux ! Il y a bien encore des moustiques que je peux avoir sur la conscience l’été, mais euh… »

    Le petit-grand : « Et moi alors ? Je sais pas ce qui m’est arrivé depuis x années, mais si je suis là, c’est ptêtre par ta faute ?! Tu m’aurais pas marché dessus pendant mon sommeil ? Pas honte de faire ça à un plus petit ? »

    Le grand-petit : « Euh, non, mais, comment t’expliquer ça, tu es un peu comme une partie de moi, de mon imagination ! Du moins je crois ! »

    Le petit-grand : « C’est toi Glyshka ? Je la voyais telle une déesse, pas euh… toi ! »

    Le grand-petit : « Euh, non, du tout, mais euh… »

    Le juge : « Silence ! Alors, il y a plusieurs façons de tuer des gens, vous ne l’ignorez pas ? »

    Le grand-petit : « Ben, euh, certes, mais euh… Qu’est-ce que fait le petit-grand ici ? »

    Le juge : « Le petit-grand est ici pour représenter la partie de l’accusation !!! »

    Le petit-grand : « Ah ? Mais euh, j’ai rien préparé ?! »

    Le juge : « Vos souvenirs suffiront ! »

    Le petit-grand : « Mais c’est que, ma mémoire est comme une galette de poussières ! Je me souviens surtout de qui il doit savoir vu ce qu’il a dit, après… »

    Le juge : « Certes, je parlais à vous deux, m’enfin, celui que vous représentez tous deux chacun à votre façon ! »

    Le petit-grand levant la tête vers un plafond semblant sans plafond : « Ah, où ça ? »

    Le grand-petit tournant la tête à droite à et gauche, puis comme en oraison : « Non, mais, vous savez que les souvenirs sont malléables ? Que nous pouvons nous créer de faux souvenirs ? Il y en a bien qui ont ce qu’on appelle la mémoire eidétique, quoique sujet à controverse, toujours est-il que c’est pas mon cas, et si je peux me souvenir un peu mieux de bribes d’il y a genre 20 ans que d’il y a quelques années, par exemple, c’est au cas par cas. Je peux toujours tenter de faire comme une auto-hypnose, mais ce seraient des informations aussi valables qu’un Figaro, alors… »

    Le juge : « J’en ai bien conscience, mais j’ai la capacité de vous rafraîchir la mémoire, et surtout, mon petit doigt me dit que si vous y réfléchissez bien, vous pouvez vous souvenir de certaines impressions dont vous savez qu’elles ne sont pas de faux souvenirs ! »

    Le petit-grand : « Votre petit doigt vous dit ce genre de chose ? Vous avez un corps qui est doué d’autres super-pouvoirs ?! Ou vous seriez pas un menteur comme beaucoup de grandes gens, dont peuvent être capables aussi les juges ?! »

    Le grand-petit : « Outrage à magistrat, à la cour ou je ne sais, là, non ?

    Le juge : « Huhu, façon de parler monsieur le petit-grand ! Et vous, le grand-petit, pas la peine de chercher à vous attirer les faveurs du juge, c’est peine perdu ! »

    Le grand-petit : « Non, mais euh… Tiens, et de mes éventuelles peines, si on en parlait ?! »

    Le juge : « Nous sommes là pour juger la peine que vous avez causé, il ne s’agit pas de vous ! »

    Le grand-petit : « Ben, quand même, ça peut jouer dans les circonstances atténuantes ? »

    Le juge : « Pas ici ! »

    Le grand-petit : « Bon, dites-moi clairement de quoi je suis accusé, rafraîchissez-moi la mémoire, et puis euh, on verra ? »

    Le juge : « Vous voyez le petit-grand, il vous rappelle quoi ? »

    Le grand-petit : « Euh… Ben, je l’ai laissé tomber, lui, elle, d’autres. Je plaide coupable pour ça, mais euh… »

    Le juge : « Et pourquoi ? »

    Le petit-grand : « C’est pas schouss du tout, et oui, pourquoi ? »

    Le grand-petit : « Euh, ben, je ne me souviens plus trop… C’est comme si je faisais un blocage de souvenirs sur des périodes. »

    Le juge : « Creusez encore un peu dans vos impressions ! »

    Le petit-grand : « Il lui faudra ptêtre une bonne pioche ?! Je peux creuser dans sa tête si vous voulez ? Ah ah ah !!! Enfin, non, c’est pas drôle du tout ce que tu nous as fait ! »

    Le grand-petit : « Oui, ben, je m’en suis voulu et je m’en veux, mais euh, bah, je ne suis pas certain de tout ce qui m’a traversé l’esprit. C’est un tout. Cela n’excuse pas d’avoir laissé tomber, en plus sans prévenir il me semble, mais euh… Ben, je sais pas si c’est des propos du MJ qui ont servi de déclencheur, des joueurs qui faisaient comme des failles spatio-temporelles en s’engageant dans divers trucs plus ou moins en même temps et mettant en péril la cohérence, soucis financiers-de précarité et autres, crash d’ordinateur et ce que je sais plus trop comme autre raison bête, dont ptêtre attendre un peu bêtement si réaction des gens hors cadre communautaire après, le tout est tel un fil noué ! D’ailleurs, j’en suis pas fier, mais j’ai fait le coup à diverses communautés, pour cet amalgame de raisons dont toute justification particulière pourrait être considérée comme un bout de mensonge ! »

    Le juge : « Vous plaidez donc coupable de toutes façons ? »

    Le grand-petit : « Pardon, mais, avant de répondre, pouvez-vous répondre à cette question : peut-on condamner un idiot pour avoir été idiot ? »

    Le juge : « Il y a divers degrés ! Mais vous êtes donc coupable, je laisse le petit-grand décider de la sentence ! »

    Le grand-petit : « Euh, pour ce que ça vaut, les remords c’est pas déjà suffisant ? Non, parce que je suis pas maso, et les remords c’est comme des coups de fouet qu’on s’inflige à soi-même ! C’est déjà pas si mal, non ? »

    Le petit-grand : « Des coups de fouet ? Vous avez de drôles d’occupations, les grandes gens ! Et puis je pourrai pas te les donner, alors… Hmm… je verrais plutôt… Euh, t’es sensible des pieds ? Ou des hanches ? Parce que rigoler un peu trop longtemps pourrait être une punition ! »

    Le grand-petit : « Euh, ah ah ah, ben, je sais pas trop, l’idée me paraît pas mal, mais euh… »

    Le petit-grand : « Ah ! Non, je sais ! Tu dois des excuses pour la peine que tu as faite à une personne, des personnes si j’ai bien compris, en faisant et en faisant pas ! »

    Le grand-petit : « Ben, euh, tu sais que les excuses ne peuvent pas remonter le temps ? »

    Le petit-grand : « Peut-être que des esprits, que des âmes peuvent les recevoir d’où elles sont, comme Glyshka peut entendre des prières même si nous ne la voyons pas d’où nous sommes ? »

    Le grand-petit : « D’accord ! Ô âmes, belles âmes à qui j’ai fait, à qui nous avons fait de la peine, pardonnez si vous le pouvez, recevez de ma part les ondes positives que j’essaye de vous envoyer en cet instant !! »

    Le petit-grand : « En silence, dans la position du lotus ! »

    Le grand-petit s’exécuta.

    Le petit-grand : « Ah, et pour moi, tu devras imaginer une histoire drôle tout en étant suffisamment sérieuse, qui me fasse vraiment rire !! »

    Le grand-petit : « Euh, houlà ! Euh… »

    Le grand-petit murmura son histoire à l’oreille du petit-grand. A la fin, ce dernier leva vers lui les yeux d’abord dans le brouillard, puis plus ou moins pétillants et se mit à rigoler un peu.

    Le petit-grand : « C’est pas très rigolo, surtout pour toi et les effets de tes bêtises, mais bonne chance et merci !! »


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