La maison de Dieu 26


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Mine de rien
Je ne me contente pas d'exister...
Je résiste
Et je ne fais que résister au principe de réalité.Je suis irréaliste
Je ne crois pas ce que je vois
Je vois ce qui ne se voit pas.
Ce n'est pas mon bon plaisir que j'oppose à la réalité
Mais l'idée.
Une certaine idée... l'idée de l'Amour par exemple
Les tentations sont réelles je le sais, mais...
J'y résiste parce que je suis irréaliste.

À l'amour facile, celui d'Éros...
J'oppose Thanatos, une certaine envie de mourir
À l'amour difficile, celui de Philia
Que l'on assimile à l'amitié...
Je préfère encore Aléthéia, la vérité solitaire.
La vraie solitude à la plus belle sollicitude.
À l'amour impossible, celui d'Agapè
Que l'on traduit par charité...
Je fuis tous les bras qui se tendent
Et me réfugie dans la maison de Dieu.

Irréaliste parce que je serais incapable de vous dire
En quoi elle consiste.
Tout ce que je crois savoir c'est que j'y habite.

Si je peux la décrire ?
Oui mais sans vous la prescrire pour autant...
Parce que je ne vous cacherais pas
Que j'aimerais bien y demeurer seule, toute seule
Sans proximité, ni promiscuité.
Sans personne à voir
Sans rien devoir à personne.

Comment la décrire ?
C'est une maison sans porte, ni fenêtre
Pas de cloison, ni de toit au dessus de la tête
Ceux qui y entrent en sortent sans s'apercevoir qu'ils y sont passés.
C'est ce qui explique peut-être pourquoi cette maison reste inhabitée...
Inhabituelle pour le commun des mortels.

Je suis la seule à l'occuper
À l'air libre, libre comme l'air
Avec le ciel comme parquet
Et la lune comme oreiller...
Vous me direz : comment je sais qu'il s'agit bel et bien de la maison de Dieu ?
C'est l'évidence même
Puisque c'est moi qui l'ai construite...

 

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26 commentaires sur “La maison de Dieu

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    Sympatin

    Très beau billet !
    Atteindre le bonheur par la voie spirituelle. Beaucoup cherchent ce bonheur et cette tranquillité du cœur ailleurs, auprès d’une personne, par avoir quelque chose… mais en réalité ce bonheur est en nous. L’idée semble irréaliste, dans le monde d’aujourd’hui, mais est-elle possible ? Je dirais tout est dans l’équilibre entre spirituel et matériel. L’un ne peut bien aller sans l’autre.

  • avatar
    A-R

    Un si beau texte a trouvé son support. Magnifique accord entre l’image et le sens. Prenant et surprenant, du grand Art.

  • avatar
    Pascal

    Mots et maux très touchants, une narration, une hymne à la liberté divine, accompagne très bien la scène.

    A propos de l’Agape : « – Agapè est l’amour total, l’amour qui dévore celui qui l’éprouve. Celui qui connaît et éprouve Agapè voit que rien d’autre qu’aimer n’a d’importance en ce monde. C’est l’amour que Jésus a ressenti pour l’humanité, et il fut si grand qu’il a ébranlé les étoiles et changé le cours de l’histoire humaine.
    Pendant les millénaires de l’histoire de la civilisation, beaucoup de gens ont été pris par cet Amour qui dévore. Ils avaient tant à donner, et le monde exigeait si peu, qu’ils furent obligés de chercher les déserts et les lieux isolés, car l’amour était si grand qu’il les transfigurait. Ils sont devenus les saints ermites que nous connaissons aujourd’hui.
    Pour moi et pour toi, qui éprouvons une autre forme d’Agapè, la vie ici-bas peut paraître dure, terrible. Mais l’Amour qui dévore fait perdre à tout son importance : ces hommes vivent seulement pour être consumés par leur amour. »
    Il a fait une pause.
    « Agapè est l’Amour qui dévore, a-t-il répété, comme si cette phrase était la meilleure définition de cette étrange sorte d’amour. Luther King a dit un jour que quand le Christ a parlé d’aimer ses ennemis, il se référait à Agapè. Parce que, selon lui, il était “impossible d’aimer nos ennemis, ceux qui nous font du mal et qui tentent de tenir notre souffrance quotidienne pour peu de choses”.
    Mais Agapè est beaucoup plus que l’amour. C’est un sentiment qui envahit tout, qui remplit toutes les brèches et transforme en poussière toute tentative d’agression.
    Il y a deux formes d’Agapè. L’une est l’isolement, la vie consacrée à la seule contemplation. L’autre est exactement le contraire : le contact avec les autres êtres humains, et l’enthousiasme, le sens sacré du travail. Enthousiasme signifie transe, ravissement, relation à Dieu. L’enthousiasme c’est Agapè dirigé vers une idée, un objet.
    Quand nous aimons et croyons du fond de notre âme en quelque chose, nous nous sentons plus fort que le monde, et nous sommes saisis d’une sérénité qui vient de la certitude que rien ne pourra vaincre notre foi. Cette force étrange fait que nous prenons toujours les bonnes décisions au moment voulu, et quand nous atteignons notre objectif, nous sommes surpris de nos propres capacités.
    L’enthousiasme se manifeste normalement de toute sa puissance dans les premières années de notre vie. Nous avons encore un lien très fort avec la divinité, et nous nous attachons avec tant d’énergie à nos jouets que les poupées prennent vie et que les petits soldats de plomb parviennent à se mettre en marche. Quand Jésus a dit que le royaume des Cieux appartenait aux enfants, il faisait allusion à Agapè sous la forme de l’Enthousiasme. Les enfants sont venus à lui sans se mêler de ses miracles, de sa sagesse, des pharisiens et des apôtres. Ils venaient heureux, inspirés par l’enthousiasme. »

    Des trois formes d’amour : Éros, Philos, Agapè : http://www.warriorofthelight.com/fran/edi85_tres.shtml

    A propos de l’alètheia, il me semble la découvrir, je crois que je connaissais pas le terme, la notion. Trouvé sur la fiche wiki :

    « L’essence de l’alètheia

    En traduisant alètheia par Unverborgenheit, dévoilement ou plutôt non-voilement, et non plus simplement par Vérité, Martin Heidegger s’efforce de faire entendre quelque chose du sens, de ce vers quoi alètheia faisait signe, même à l’insu des Grecs, et à partir de quoi ils déployaient leur monde (le monde d’Homère et des premiers penseurs et poètes).

    Pour entendre ceci, il faut remonter en deçà de l’événement qui avait conduit à l’implosion du premier sens de l’alètheia, à savoir « le moment où est oublié l’aspect temporel et aventureux de la sortie hors du retrait » et où seul le résultat compte, notamment chez Platon, et où définitivement l’alètheia devient simplement, l’étant.

    Dans un fragment numéroté 123, Héraclite aurait déclaré « Φύσις κρύπτεσθαι φιλεῖ », soit « la nature aime à se cacher », sentence trop trivialement traduite à nos oreilles modernes selon laquelle Héraclite aurait constaté poétiquement la pénibilité du savoir et de l’apprentissage, alors que pour Heidegger, cette sentence pourrait exprimer l’essence profonde de alètheia, à savoir que le dévoilement implique nécessairement et simultanément le voilement. »

    Alètheia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Al%C3%A8theia

    Long extrait du poème De la nature de Parménide en rapport avec l’Aléthéia :

    « Les cavales qui m’emportent au gré de mes désirs,
    se sont élancées sur la route fameuse
    de la Divinité, qui conduit partout l’homme instruit ;
    c’est la route que je suis, c’est là que les cavales exercées

    [5] entraînent le char qui me porte. Guides de mon voyage,
    les vierges, filles du Soleil, ont laissé les demeures de la nuit
    et, dans la lumière, écartent les voiles qui couvraient leurs fronts.
    Dans les moyeux, l’essieu chauffe et jette son cri strident
    sous le double effort des roues qui tournoient

    [10] de chaque côté, cédant à l’élan de la course impétueuse.
    Voici la porte des chemins du jour et de la nuit,
    avec son linteau, son seuil de pierre,
    et fermés sur l’éther ses larges battants,
    dont la Justice vengeresse tient les clefs pour ouvrir et fermer.

    [15] Les nymphes la supplient avec de douces paroles
    et savent obtenir que la barre ferrée
    soit enlevée sans retard ; alors des battants
    elles déploient la vaste ouverture
    et font tourner en arrière les gonds garnis d’airain

    [20] ajustés à clous et à agrafes ; enfin par la porte
    elles font entrer tout droit les cavales et le char.
    La Déesse me reçoit avec bienveillance prend de sa main
    ma main droite et m’adresse ces paroles :
    « Enfant, qu’accompagnent d’immortelles conductrices,

    [25] que tes cavales ont amené dans ma demeure,
    sois le bienvenu ; ce n’est pas une mauvaise destinée qui t’a conduit
    sur cette route éloignée du sentier des hommes ;
    c’est la loi et la justice. I1 faut que tu apprennes toutes choses,
    et le cœur fidèle de la vérité qui s’impose,

    [30] et les opinions humaines qui sont en dehors de le vraie certitude.
    Quelles qu’elles soient, tu dois les connaître également, et tout ce dont on juge.
    Il faut que tu puisses en juger, passant toutes choses en revue.

    II

    Allons, je vais te dire et tu vas entendre
    quelles sont les seules voies de recherche ouvertes à l’intelligence ;
    l’une, que l’être est, que le non-être n’est pas,
    chemin de la certitude, qui accompagne la vérité ;

    [5] l’autre, que 1’être n’est pas : et que le non-être est forcément,
    route où je te le dis, tu ne dois aucunement te laisser séduire.
    Tu ne peux avoir connaissance de ce qui n’est pas, tu ne peux le saisir ni l’exprimer ;

    III

    car le pensé et l’être sont une même chose.

    V

    II m’est indifférent de commencer d’un coté ou de l’autre ; car en tout cas, je reviendrai sur mes pas.

    VI

    II faut penser et dire que ce qui est ; car il y a être :
    il n’y a pas de non-être ; voilà ce que je t’ordonne de proclamer.
    Je te détourne de cette voie de recherche.
    où les mortels qui ne savent rien

    [5]s’égarent incertains ; l’impuissance de leur pensée
    y conduit leur esprit errant : ils vont
    sourds et aveugles, stupides et sans jugement ;
    ils croient qu’être et ne pas être est la même chose et n’est pas
    la même chose ; et toujours leur chemin les ramène au même point.

    VII

    Jamais tu ne feras que ce qui n’est pas soit ;
    détourne donc ta pensée de cette voie de recherche ;
    que l’habitude n’entraîne pas sur ce chemin battu
    ton oeil sans but, ton oreille assourdie,

    [5]ta langue ; juge par la raison de l’irréfutable condamnation
    que je prononce.

    VIII

    II n’est plus qu’une voie pour le discours,
    c’est que l’être soit ; par là sont des preuves
    nombreuses qu’il est inengendré et impérissable,
    universel, unique, immobile et sans fin.

    [5] Il n’a pas été et ne sera pas ; il est maintenant tout entier,
    un, continu. Car quelle origine lui chercheras-tu ?
    D’où et dans quel sens aurait-il grandi? De ce qui n’est pas ? Je ne te permets
    ni de dire ni de le penser ; car c’est inexprimable et inintelligible
    que ce qui est ne soit pas. Quelle nécessité l’eût obligé

    [10] plus tôt ou plus tard à naître en commençant de rien ?
    Il faut qu’il soit tout à fait ou ne soit pas.
    Et la force de la raison ne te laissera pas non plus, de ce qui est,
    faire naître quelque autre chose. Ainsi ni la genèse ni la destruction
    ne lui sont permises par la Justice ; elle ne relâchera pas les liens

    [15] où elle le tient. [ Là-dessus le jugement réside en ceci ] :
    Il est ou n’est pas ; mais il a été décidé qu’il fallait abandonner
    l’une des routes, incompréhensible et sans nom, comme sans vérité, prendre l’autre, que l’être est véritablement. Mais comment
    ce qui est pourrait-il être plus tard? Comment aurait-il pu devenir?

    [20] S’il est devenu, il n’est pas, pas plus que s’il doit être un jour.
    Ainsi disparaissent la genèse et la mort inexplicables.
    II n’est pas non plus divisé, car Il est partout semblable ;
    nulle part rien ne fait obstacle à sa continuité, soit plus,
    soit moins ; tout est plein de l’être,

    [25] tout est donc continu, et ce qui est touche à ce qui est.
    Mais il est immobile dans les bornes de liens inéluctables,
    sans commencement, sans fin, puisque la genèse et la destruction
    ont été, bannies au loin. Chassées par la certitude de la vérité.
    il est le même, restant en même état et subsistant par lui-même ;

    [30] tel il reste invariablement ; la puissante nécessité
    le retient et l’enserre dans les bornes de ses liens.
    II faut donc que ce qui est ne soit pas illimité ;
    car rien ne lui manque et alors tout lui manquerait.
    C’est une même chose, le penser et ce dont est la pensée ;

    [35] car, en dehors de l’être, en quoi il est énoncé,
    tu ne trouveras pas le penser ; rien n’est ni ne sera
    d’autre outre ce qui est ; la destinée l’a enchaîné
    pour être universel et immobile ; son nom est Tout,
    tout ce que les mortels croient être en vérité et qu’ils font

    [40] naître et périr, être et ne pas être,
    changer de lieu. muer de couleur.
    Mais, puisqu’il est parfait sous une limite extrême !
    il ressemble à la masse d’une sphère arrondie de tous côtés,
    également distante de son centre en tous points. Ni plus

    [45] ni moins ne peut être ici ou là ;
    car il n’y a point de non-être qui empêche l’être d’arriver
    à l’égalité ; il n’y a point non plus d’être qui lui donne,
    plus ou moins d’être ici ou là, puisqu’il est tout, sans exception.
    Ainsi, égal de tous côtés, il est néanmoins dans des limites.

    [50] J’arrête ici le discours certain, ce qui se pense
    selon la vérité ; apprends maintenant les opinions humaines ;
    écoute le décevant arrangement de mes vers.
    – On a constitué pour la connaissance deux formes sous deux noms ;
    c’est une de trop, et c’est en cela que consiste l’erreur.

    [55] On a séparé et opposé les corps, posé les limites
    qui les bornent réciproquement ; d’une part, le feu éthérien,
    la flamme bienfaisante, subtile, légère, partout identique à elle-même,
    mais différente de la seconde forme ; d’autre part, celle-ci,
    opposée à la première, nuit obscure, corps dense et lourd.

    [60] Je vais t’en exposer tout l’arrangement selon la vraisemblance,
    en sorte que rien ne t’échappe de ce que connaissent les mortels.

    IX

    Mais puisque tout a été nommé lumière ou nuit,
    et que, suivant. leurs puissances, tout se rapporte à l’une ou à l’antre,
    l’univers est à la fois rempli par la lumière et par la nuit obscure ;
    elles sont égales et rien n’est en dehors d’elles.

    X

    Tu sauras la nature de l’éther, et dans l’éther
    tous les signes et du Soleil arrondi la pure
    lumière, ses effets cachés et d’où ils proviennent ;
    tu apprendras les œuvres vagabondes de la Lune circulaire,

    [5] sa nature ; tu connaîtras enfin le ciel étendu tout autour,
    tu sauras d’où il s’est formé et comment la nécessité qui le mène l’a enchaîné
    pour servir de borne aux astres.. .

    XI

    Comment la Terre, le Soleil et la Lune,
    L’éther commun le lait du ciel, l’Olympe
    le plus reculé et les astres brûlants ont commencé
    à se former. »

    Le poème de Parménide : http://philoctetes.free.fr/uniparmenide.htm

    *

    Dans, au-delà des affres et des bouts, l’essence d’une fondation,
    Une construction, une création,
    Qui résiste aux ères qui alternent guerre et paix,
    Sèment des cendres de l’humanité,
    Je regarde, pense sentir
    Telle une idée impossible à saisir

    Un souffle, une mer qui porte,
    Qu’on ne peut enfermer,
    Qu’aucune autre puissance ne peut rendre morte,
    Qui résonne – pour soi – liberté,
    Que l’être parcourt,
    En l’instant savoure

    J’effleure, goutte après goutte,
    Brique après brique,
    Que cela soit sur la route
    Ou dans la crique,
    Puis baignent poussières d’étoiles,
    L’impalpable avec la voile.

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    La Nietzschéenne

    Le support est grandiose comme le dit Revolta. Mais, il n’y a pas que ça.
    il y a autre chose. Il y a Personne.
    Cet autre signifié qui finit par subordonner le signifiant.

    C’est incroyablement bien ressenti (rescenarisé ou revisité)
    Je vais vous dire en 3 mots l’importance du sens que Personne a cru bon de greffer pour que la beauté ne soit pas seulement belle mais vivante aussi (signifiante au carré).

    On dirait le témoignage du Christ, revenu aujourd’hui pour nous dire que nous n’avons pas changé… que nous continuons d’assassiner et de ruiner tout semblant de vie, d’amour et de paix… Parce que nous n’avons ni sentiments, ni idées mais des vanités viles et serviles.
    L’essentiel, c’est la lettre qui nous restitue son esprit d’aujourd’hui : Il a les clés du Royaume, il y habite mais n’a plus aucune envie de nous donner l’adresse, de nous dire « où c’est » ( le lieu de l’être).
    Et pourtant nous l’avons sans doute traversé, mais sans nous en rendre compte : le secret était dans les apparences et nous l’avons manqué.
    Tant pis pour nos gueules. Nous sommes trop cons!

    La Nietzschéenne.

    Ps : un anarchiste chrétien y trouverait son heure et son bonheur !

    Ps2 : certains objecteront que nous connaissons tous l’adresse, c’est l’Amour… Mais vu ce qu’ils en ont fait, Dieu n’y habite plus.

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    Revue de presse

    UN DIALOGUE INSTRUCTIF ET CONSTRUCTIF ENTRE DEUX AMIS SUR FACEBOOK QUE NOUS REMERCIONS INFINIMENT.

    Marie Jose Massé : Elle est très belle, et surtout, j’aime la sobriété des mots, de la manière de les dire… Ils atteignent mieux que dans la colère ou la suffisance ou l’ironie… Oui, je vais la mettre su mon FB, car elle est belle… tout simplement et simple dans sa beauté.

    Nicolas Bouchal : oui en effet si vous dites que Personne est belle, ce qu’elle fait , son art est beau, il n y aucun doute, c’est vrai

    Marie Jose Massé : Ce que je trouve plus particulièrement beau, là, c’est la simplicité dans ses mots, dans sa voix, sans colère, tu comprends ? C’est calme, serein, et pur. Voilà pourquoi j’aimais Personne, et voilà ce que je veux retrouver. Le vrai message, il est là.

    Nicolas Bouchal : Oui, la beauté est dans la simplicité, le message est fort, est très touchant, elle est un grand talent, notre grande

    Marie Jose Massé : C’est la puissance des mots dits humblement. Je ne la suivais plus, depuis quelques temps. Elle était en colère, ou dans l’ironie, et je n’aimais plus ce qu’elle faisait… J’étais déçue, je te l’avoue. Mais là, oui, j’adhère, je la retrouve, je la reconnais… et comme je l’ai dit, je la re-aime… ça me manquait. Mais je reste encore en défiance… Je l’ai suivie, toujours, chez toi, chez Muccho, chez d’autres… et je « piquais » des vidéos, j’avoue ! Mais celle-ci est réussie, car elle touche plus justement grâce à cette simplicité dans le texte, dans les mots, dans le phrasé…

    Nicolas Bouchal : C’est une femme brave Personne !

    Marie Jose Massé : Tu ne m’empêcheras pas de penser qu’elle est mal entourée et que certaines personnes sont en train de la descendre en pensant « l’élever »… Des personnes sans personnalité aucune, et qui ne vivent qu’à travers Lou. Et ça, ça la dessert ! Il faudrait qu’elle trouve une porte de sortie, qu’elle se dégage de ces parasites et ne s’entoure que de gens qui ne seront pas des « admirateurs », mais des gens qui la mèneront sur un chemin pour qu’elle aille plus loin. Et là, je sens… « un mur »… Et elle doit briser ce mur.

    Nicolas Bouchal : perso, je n’aime pas être pris pour son fan.., mais je trouve d’abord ce qu’elle fait d ‘une qualité dans le contenu, d’une richesse dans le message, et d’une beauté dans la forme exceptionnelles, que ne nous trouvons nulle part ailleurs sans oubliez une beauté physique qui ne peut être que la reflet de la beauté de son âme. Elle partage sa science sans réserve, elle donne d’elle même avec générosité. Non je ne l’idéalise pas, mais une Personne existe. Beaucoup, quand ils la découvrent, s’étonnent qu’un esprit et une façon de voir la vie et un regard sur le monde existent d’où le malentendu et je pense que ce malentendu arrive souvent à son sujet, (vous n’êtes pas la seule ). Nous sommes peut-être trop pris par notre façon de voir les autres à travers nous et à travers Monsieur tout le monde, mais elle, elle n’est pas commune bien que je suis sûr que des personnes comme elle existent dans ce monde, mais peut être pas trop visibles. Je pense aussi un peu comme vous, que des personnes ne lui veulent pas toujours du bien mais en même temps on sent la maturité et l’immunité de Personne. Moi qui lis souvent sur son site. Je pense qu il y a quand même des personnes, bien, proches et de confiance qui gravitent autours d’elle.

    Nicolas Bouchal : l’amour est une accolade à l’univers et à l’être humain.

  • avatar
    jacou

    Habiter Son temple

    A mon avis, ce qui fait l’unicité de Personne c’est d’exprimer les subtilités avec l’art particulier de la concision .
    La maison de Dieu, le temple de Dieu, chacun y réside à sa manière, mais , comme le dit Personne :

    … »Ceux qui y entrent en sortent sans s’apercevoir qu’ils y sont passés.
    C’est ce qui explique peut-être pourquoi cette maison reste inhabitée…
    Inhabituelle pour le commun des mortels. »..

    Parce que cette maison n’a pas de cadre habituel créé par un mental conceptualisant , c’est ce qui fait peur à la plupart des hommes : l’espace , le vide , le silence . Les hommes ne s’habitent pas eux-mêmes , ils logent dans un corps de chair qu’ils quitteront une fois qu’ils l’auront usé , ratatiné, abîmé ; en fait leur maison est devenue moins une masure qu’un temple glorieux , pourquoi ? parce qu’Agape l’a déserté: (selon le comment. de Pascal)
    … »Mais Agapè est beaucoup plus que l’amour. C’est un sentiment qui envahit tout, qui remplit toutes les brèches et transforme en poussière toute tentative d’agression.
    Il y a deux formes d’Agapè. L’une est l’isolement, la vie consacrée à la seule contemplation. L’autre est exactement le contraire : le contact avec les autres êtres humains, et l’enthousiasme, le sens sacré du travail. Enthousiasme signifie transe, ravissement, relation à Dieu.

    L’une des formes n’exclut pas l’autre , pour l’exprimer à l’extérieur, il faut d’abord la vivre à l’intérieur . Le temple est devenu masure parce que le souffle enthousiasmant de la vie n’y circule plus , le souffle de la vie c’est la circulation dans le corps de la conscience d’être silence, lumière, joie, plénitude , amour c’est cela le carburant de la vie . La décrépitude et même la mort sont la conséquence de cet oubli . Jésus ( l’Ami ) à initié son processus de résurrection à partir de l’évidence de cette réalité, sa réalisation dans un corps physique s’appelle l’ascension ( changement d’octave vibratoire )

    Message de l’Ami reçu par Agnès Bos-Masseron le 25 Juin 2009

    « L’Ascension. L’élévation vibratoire de la matière de vos corps jusqu’à ce que la matière retrouve dans sa structure l’évidence que seule est la conscience, que seul est le silence, et que la matière est silence lumière.
    L’élévation vibratoire de vos structures physiques jusqu’à ce que tous les niveaux de vos structures vibrent la vibration d’Amour pur.
    Car seul est l’Etre, et l’Etre est Amour.
    Seul est l’Etre. Pour certains cette phrase semble abstraite. Et pourtant, regardez comme le verbe Etre est le pilier de vos phrases, et comme l’Etre est la source et l’aboutissement de la création. L’Etre est Amour. Non une émotion diluée, mais l’Océan, l’infini de l’Amour.
    L’Ascension est ce niveau de vos existences, ce niveau vibratoire pourrait-on dire, puisque tout est vibration, qui est l’expression de cette évidence : l’Etre est Amour et seul est l’Etre. La physiologie, tous les plans de la physiologie, sont donc Amour Pur.
    Loin d’un concept abstrait, l’Ascension est l’aboutissement de cette évidence dans la structure de vos corps. L’Amour unit et élève. Et la physiologie ascensionnée, l’Etre ascensionné, hors du contexte du temps et de l’espace, hors des concepts du mental humain, est Amour Lumière. Et cette évidence se concrétise dans la structure du corps et de tous les plans de la physiologie.
    La physiologie ne connaît alors plus ni limites ni impossibles.
    Pour le corps humain, seule est l’évidence d’Etre Eternelle Jeunesse, Eternelle vitalité, car l’Amour, Silence Lumière, par nature, ne connaît que l’Eternelle Jeunesse et l’infinie vitalité.
    Trop souvent vos concepts humains récupèrent cette évidence et en font une recherche d’ego égarés dans les limites de ce que vous nommez la condition humaine.
    Pourtant telle est la condition humaine : la condition humaine est la condition Divine, Etre de Perfection ; la physiologie est alors expression de la perfection de la Conscience, et la réalisation de l’Etre ascensionné n’est pas perçue dans le contexte d’un devenir, mais dans cette évidence éternelle que seule est la Perfection de l’Etre, dans l’Eternel Maintenant.

    De Sri Aurobindo :

    « La clé de l’énigme n’est pas l’ascension de l’homme au ciel mais son ascension ici bas dans l’Esprit et la descente de l’Esprit dans son humanité ordinaire , une transformation de la nature terrestre ; c’est cela que l’humanité attend, une naissance nouvelle qui couronnera sa longue marche obscure et douloureuse et non quelque salut post mortem. « 

  • avatar
    Serge Kochanski

    Une mise en scène sublime et une musique divine, avec la voix « irréelle » de Personne pour nous montrer le chemin, un chemin transcendant qui n’est pas un lit de roses, nous incitant à entrer en résistance contre toute forme d’oppression exercée sur nos esprits libres, temporairement prisonniers de notre purgatoire, quand ce n’est pas notre enfer sur Terre…

    Si beaucoup d’humains choisissent la solution de facilité en rejoignant le troupeau pour avoir l’impression vaine de ne plus être seuls, ne pensant jamais à se rebeller, à se révolter, à résister au réel qui annihile progressivement toute la richesse de leur personnalité, c’est qu’ils n’ont pas encore conscience de la force « surnaturelle », irréelle de leur imagination !

    Oui, « l’imagination au pouvoir » n’est pas un vain mot, mais la plus belle « idée » pour nous évader loin de tous les fascismes, de tous les impérialismes et de cette économie barbare que nous impose aujourd’hui le néolibéralisme, jusqu’au cœur de toutes nos soi-disant démocraties.

    De là à imaginer, à idéaliser la construction de « notre » maison de Dieu personnelle comme une évidence, il n’y a qu’un pas. Pour nous y réfugier, le plus court chemin et le plus simple est Thanatos, la mort qui nous sépare de l’éternité, un « passage obligé » que nous franchirons aussi tout seul, chacun à notre tour. Certains n’hésitent pas à l’emprunter en mettant prématurément fin à leurs jours terrestres, faisant malgré tout preuve d’une certaine lâcheté…

    Personne, plus courageuse que beaucoup d’entre nous, semble avoir choisi le chemin le plus difficile, mais aussi le plus riche d’enseignements pour le commun des mortels, lorsqu’elle dit « Je préfère encore Aléthéia, la vérité solitaire ».
    En partageant « sans relâche » et de son vivant sa vision prophétique, elle a néanmoins parfaitement conscience qu’à chacun appartient sa seule vérité, au pire son grain de vérité, lorsqu’elle ajoute en commentaire comme une épitaphe qui résume sa pensée et ses actions :

    « Un seul atteint la vérité mais chacun peut et doit se sentir concerné »

    Cela va sans dire, mais encore mieux en le disant, et surtout en le faisant…

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    poetiste

    La maison brûle.

    Il n’y a pas d’oasis à l’abri des hordes barbares extrémistes qui poussent la cruauté jusqu’à ce que leurs actions forcent votre indignation. C’est alors que vous prenez parti contre elles, et du coup, vous signalez votre position sur le plan des idées et géographiquement. Fortes de cette nouvelle connaissance de vos coordonnées, les hordes barbares vous mettent dans leur programme de destruction mais n’en fixent pas la date. Ce comportement est significatif de la fatwa, taxation sur la vie approuvée par le peuple des croyants musulmans dans une religion de la peur où le pire « blasphème » serait de s’en libérer. L’apostat y est considéré comme une trahison et condamné à mort. Les barbares ont fait péter deux twin towers mais où ils excellent, c’est de s’attaquer aux communautés les plus fragiles, à vaincre sans gloire là où il ne leur sera pas demandé de se dépasser, où ils pourront donner libre cours à leurs instincts les plus bestiaux. Ils n’ont pas d’ennemis, pas de forces généreuses devant eux au nom de l’humanité pour les contrer. Les barbares sont barbares avant d’avoir commis leurs actes odieux, ils sont la meute violente expansionniste. Les jeunes qui s’engagent dans leurs rangs choisissent l’enfer, l’enfermement irrémédiable, ils veulent savoir sans le savoir qui est le diable. Ils le sauront.

    Parmi les barbares, seuls les croyants soumis ont un statut social sans restriction ; c’est le prix de leur soumission, la captation de la personne par la tyrannie de la croyance. Ils ne disposent d’aucune contestation possible et doivent s’en contenter. L’individu n’existe pas pour la raison bien simple qu’il n’a pas le droit à la différence. L’adepte d’une croyance barbare opte définitivement pour la force violente, ce qui engendre dans sa société des « gentils croyants » une propension à vénérer le pouvoir absolu bien rédhibitoire à toute idée de démocratie. Comme dans la ruche, l’entité est la ruche, pas l’abeille. Alors, traqué de tous les côtés, par les démocrates déstructurés, agressifs et fuyants et par les hordes de djihadistes bornés, comment se trouver une oasis, une maison de « Dieu » pour s’y reposer ? Mettez l’homme au centre de toutes vos préoccupations si vous voulez mais ne comptez pas qu’il ne soit pas dérangé. La maison de « Dieu » est en feu ; toutes les maisons brûlent quand le pouvoir barbare veut posséder les hommes, se servir et asservir. Il me semble avoir vu cette maison aux portes et fenêtres ouvertes, elle était en feu. J’ai demandé : il y a quelqu’un ? « Dieu » peut-être ? C’est alors qu’est apparue à la fenêtre parmi les flammes une personne qui disait : qui me demande ? Mais la question n’avait pas de réponse.

    Quand le feu prenait en Allemagne, personne ne pouvait arrêter Hitler, il avait rallié les braves gens à sa volonté expansionniste et c’est de ce que les « braves gens » ne faisaient pas pour le contrer, partout, en Europe et ailleurs dans le monde, qu’il a pu étendre son pouvoir. Promesses fallacieuses en un premier temps et puis, la terreur qui arrive sournoisement et sûrement. Il n’existe pas de peuple qui ne soit pas servile, capable de défendre la démocratie dans une démarche universelle et généreuse. Toute civilisation a un commencement et une fin décadente ; nous sommes dans cette décadence, ce qui permet à des malfrats de tous poils de se servir à la caisse sans être bien inquiétés. Se servir en argent comptant, côté occidental ; se servir en pouvoir sur autrui, côté oriental. Il n’y a pas lieu de faire cette distinction Orient, Occident quand la vénalité, l’argent violent ouvre toutes les portes et mène le bal sur toute la surface du globe. Les barbares ont une obsession : éradiquer de la surface de la terre les hommes à la recherche de liberté individuelle, ceux qui ne sont pas de leur dogme coercitif, carcéral. Mais comment peut-on se trouver une maison paisible, une oasis en un tel bordel métaphysique ? C’est une aspiration, un vœu pieux ? Ou alors se prendre pour « Dieu » mais c’est justement là, l’erreur fondamentale des barbares qui pensent agir impunément parce que leurs victimes ont peur. L’esprit est prompt et la chair est faible.

    Le temps est à l’orage, au tsunami, à l’ouragan, l’humanité est en feu. La nature des hommes est mauvaise. Suggestion : Si on construisait une maison pour chacun, pour l’autre, une maison sans murs, une place n’importe où, un nid, un temple reconstruit en trois jours ? Si on s’aimait là là là là ! Etre heureux du bonheur et de la liberté des autres, n’est-ce pas une issue pour qu’explosent des oasis en tous lieux, des havres de paix ? Pas de fortifications autres que notre volonté d’aimer et notre autorité pour en défendre la Loi. Elle existe cette maison aux portes ouvertes, you are welcome.

    A.C

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    A-R

    Un docudrama sur Arte ce soir, sur la fin de l’Europe… Pour nous faire peur et nous donner des leçons de morale ils n’ont pas trouvé mieux qu’une « suédoise » africaine et un « suédois » arabo musulman !

    Les dirigeants non élus de l’Europe du fric ont cru pouvoir nous la jouer « melting-pot ça rapporte » et s’affolent de la montée des nationalismes. Nous vendre l’Europe c’était déjà pas gagné, mais vouloir diluer son identité millénaire en y déversant d’autres continents ça ne passe pas et c’est bien légitime.

    Ils sont si gourmands qu’ils ont intégré 27 pays toujours plus à l’Est sans nous demander notre avis mais en pompant nos impôts pour « faire des affaires »… ils marchent sur les plates-bandes russes et font donc de ce pays leur nouvel ennemi.

    Schengen la passoire aux criminels, comme ce Polonais violeur et tueur d’enfants. interdit sur notre territoire mais il n’y a plus de frontière, de qui se fiche-t-on !

    Les « travailleurs détachés » la bonne blague : des sociétés roumaines ou autres fictives dans leur propre pays et dont la totalité des activités est sur notre territoire, haha ha, comme ça ils ne paient pas de charges et sous-paient leurs employés !

    Mais vivement qu’elle explose cette Euromerdia ! Vivement un retour aux sources : on n’a besoin de personne pour être Franc, Germain, Celte, Gaulois, ou Alaman : demi-tour droite les fachos-bobos et leur humanisme mortifère pour les peuples de souche. Vivement une Europe européenne avec nos valeurs, nos paysages, nos populations, nos traditions. Vivement une alliance de nos vieux peuples contre la marchandisation du monde et la perte d’identité voulue par les traîtres

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    jacou

    L’Humain sans masques :

    … »L’Humain conscient, lui, ne supporte plus le mensonge et les faux semblants. Il ne peut plus vivre que dans l’authenticité et la vérité. Dans la conscience de tout, de tout ce qu’il est et de tout ce qu’il fait. Dans la pureté du coeur. Il est connecté à quelque chose de plus grand que lui, il se sent lié à tout ce qui vit, à toutes les autres espèces, il est pourvu d’empathie, de compassion, il ne peut pas faire à quelqu’un d’autre, humain ou animal, ce qu’il n’aimerait pas qu’on lui fasse; il cherche toujours à protéger les plus faibles, il est authentique, il ressent les choses, il fait les choses toujours en son âme et conscience, il infuse de la conscience dans tout ce qu’il fait et dit. Il sent qu’il fait partie d’un tout, et que dès qu’il touche à ce tout, cela l’impacte lui-même. Il n’agit plus par « égo-ïsme » ou « égo-centrisme » mais du point de vue d’une conscience globale, pour le bien commun, comme s’il était branché à la conscience de l’univers et que l’univers agissait à travers lui. »…

    « Nous vivons une époque remarquable où jamais l’humain n’aura connu un éveil dans sa conscience aussi vaste. Un peu partout et dans tous les domaines, les masques tombent et le mot d’ordre du nouveau Monde que nous sommes en train de construire est véritablement l’authenticité. Tout ce qui n’est pas authentique ni vrai ne pourra survivre dans ce nouveau Monde où la Conscience et l’authenticité seront les seules valeurs reconnues et suivies. Le principal critère que nous rechercherons chez l’autre avant de l’écouter est l’alignement. Cette personne est-elle en alignement avec elle-même ou est-elle encore dans les faux semblants ? Nous sommes tous une brique de cette nouvelle conscience et de ce nouveau Monde que nous construisons chaque jour à travers chacun de nos choix, chacune de nos paroles et chacun de nos actes. L’avenir est entre nos mains et pour cela il convient de ne plus jamais donner notre propre pouvoir à quelqu’un d’autre, peu importe ce qu’il est ou souhaite nous faire croire qu’il est. C’est parce que l’Homme a de tous temps donné son pouvoir aux autres que notre Monde est dans le chaos dans lequel il est. Que ce soit un Dieu, une religion, un dogme, un gouvernement ou même un guru. Toute personne qui tente de vous faire croire qu’elle est supérieure à vous est à fuir. Toute personne qui est en alignement avec elle-même et qui souhaite vous aider de manière authentique peut être écoutée, ajoutée à votre propre vision pour en former le meilleur de vous deux…

    http://lauramarietv.com/limportance-du-discernement-en-cette-periode-cruciale-deveil-des-consciences/

    – Et pour ceux qui désirent apprivoiser le singe ( l’ego )

    « L’égo est le singe qui se catapulte dans la jungle totalement fasciné par le royaume des sens, il se balance d’un désir à un autre, d’un conflit à l’autre, d’une opinion personnelle à l’autre. » Lao Tseu Hua Hu Ching (enseignements transmis oralement et imprégnés de Bouddhisme)

    http://www.arcturius.org/chroniques/64-regles-pour-apprivoiser-ton-ego-alejandro-jodorowsky/

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    A-R

    Grosse pub pour l’attentat manqué, prévu contre deux églises dans la région parisienne.

    Alors vrai pour vrai, distinguons le vrai vrai du vrai qu’on aide un peu….

    Soit ce type, qu’on avait empêché de partir en Syrie, la bonne idée (qu’on les laisse partir se faire descendre ailleurs, les gugus, plutôt que de faire des attentats chez nous, puisque même surveillés, rien ne les en empêche apparemment. Tu parles d’une surveillance. Chez lui on a trouvé un arsenal, le minutage de l’intervention de la police jusqu’aux églises cibles, etc… Alors surveillés mais pas fouillés ? C’est parcequ’il se serait tiré une balle dans le pied et a appellé le samu qu’on a fouillé son appartement. On découvre qu’il a tué récemment une jeune femme par hasard, pour s’entrainer…)
    Soit ce type donc avait une envie de meurtre rentrée ou une conviction dite religieuse, c’est la même chose pour certains, soit on l’a téléguidé (pas forcément la France d’ailleurs pour qu’enfin on s’attaque à l’Eglise chrétienne histoire de faire monter la mayonnaise. Tant que ce sont des synagogues,on ne bouge pas beaucoup. Mauvais calcul alors, cat nos élites se fichent pas mal des églises et des Chrétiens quand ils ne les vomissenbt pas. Mais serait-ce donc que c’est le bon peuple de France qu’on veut faire bouger ? Contre qui ? Contre les musulmans bien entendu.

    Pendant ce temps là Marine est reçue au Gala du Times, considérée comme faisant partie des cent personnalités qui comptent dans le monde. C’est la seule femme politique française dans ce cas : vert pomme sont les autres !
    Ca me réjouit profondément. En nommant les choses et en prenant des mesures adéquates elle arrivera peut-être à éviter une guerre civile que tant d’autres s’emploient à faire éclater chez nous, à force d’interdire de dire.

    Les attentats c’est comme pour les violeurs dans un pays nordique : 100% des viols sont commis par des Africains, c’est même affiché sur de grands panneaux publics….ce qui ne veut pas dire que 100% des Africains dans les pays nordiques sont des violeurs. Même ce minimum là on ne peut le dire chez nous, en ce qui concerne « une certaine religion », et c’est du coup l’ensemble de cette communauté religieuse qui paie le prix de cette lâcheté. A ne pas dire les choses on les rend vénimeuses.

    J’attends l’avènement de Marine avec un grand espoir pour la sauvegarde de notre pays, où nous mènent toutes ces politiques hypocrites mondialistes droit de l’hommiste égalitariste, etc…

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    poetiste

    Petite vérité

    Marie Jose Massé dit : Tu ne m’empêcheras pas de penser qu’elle est mal entourée et que certaines personnes sont en train de la descendre en pensant « l’élever »… Des personnes sans personnalité aucune, et qui ne vivent qu’à travers Lou. Et ça, ça la dessert ! Il faudrait qu’elle trouve une porte de sortie, qu’elle se dégage de ces parasites et ne s’entoure que de gens qui ne seront pas des « admirateurs », mais des gens qui la mèneront sur un chemin pour qu’elle aille plus loin. Et là, je sens… « un mur »… Et elle doit briser ce mur.

    J’ai bien aimé ce commentaire digne de Jonathan le Goéland. C’est à celui qui montera le plus haut dans les bons papiers de la reine. Marie José Massé va la booster, la mener sur le chemin pour qu’elle aille plus loin. Les personnes sans personnalité n’ont plus qu’à bien se tenir. Oh ! Oh ! Oh ! Faites ralentir le carrosse, les chevaux ne vont pas tenir longtemps à ce rythme, ils ne sont pas de race noble ! On se bouscule pour assister au coucher de « Lou ». Certes la reine est bien belle intérieurement, son talent le prouve, mais ne la faites pas rougir, son talent n’a d’égal que sa modestie. Je ne suis pas de sa cour rapprochée mais mon petit doigt ne me trompe pas à ce sujet. J’ai reconnu en elle une personne libre, c’est tout dire, libre et respectable ; que demande le peuple ?

    L’info scénario est une œuvre libératrice partagée par la dite reine car son œuvre est un partage patient avec toujours l’espoir de voir s’ouvrir des âmes et des fleurs autour d’elle. Pas besoin de mur, la talentueuse lou a du talent et de ce fait n’est pas tueuse ; sa maison est ouverte à tous, même aux ignares, la preuve : j’y suis, je commente et j’y apprends beaucoup. Il n’y a peut-être personne dans sa maison mais j’y passe parfois et on est un instant dans un monde apaisé. Marie José, le convoi à une allure qui est la sienne, ne le pressez pas ! « Personne » fait jouer sa personne ; la question n’est pas de savoir qui est « Personne » mais comme on apprécie sa démarche : l’info-scénario. Les admirateurs se trompent de siècle, ils sont peut-être dans la surenchère à la flagornerie comme à la cour du roi soleil mais « Personne » a un avantage sur lui : elle ne se prend pas pour le soleil.

    Patience et longueur de temps traversent tous les orages : respect pour l’homme en devenir qui apprend à ne plus s’en prendre aux personnes et à se rapprocher d’une vue objective pour ne voir que les bienfaits des actes des autres. Un homme qui cherche vaut mieux que mille hommes qui trouvent ; (C’est un vieux proverbe Chinois que je viens d’inventer pour la circonstance). Couper la parole des autres en construisant des murs ou en tranchant les têtes, on voit ces « raccourcis » avec consternation partout où la violence obscure se manifeste. Marie José : qui n’est pas mal « entouré » dans notre monde ? D’où l’idée d’une maison attendant une probable visite. La vidéo est bien réussie n’est-ce pas. Lou nous mène sur le choix de notre propre chemin, pas sur le sien, c’est là son génie, l’astuce de l’info-scénario, des mots pas arrêtés à l’affirmation. Pas facile de faire des émules dans ce sens ! L’objet reste l’objet, c’est le sujet qui l’assujettit à ce qu’il n’est pas pour cause de canal de vue restreint. Le cerveau a des vues préconçues qui trompent sur la réalité des objets et a fortiori des idées. Mais où est donc passé le réel au goût d’universel ?

    A.C

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    La Nietzschéenne

    Je ne veux ni faire de la peine, ni devenir obscène en descendant dans l’arène… mais force est de constater que toutes les voix qui s’élèvent ne sont pas toujours bonnes élèves parce qu’elles n’ont pas tout entendu…

    Et que fallait-il entendre ?
    Que Personne n’est entourée de personne. C’est son seul et unique titre de gloire. Elle n’a jamais vu, ni connu, ni entretenu d’aparté avec personne d’ici.

    Et si entourage il y a, il est à votre image… mais peut-être que vous n’êtes pas très contents de votre image, celle qui est renvoyée ici même dans cette page. ça ne tient qu’à vous !

    Je laisse peut-être, pour ma part, pousser des vertes et des pas mûres mais je crois en toute bonne foi servir, favoriser la culture du goût et des couleurs… les plus vives comme les plus sombres.

    Que les durs et les doux se rassurent, on peut toujours faire cohabiter l’agneau et le loup quand on a l’œil du tigre, celui de Personne… comme l’a compris le Poétiste.

    La Nietzschéenne

    Ps: j’ai un enfant qui a peur des fantômes. pour le rassurer une bonne fois pour toutes, je l’ai persuadé que les fantômes ont encore plus peur de lui. ça l’a calmé… pour longtemps, j’espère.

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    A-R

    J’oubliais que la loi sur la sécurité, donc le tour d’écrou à nos libertés est en discussion au parlement. « Le risque d’attentat n’a jamais été aussi élevé » disent les promoteurs de cette loi. Alors n’est-ce pas qu’ils le veulent bien ?

    Pourquoi laisser en liberté tous ces types convaicus de vouloir partir faire le Djihad : on nous dit que c’est un délit, qu’on les mets dans des centres… Sauf que celui-là tout comme Kouilliblabla on le laisse en liberté. Ha pas de pot qu’il se soit blessé, sinon il nous aurait fait un petit carton du dimanche dans nos églises, argument convainquant pour faire voter les hésitants à notre patrie ad hoc act…. Allez encore un petit coup de pouce pour pouvoir serrer la « vice ».

    Ce type à la balle dans le pied, était étudiant en informatique. Tiens on nous donne son nom, c’est nouveau, est-ce que nos gouvernants vont être accusés de « stigmatisation », ha ha ! En tous cas le voilà bien soigné et gardé en plus. Dans l’état où il est, il ne risque pas de faire un carton à l’hôpital, alors gardé contre qui ? Risque-t-il de trop parler ? Va-t-il se jeter par la fenêtre ?

    On nous ment tellement qu’on ne croit plus à rien, c’est l’histoire du gamin qui s’amuse à crier « au loup au loup », tout le monde court…. Mais quand le loup est vraiment là, plus personne ne vole à son secours. On ne peut pas à la fois nous imposer 15% de musulmans en France, et c’est pas fini, dire que les terroristes musulmans n’ont rien à voir avec les musulmans, et prétendre qu’il y a un grand danger par les terroristes musulmans, d’autant plus qu’on les connais et qu’on les laisse courrir : ça devient ubuesque.

    Il faut choisir. Soit on fait le distinguo, et en met hors d’état de nuire au moins ceux qu’on a repéré, soit on se prête à l’amalgame, et c’est ce qu’ils font en agissant ainsi, tout en prétendant le contraire : rien de nouveau au royaume de la manipe….

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    Georges Dubuis

    Aimé

    A l’école primaire, Aimé était un garçon sage et sans histoire. Jamais ils ne se moquaient de ses professeurs, y compris des plus mauvais. Jamais il ne les enquiquinait, jamais il ne remettait en cause leur chétive autorité. Lorsqu’on le prenait en flagrant délit de bavardage,-assez rarement-, il s’excusait avec politesse, et on ne l’entendait plus pour le reste de la journée.

    Il faut dire qu’Aimé avait reçu une éducation exemplaire de la part de ses parents, Jean, et Marie. Jean et Marie s’étaient rencontrés en colonie de vacances, un soir de septembre 1992, dans le Languedoc, et ils avaient décidé de s’aimer simplement, depuis, jusqu’à la fin de leur existence. On peut le dire, aujourd’hui encore, Jean n’a connu que Marie, et Marie n’a connu que Jean, et Jean et Marie ont toujours été, et sont toujours, heureux ainsi. Comme leur fils avait été l’enfant de l’amour le plus pur, ils avaient choisi de l’appeler Aimé. Les gens de leurs familles ainsi que leurs amis proches, avaient fait remarquer avec sarcasme que c’était là un prénom qui sonnait un peu « vieille France », au sens péjoratif où on l’entend en général. C’est précisément pour cette raison que Jean et Marie avaient fini par le préférer à n’importe quel autre. On ne sait s’il faut le déplorer, mais Aimé fut leur unique enfant, car Marie avait mal supporté sa mise au monde, et qu’elle n’en était pas sortie indemne, dans le cœur de sa chair intime. On imagine donc aisément combien Aimé avait de l’importance aux yeux de son papa et de sa petite maman chérie.

    Ils s’appliquèrent du mieux qu’ils purent à faire de cet Aimé un être généreux, ouvert d’esprit et travailleur. On l’a dit, tout bambin, Aimé brillait par son calme et sa discipline souriante, mais aussi par l’excellence de ses notes d’élève modèle. Il était respecté d’une égale façon par les cancres les plus irréductibles comme par les premiers de la classe, mais aussi par ses enseignants. Une appréciation sur un bulletin scolaire, avait d’ailleurs beaucoup fait rire Marie. Elle se la répétait en boucle, en elle-même, les fois où elle se sentait un peu triste. Le maître d’histoire-géographie, en 5ème, avait écrit de lui : « Aimé est vraiment intéressé par la matière historique, et notamment par la période du moyen-âge, qui le fascine absolument. Sauf quand un oiseau vient chanter à la vitre où il est assis. Alors, nous le perdons pour de bon… ».

    Aimé, justement, aimait plus que tout les oiseaux… et la musique. Très tôt, son père Jean avait identifié les prédispositions de son garçon pour le plus grand des arts. Pour son 3ème anniversaire, on l’avait amené à un concert classique, à la collégiale Saint-André de Grenoble, où furent joués du Brahms et du Mendelssohn. Aimé avait retenu les airs de l’un et de l’autre dès la première écoute. Il les avait piaillés sans limite en faisant des « gna gna gna » qui sonnaient faux dans les hauteurs, mais qui résonnaient juste dans sa jolie tête bien faite. Rapidement, et alors même que le foyer était pauvre, Jean pris sur lui de l’inscrire au concours d’entrée au Conservatoire National de Région. Aimé avait 6 ans. Son père lui demanda s’il préférait jouer d’un instrument plutôt que d’un autre. Il ne s’attendait pas à une réponse aussi ferme et affirmée de la part d’un si petit bout de chou. Pourtant, il la reçut immédiatement : « Papa, je jouerai du violon ! ». Quand son père lui demanda, ensuite, pourquoi il avait choisi le violon et pas autre chose, Aimé lui rétorqua ceci : « on dirait le cri d’un vieux chien qui rêve ». Jean n’en sut jamais davantage…

    L’audition d’Aimé eut lieu quelques mois plus tard. Il fallait jouer devant un jury sévère et précautionneux, un morceau qui n’en était pas vraiment un. Ce n’était que des notes qui se suivaient sans directions générales et sans réelle beauté, et qu’on faisait jouer pour établir la dextérité de chacun et de chacune. Aimé parvint à donner à ses notes de la joie, un véritable souffle de fraicheur, et à les faire s’aimer entre elles. Dans la salle, par endroits, on alla même jusqu’à l’applaudir… et ce, au cours même de sa prestation ! Jean entendit un des juges chuchoter à l’une de ses collègues « mais c’est un magicien, c’merdeux ! ». Il en fut extrêmement fier, on peut s’en douter… Le numéro de haute voltige d’Aimé avait été d’autant plus impressionnant qu’on savait, dans l’assistance, que celui-là avait appris le violon d’une manière autodidacte,-faute de moyen-, et sans l’aide d’aucun professeur particulier. Le frère de Jean avait simplement offert à son neveu un magnifique violon bleu dont lui ne s’était jamais servi, et avec lequel Aimé avait réussi d’éblouissantes galipettes, progressant de portée en portée, apprenant de lui-même en riant de bon cœur, l’âme remplie de joie.

    Quand ils reçurent la lettre d’approbation du conservatoire, Jean et Marie s’embrassèrent en félicitant leur fils chaleureusement. De surcroit, et puisque ce dernier avait été classé premier de son audition, tout âge confondus, Aimé était exempt de frais d’inscription pour son année d’études initiale, et pouvait donc faire de la musique entouré de professionnels pointus, sans que cela ne coutât le moindre centime à sa famille. C’était heureux, comme Jean, menuisier, et Marie, chômeuse, ne vivaient guère dans l’opulence. Toutefois, Jean voulut marquer le coup en offrant un beau cadeau à Aimé. Il l’interrogea sur ses envies. Aimé dit à son père : « achète-moi le CD de Brahms et celui de Mendelssohn, tu sais, les morceaux qu’on avait entendu à l’église, quand j’ai eu 3 ans. Ce n’est pas de la musique sacrée, mais quand même, j’aime bien… ». Jean dut fouiller dans les vieux papiers du cagibi pour retrouver le prospectus de ce concert mémorable ; un bout de papier usé par le temps mais encore tout à fait lisible, et à partir duquel il dénicha les références exactes des pièces pour chambre de Brahms et de Mendelssohn. Aimé remercia son père d’une bise sur la joue, après qu’il eut déballé ses deux albums de leur pochette surprise. C’était le bonheur, le vrai bonheur, celui des gens simples, qui s’aiment simplement.

    D’une façon étonnante, Aimé fut aussi dissipé au conservatoire qu’il avait été sans reproche sur les bancs de l’école publique. Tantôt, M. Tuque, 1er prix de l’orchestre symphonique de Paris, le traitait de « foutu virtuose » en trépignant d’enthousiasme, tantôt, il ronchonnait, l’œil rouge de colère, en lui donnant du « garnement », du « sac à malices ! », du « maudit feignant, va ! », pendant qu’il lui tirait les cheveux avec bienveillance. D’abord chouchou de l’établissement, Aimé avait fini par se faire mal voir de l’ensemble du corps professoral. On convoqua Jean et Marie à une réunion d’urgence. M. Tuque, conciliant et tempéré, laissa la parole à Mme Irène Radou, spécialiste du solfège et du chant a capella. « Votre fils,-disait-elle-, est paresseux et insolent, je m’excuse d’avoir à vous le dire, mais c’est comme ça ! Avec M. Tuque, il refuse de jouer autre chose que du Vivaldi ou du Paganini, pour, de temps à autre, et là je reprends ses mots… « se détendre un peu les doigts » ! Et puis quoi encore ? on se fiche du monde, c’est inacceptable ! En dehors de ces deux-là, il ne joue que des compositions à lui… ». Jean s’engouffra dans la brèche avec empressement. « Et elles sont pas bien, ses compos à lui ? ». « Si, bien sûr,-rétorqua Mme Radou-, d’ailleurs elles sont stupéfiantes de précocité. Mais la question n’est pas là. Il y a des règles d’enseignement à respecter. Nous formons ici des interprètes, et nos jeunes interprètes doivent connaître l’ensemble du répertoire classique, avant de pouvoir voler de leurs propres ailes, et prétendre à la création. Votre Aimé est trop orgueilleux, je vous le dis comme je le pense ! ». D’un certain point du vue, Jean savait qu’Irène Radou avait raison. D’un autre, il ne pouvait s’empêcher de penser que son fils avait raison, lui aussi.

    En rentrant chez eux, Jean et Marie trouvèrent Aimé en plein gribouillage sur une vieille partition faite de papiers recyclés. Pragmatique et un peu contrariée, sa maman lui dit cette chose-là… « Si tu n’apprends pas les morceaux qu’ils te demandent d’apprendre, ils vont te jeter dehors ! ». Aimé se détourna de son cahier, le temps de répondre à sa mère avec courtoisie. « Alors, qu’il me jette dehors. ». Il avait 9 ans, quand il avait dit ça. Marie voulut sangloter en se jetant au lit, parce qu’à ses yeux inquiets de maman parfaite, Aimé venait de gâcher une chance inestimable de devenir quelqu’un pour de bon, et cela, au sein d’un univers qui lui ouvrait pourtant les bras. Mais Jean la rassura en la serrant contre lui. « Fais-lui confiance, ma pitchoune », lui murmura-t-il pendant qu’il lui caressait le cou. Cette nuit-là, ils firent l’amour à trois reprises.

    Dans le même temps, Aimé supportait une douce insomnie en lisant, relisant et relisant encore, la partition du concerto pour flutes 444 d’Antonio Vivaldi. Il semblait y chercher une clé… une clé de compréhension, sans doute, d’une chose qui,-si elle existe-, me dépasse moi-même, chers amis lecteurs.

    Du reste, il n’était plus nécessaire qu’il écoutât de la musique pour en entendre. Il voyait les notes, les notes vivaient en lui. Puis, il les noircissait sur ses feuillets en créant dans le silence.

    A mesure qu’il grandissait, son caractère devenait, en apparence du moins, de plus en plus morne et ténébreux. Cette sorte d’apathie conduisait sa mère au désespoir. Parfois, elle essayait de le faire sortir de sa torpeur, mais en vain, car Aimé ne comprenait jamais de quel état il fallait précisément qu’il sortît.

    _Mais maman, pourquoi est-ce que tu t’énerves ? Je vais très bien. J’ai juste besoin de concentration dans mon travail… affirmait-il, avant de retourner à son crayon, à ses triolets, et à ses doubles croches.

    En retour, Marie ruminait toujours le même chagrin. Elle lui disait :

    _Tu n’touches jamais à ton instrument, et tu me demandes où est le problème ? Mon fils est un grand violoniste qui ne fait jamais de violon, voilà le problème ! Allez, prends ton archet, et joue-moi quelque chose, fissa !

    En ces moments précis, seulement, Aimé affichait son désaccord avec fermeté.

    _Je ne suis pas prêt, jurait-il. Je te l’ai déjà dit des centaines de fois, je ne suis pas prêt.

    Dépitée, Marie allait ensuite se faire chauffer une tasse de chocolat chaud. Là-bas, une fois seule en cuisine, elle pleurait. Aimé avait 17 ans. Il avait arrêté ses études après le brevet, ne s’était pas fait le moindre ami au collège, ni aucune petite amie, et ne mangeait pratiquement plus rien. Un sac d’os timide et fragile, voilà ce qu’il était, le pauvre ange.

    Forçant sa nature, Jean, son père, lui administra une énorme gifle, un jour qu’Aimé, exceptionnellement de sortie,-et ce sans prévenir ses parents, ce qui n’était pas dans ses habitudes-, était revenu livide et trempé de la tête aux pieds. Marie hurla sur lui sans se ménager : « T’es tout blanc, qu’est-ce qui t’es arrivé ? Et puis, comment ça se fait que t’es mouillé comme ça ? ». Il répondit avec un irrespect involontaire, qui en réalité, n’était que de la candeur : « Je me suis mis sous une gouttière qui fuyait. C’était enrichissant, ça m’a donné des milliards d’idées. Mais désolé d’être rentré si… »… la claque de Jean, très violente, l’interrompit sèchement. Il en fut choqué et déçu. Mais son père insista… « Tu veux rendre ta mère folle, c’est ça ? Merde, à la fin, fais un effort !!! Pourquoi t’as pas un comportement d’adolescent normal ? ». Aimé se contenta de répondre en inclinant la tête vers ses chaussures… « Parce que je ne suis pas un adolescent normal… ». Puis, il repartit dans sa chambre.

    Le lendemain, un petit mot attendait Jean et Marie à leur retour du supermarché. Son contenu devait bientôt leur briser le cœur :

    « Cher maman, cher papa.

    J’ai conscience d’être devenu pour vous un poids, ces dernières années. Maintenant que j’ai 18 ans, je peux m’élancer du nid et partir à l’aventure. Je sais d’avance que mon départ vous causera beaucoup de chagrin, et c’est pour cette raison que j’ai profité de votre absence, lâchement peut-être, pour m’enfuir moi-même. Sans cela, la séparation aurait été déchirante, voire impossible, tels que sont nos caractères, et tels qu’ils le seront toujours. J’ai besoin de solitude pour avancer dans mes recherches. Je compte loger chez Baptiste, dans un premier temps. C’est un ancien camarade du CM2 avec qui j’ai gardé le contact. Il a un petit appartement rue Thiers, près du cinéma pornographique et des distributeurs à 80 centimes. De là, je compte trouver un travail à mi-temps qui me permettra ensuite de mieux m’installer, disons, dans les 6 prochains mois. Tout se passera bien, vous verrez. Je ne suis pas très débrouillard, mais je me débrouillerai, c’est promis. J’espère que vous me pardonnerez ce geste. Je n’ai jamais voulu vous faire de mal.

    Il va sans dire que je vous aime.

    Aimé.

    Post-scriptum : je reviendrai manger à la maison chaque dimanche »

    Marie trébucha à l’arrêt pendant cette lecture. Jean la retint par le coude, la releva, et lui sourit avec affection. « Y’a pas mort d’hommes… mais j’aurais pas dû lui mettre cette tarte, c’est tout ! Je le regrette vraiment. A part ça, on a fait aucune erreur. Je sais qu’il va y arriver, alors sois tranquille. ». Ils se donnèrent la main et prirent la direction du salon. Là, émus et soulagés, ils regardèrent la vidéo souvenir de leur mariage, tout en songeant à l’éternité de leur amour. Après quoi, ils se sentirent heureux, et sereins à nouveau.

    De son côté, Aimé fit exactement ce qu’il avait dit qu’il ferait. En février, il trouva un boulot d’étudiant convenable : distributeur de publicités en boite aux lettres. C’était ingrat, fatiguant, mal vu, payé au lance-pierres, et tout le monde vous détestait, mais ma foi… quand on n’a aucun diplôme, on se contente bien de ce qu’on trouve !… C’est du moins ce que se disait Aimé pour tenir le coup. Fin Mars, il signa le bail d’un studio en hyper-centre, près du musée Notre-Dame, non loin des quais de l’Isère. 12 mètres carrés. Dépliez le lit, et l’on ne circule plus ! Aimé s’y trouvait pourtant à son aise. Son imagination musicale, aussi vaste que son logis était étroit, suffisait à lui ventiler les synapses et tempérer son humeur de créatif impétueux. A le dire vrai, en dehors de ses rendez-vous dominicaux en famille et de son travail, il ne sortait jamais de chez lui. Parfois, ses voisins l’entendaient taper du pied au sol, ou fredonner des airs et des chansons tout à fait inconnues. D’autres fois, il pleurait, comme un enfant fâché, sans raisons apparentes. Et puis, un matin d’Avril, il émit un cri de victoire interminable, qui sembla retentir jusqu’aux étoiles les plus lointaines. Il alla frapper aux portes de chaque étage, et quand on lui ouvrait, boute-en-train et frétillant, il disait : « Eureka ! Vous avez entendu ? Eureka ! ».

    Il retourna en premier lieu à son conservatoire de région ; il y serra la main de M. Tuque vigoureusement, en lui disant « Eureka ! », à lui aussi. Il fit ensuite un salut lointain dénué de rancune à Irène Radou, qui pique-niquait sur la pelouse en faisant des gammes, près d’une sculpture contemporaine pensée par un dément, sans doute, et qu’Aimé s’était juré de détruire un jour ou l’autre. Il cria très fort un « Eureka », qui resta sans réponses, et qu’Irène Radou pris pour de l’arrogance. Il est curieux de constater que les hommes et les femmes ordinaires confondent, chez le génial, le dilettantisme avec l’ennui compréhensible d’apprendre ce que l’on sait déjà, et la prétention ou le mépris, avec ce qui n’est autre que l’expression d’une légèreté d’âme naturelle, qu’on appelle aussi « la grâce ». Avant d’annoncer la merveilleuse nouvelle à ses parents, Aimé tint à procéder à une expérience. Il était persuadé d’avoir réussi, mais avant de s’en vanter, il lui fallait mettre son invention à l’épreuve.

    Il courut, pour la première fois de sa courte existence, vers la place Victor Hugo du centre-ville de Grenoble, qui, en ce début de printemps, restait froide, quoi qu’ensoleillée. Il voulait inaugurer et construire sa légende en un endroit qui portât le nom de l’homme qu’il admirait le plus. Victor Hugo était l’auteur préféré du jeune Aimé. La précision et l’épure tragique du verbe Hugolien l’avait inspiré toute sa vie. Il le préférait à tous les autres écrivains, et même à tous les autres artistes. A peine assis sur un fin muret de pierre, Aimé fut le témoin d’une scène de ménage pathétique, sur laquelle il concentra toute son attention. Un jeune loubard, d’un peu plus de 20 ans, peut-être moins, secouait une adolescente,-certainement sa fiancée-, en l’insultant copieusement. Aimé ne concevait pas que l’on pût manquer de respect à une personne de sexe féminin, et à plus forte raison quand cette personne, comme on le disait joliment autrefois, n’est autre que « votre amoureuse ». Truculent, le malfrat bégayait sa colère noire et insensée.

    « Regarde-moi quand j’te parle, chienne ! T’étais où, hier soir, hein ? Réponds où j’te mets à l’amande d’vant tout l’monde, j’t’assure j’en ai rien à foutre, moi t’sais… on m’prend pas pour un charlot ! » Et il appuya ses dires en collant son front contre celui de la petiote, en exerçant sur elle physiquement, une pression forte, vulgaire et inélégante. Cela la déstabilisa plus encore. « Quelle distinction, quelle raffinement », se dit Aimé en son for intérieur. « Il est temps que ces choses-là ne soient plus ! » C’est le moment qu’il choisit pour extraire son violon bleu de son étui, avant de commencer les essais cliniques de sa folle création.

    Ainsi, il joua.

    Ce fut très bref. Quelques mesures, tout au plus.

    Puis, il attendit… peu à peu, le jeune homme qui barrissait contre son amie quelques secondes auparavant, arrêta progressivement de la sermonner. Tout se passait comme si les mots tantôt prononcés ne faisaient plus sens pour lui. Aimé en resta bouche bée. Le garçon qu’il venait de guérir, chancelant près de l’abribus, ébaubi, ahuri, tout honteux, regardait à l’entour avec désarroi. On eût juré qu’il avait vécu jusqu’ici dans une complète nudité, et qu’il venait de prendre conscience, grâce à Aimé, de l’extrême gravité de son impudeur. Il rhabilla sa nature de rustre d’un voile de délicatesse, et prit le visage charmant de sa belle entre les mains. Il le plaça en face du sien et se confondit en excuses. Le plus sincèrement du monde, semblant regretter celui qu’il avait été jusqu’alors…

    La métamorphose ne se limita pas à notre couple désormais réconciliés. Elle atteignit toutes les personnes susceptibles d’avoir entendu la belle comptine d’Aimé.

    Avant cela, et en une poignée d’années seulement, la place Victor Hugo de Grenoble était devenue une zone de non-droit total, pleine de crasse et de laideur, mal fréquentée et dangereuse. Punk à chiens enragés, vagabonds ivres et agressifs, sans papiers patibulaires, caïds, voleurs, violeurs, singes hurleurs et autres manants, en avaient fait leur fief. Tout à coup, cette amas de nuisibles errants,-véritable lie de la société moderne-, préféra adopter une conduite infiniment plus digne et plus humaine. Une mendiante,-par choix, et non par indigence réelle-, tatouée et coiffée de dreadlocks crépus qui puaient, affirma tout haut et quatre fois de suite cette chose-là : « Je suis sale. Je suis sale. Je suis sale ». Elle ajouta même, la quatrième fois : « Je suis vraiment très sale ». Les trafiquants de drogues qui déambulaient de-ci de-là, s’empressèrent de vider le contenu de leur sachet dans des poubelles publiques. Les groupes d’individus qui braillaient plus fort que les autres, en couvrant les conversations des passants avec leurs musiques de brutes, eurent la civilité nouvelle de baisser le volume général de leurs postes de radios, afin de respecter le confort d’autrui. Cerise sur le gâteau, les commerçants vendeurs de gaufres, de churros, et de pommes d’amour, abaissèrent instantanément leur tarif de vente, à une hauteur raisonnable qu’ils n’auraient jamais dû dépasser.

    Aimé ne cacha point son contentement. Il joua le même prélude en tournant sur lui-même, comme pour doubler la dose de Bien-être à diffuser dans les 500 mètres alentours. « Hourra, je l’ai fait, j’ai réussi ! » déclama-t-il avec tant d’allégresse qu’il en rompit une corde de son violon. Hilare, il fonça ensuite vers le magasin Deshairs Musique, qui était situé dans une rue adjacente, et répara sa machine à notes fantastique ; celle qui, guidée par l’audace de son génie philanthrope, devait bientôt changer la face du monde. Toutes ces années d’efforts, tous ces longs mois d’ascèses, de réflexions, de solitude, n’avaient donc pas été vains. Aimé, dans l’intimité de son minuscule appartement de la rue Servien, venait de mettre au point la mélodie du siècle : une mélodie sacrée, celle qui fait des gens mauvais… des gens bons

    Il restait une cabine téléphonique en fonction, non loin de là. Aimé, qui n’avait pas de téléphone mobile, dut rentrer dans cette cabine, comprendre qu’elle ne marchait qu’avec une carte spécifique, aller l’acheter au bureau de tabac de la rue Béranger, puis retourner à la cabine, et tout cela, à bout de souffle. Il composa le numéro de ses parents avec frénésie. C’est Jean, son père, qui décrocha le combiné.

    « Maman, papa, c’est terminé… enfin, bref, ça commence ! Ce que je voulais offrir à la planète, aux autres et à vous, je l’ai achevé ! De mon vivant ! Et tôt, en plus ! J’ai encore toute ma vie pour enchanter les villes, les pays, les continents, et tous les océans, jusqu’au pôle Nord et au pôle Sud… peut-être même que j’irai dans l’espace prêcher la bonne musique ! Je suis tellement heureux que je pourrais m’envoler. Merci de m’avoir fait à l’image de votre amour. Voilà votre récompense. »

    Et il raccrocha sans échanger un mot avec son père, ni avec sa mère. Malgré tout, Jean fut rempli d’une immédiate tranquillité, dont Marie s’abreuva en se blottissant contre lui. Le lendemain, leur fils devint une célébrité nationale.

    Partout, les maris alcooliques cessaient de battre leurs épouses, les épouses infidèles cessaient de tromper leurs maris, les bandes armées déposaient leurs armes en pleurant, les ministres religieux agissaient enfin selon le strict texte des livres, les médecins soignaient correctement tous leurs patients,-y compris ceux qui n’en avaient pas les moyens-, et les politiciens imaginaient, d’une façon inédite et surprenante, des lois utiles qui concernaient à présent, le sort des plus démunies….

    Pour détailler davantage… les jeunes gens respectaient à nouveau leurs anciens, et les anciens cédaient sans plus d’amertume leur place à ces jeunes gens, quand il était l’heure de leur laisser la place. Enfin, John Lennon et Michael Jackson admirent, de concert et au bonheur de tous, qu’ils n’étaient jamais vraiment mort et que leur disparition procédait d’une odieuse mascarade médiatique. Bien sûr, « ceux d’en haut », malotrus invisibles qui tiennent depuis toujours les commandes dans la pénombre, furent divisés par la nouvelle donne qu’Aimé distribuait aux quatre coins du globe. Tout était à repenser : les rapports de force, l’idéologie de la domination, l’hégémonie des canailles, les guerres intolérables, les propagandes… il faut le dire, plus rien ne marchait. Initialement, la presse étrangère,-américaine, notamment-, se réjouit d’un scoop aussi gigantesque. Mais quand elle entrevit les conséquences à longs termes de cette révolution des mentalités, elle commença à trouver de sérieux défauts à la perfection d’Aimé.

    Elle approuva en masse, dans cette logique, le président des Etats-Unis, Mohammed Al Bernstein, quand celui-ci prit la décision d’envoyer un drone explosif pour mettre fin au parcours buissonnier du petit violoniste isérois. Son argument était imparable, jugez-le donc plutôt ! « Si Aimé essaie de faire le Bien autour de lui, c’est parce que c’est un fou, et qu’il est dangereux ! Qui est-il pour savoir ce qui est bien, et ce qui est mal ?». L’opinion du reste des terriens, qui n’avait pas été affecté par la vertu d’Aimé et celle de son instrument de bois, finit aussi par se convaincre du bien-fondé des attaques envers cet affreux musicien qui était,-quel sacrilège-, sur le point de rendre enfin, les gens heureux. Il faut noter que la théurgie musicale d’Aimé ne faisait effet qu’en corps à corps, et qu’elle ne franchissait que difficilement la barrière des médias virtuels et vidéos. Quand on écoutait son aubade à la télévision ou sur internet, on n’en éprouvait qu’un vague sentiment de réconfort, immédiatement disparu quand déboulait à sa suite un programme au degré de crétinerie spectaculaire, et qui fakirisait la concentration des plus faibles.

    L’Otan, à 12h26, un jeudi du mois de juin, lança son obus téléguidé en direction d’Aimé, le petit violoniste.

    A ce moment-là, il était en ballade en Provence, près d’une route départementale inégalement goudronnée, sur un chemin en pente très caillouteux. Aimé perçut un vrombissement furieux, à travers les nuages, avant que le missile ne lui apparût nettement dans les hauteurs. Dans un réflexe d’auto-défense qui devait lui sauver la vie, il joua de son violon à toute vitesse, en fixant du regard et du cœur, la possibilité de sa destruction. Lorsque retentit la dernière note du chant miraculeux, la bombe n’était plus qu’à quelques centimètres de son menton. Elle chut mollement au sol, vide à présent de toute énergie, mais elle y écrasa au passage, l’orteil du maestro de son poids d’enclume. Aimé en ressentit une vive douleur, cependant que l’obus lui présentait ses excuses, en crissant terriblement des boulons…

    _Pardonne-moi, Aimé, je n’y suis pour rien…

    Aimé ne lui en tint pas rigueur. Et il reprit son pèlerinage en boitillant.

    Son triomphe semblait alors total. Le pouvoir de coercition de sa musique, si positive et si optimiste, adoucissait les mœurs, tout autant que l’esprit des choses, et l’âme des objets.

    Aimé allait bientôt devenir une légende, l’homme qui persuade les balles de ne jamais tirer, la poudre de ne pas prendre feu, et les bombes de ne plus exploser… aussi fort que Gandhi, que Che Guevara, et que Jésus réuni, Aimé était bel et bien le pacifiste du millénaire, celui qui avait enfin su accomplir le projet de paix perpétuelle, l’ataraxie universelle tant désirée et tant attendue, et qu’on avait toujours cru impossible.

    Mais cette paix totale dura très peu de temps. Quelques semaines après l’improbable évènement provençal que nous venons de narrer, une rumeur commença à s’élever derrière le passage d’Aimé et de son élixir d’amour acoustique, dans chacune des villes d’Europe qu’il traversait. Des âmes brisées qu’il avait guéries 2 ou 3 jours auparavant, revenaient à lui au pas de course, catastrophées, en lui annonçant que tout le Bien qu’il faisait, dès qu’il avait le dos tourné, quelqu’un se chargeait de le défaire. « Qui ? », « Quoi ? », « Comment ? » furent les questions qui jaillirent en touffe de la gorge nouée du jeune virtuose. Ses suiveurs et ses compagnons ne savaient que dire pour le rassurer. Une vague de scélératesse auquel ils avaient échappé par la grâce de Dieu, s’abattait après la mélodie de son nouveau prophète, submergeant les bons samaritains d’Ouest en Est, sur les traces du prodige. Aimé avait donc un nouvel adversaire, un imitateur, un copycat, comme le lui expliqua un peu plus tard un inspecteur de police, qui le suivait par conviction depuis le début de son aventure. La troupe des « gentils », comme se plaisaient à s’appeler Aimé et ses inconditionnels, se trouvait dans les environs de Kief, dans l’actuel Ukraine, quand on leur apprit qu’ils étaient suivis par une bande de troubadours travestis en filles de joies. Les quotidiens,-de droite comme de gauche-, s’amusèrent unanimement du duel sempiternel entre les forces du Diable et celle du tout-puissant, qui se dessinait encore à l’horizon, et prendrait forme prochainement en terre Slave, aux confins de l’Occident et de l’Asie.

    Ils avaient même trouvé un surnom aux ennemis jurés d’Aimé : le gang des « mâcheuses de chewing-gum ». Ce groupuscule vindicatif aux intentions inconnues, était constitué de quatre anarchistes tri-sexuels, (entendre par là : fornicateurs de femmes, d’hommes et d’animaux domestiques) ; ils avaient pour autre caractéristique de mâcher inlassablement des paquets entiers de chewing-gum de marque Hollywood.

    Un jour qu’Aimé virevoltait avec son violon dans le Nord des Carpates, sous une grande forêt de sapins et de conifères, il entendit un son exactement opposé au sien, le contrer en fa dièse mineur. C’était dissonant, rugueux, amer et noir comme un bruit de l’Enfer… mais ce n’était que le morceau de ce brave Aimé… joué en sens inverse !

    Il se retourna très lentement.

    Derrière lui, il découvrit l’horrible gang des mâcheuses de chewing-gums. Quatre trentenaires masculins bodybuildés, vêtus en pom-pom-girl, et aux cheveux multicolores.

    Leur chef, cheveux roses, ouvrit ce bal d’ignominieux.

    _Coucou, Aimé ! dit-il, langoureuse. Alors, ça biche ?

    Les trois autres rirent à l’unisson, comme riaient les sorcières de nos cauchemars d’enfance. Aimé en eut le sang glacé. Cheveux roses continua de faire le fanfaron.

    _Tu sais que j’étais tout tremblante, à l’idée d’te rencontrer, mon minou ? Les filles, elles peuvent te le dire… elles ont même eu un doute… elles disaient que j’étais p’t’être amoureuse, qu’est-ce t’en penses ?

    Encore des rires insoutenables. Téméraire, à quatre contre un, Aimé maintint le cap et trouva néanmoins une riposte :

    _ Je pense que vous n’avez pas assez d’intelligence pour créer un enchainement de notes rudimentaires, et que la seule chose qui soit en votre pouvoir, c’est de me parodier.

    _Pas faux, ma gueule ! s’exclama cheveux vert fluo, en dandinant du postérieur. En même temps, nous on s’en fout, on a aucun talent, d’ailleurs on l’revendique ! Pas de dignité, pas d’amour propre, on laisse ça aux curés d’la bien-pensance, tu piges ? Ni Dieu ni maître,fuck you Bitch !

    _D’ailleurs comme dit l’proverbe… la fin justifie les moyens, c’est surtout ça quoi ! précisa cheveux turquoise, en reniflant la morve qui lui pendait sous les narines.

    _Quelle fin, au juste ? fit Aimé en haussant les épaules avec découragement. Moi, je propose quelque chose, c’est peut-être naïf, mais au moins, ça a trait à la vie, à l’espoir ! Vous, vous voulez tout détruire. Mais il n’y a que la lumière qui existe en ce monde, l’obscurité n’est qu’une absence de lumière, momentanée, insignifiante, incalculable, non-quantifiable, et qui fera bientôt place au soleil. La nuit, c’est le zéro, le rien. L’obscurité, et le mal, ça n’est pas une posture viable pour qui…

    _…Ta-Gueule, putain ! Oh la la, j’ai cru qu’il allait jamais la boucler ! On comprend que dalle à c’que tu racontes, rengaine un peu tes cours d’philos, mon p’tit chat, ça m’use les méninges !

    C’était le dernier jojo, cheveux chauves (rien sur le dessus, une forêt sur les tranches), gueule de clown, teint beige, qui avait parlé.

    Aimé susurra ensuite cette triste demande, comme s’il l’adressait en personne, à celui qui est, là-haut, tout là-haut :

    _Mais… pourquoi ? Pourquoi sont-ils tels qu’ils sont ?

    _Parce qu’on s’fait chier comme des rats morts ! reprit leur leader avec hargne. On en peut plus, de ton utopie à la con où y s’passe strictement rien… faut qu’ça swing ! Oh… visez-moi c’pauvre chou, les copines, on dirait qu’y va s’mettre à chialer ! Allez, en garde, sale bestiole, et que les meilleures gagnent…

    Il n’avait pas vraiment fini de parler.

    _… ou les pires… ah ah ah ah ah !

    Cheveux roses, cheveux verts, cheveux turquoises (alias vieille fiotte, comme il préférait qu’on l’appelât en général) et cheveux chauves dégainèrent leur violon gris simultanément. Aimé fut un peu plus lent… juste un tout petit peu plus lent. Tricheur, les membres du gang maudit firent geindre leurs cordes avant le top-départ officiel, et la lutte prit fin sans avoir véritablement commencé. Un éclair jaillit d’un nuage sombre, fendit l’espace en deux et écrabouilla Aimé en une fraction de seconde. De la fumée s’échappa en volutes au-dessus des fougères, et toutes les fleurs à l’entour fanèrent sur le champ, en s’enfonçant dans le sol à grande profondeur. Le gang des mâcheuses de chewing-gums vociféra sa victoire en envoyant valdinguer ses violons vers le ciel, dans un geste de défiance blasphématoire, au sens plus qu’évident. Cheveux verts, sardonique, hulula en direction du cosmos, pendant qu’il se masturbait jusqu’à la douleur.

    _T’as vu Aimé ? T’as vu comme y t’aime, ton papa ? Y t’as grillé l’cul comme un nugget’s, et maintenant t’es cuit, pauv’ con ! Ah, ça ! Il te l’a cramé rien qu’en lâchant une perlouze, ta sale gueule, et VLAN !!! ah, putain, c’est trop fort, Aimé, le génie d’mes deux qui valait pas mieux qu’un PROUT ! Mais Nique ta grand-mère quoi !!!

    Occupées à fêter le triomphe de leur bassesse, les quatre cavalières de l’apocalypse ne virent pas dans l’immédiat qu’une silhouette se dessinait à la place de l’Aimé fraichement évanoui. C’était un homme au nez légèrement aquilin, aux longs cheveux blancs ondulés, et costumé à l’image des aristocrates du 17ème siècle.

    Quand ils s’en aperçurent, les membres du gang se dévisagèrent les uns les autres, amusés et inquiets à la fois, face à ce nouveau mystère. L’inverti en chef y alla d’une première supposition…

    _C’est un genre de Druide ?… qu’est-ce z’en pensez, les meufs ? Comme dans Astérix et Obélix, j’m’y connais, ma parole !

    _Moi, j’pencherai plutôt pour un camé en train d’faire un mauvais trip… estima au jugé cheveux verts, tout en continuant de se branler.

    _Mais non, vous êtes connes les mecs… c’est c’compositeur là… qui date de Cro-Magnon… un rital en plus… et p’is rouquin, aussi !

    Le célèbre inconnu entama les présentations en claquant du sabot contre la terre.

    _Haut les mains, chenapans ! Lâchez vos armes ! Je me présente, Antonio Vivaldi, enchanté. Certes, il est juste de dire que, de mon temps, certains aimaient à m’appeler « il prete rosso ». Mais cela n’a plus d’importance. J’arrive en droite ligne du paradis des musiciens, avec pour charge de délivrer cet urgent message céleste. Lorsqu’un de mes airs fameux jaillira de ce flutiau imaginaire, Dieu s’exprimera à vous d’esprit à esprits. Sur ces entrefaites, messieurs, mesdames… il ne me reste plus qu’à jouer de mon instrument. Au plaisir de ne jamais vous revoir !

    Il fit mine de tenir une fine flûte entre ses doigts, puis souffla à l’intérieur de ce vide ; pourtant, les notes retentirent bel et bien. Les membres du gang des mâcheuses de chewing-gum se sentirent comme paralysés, brusquement. Et la parole du créateur s’écrivit dans leurs cerveaux en les sidérant pour toujours :

    Hommes cyniques,
    vous fûtes mon erreur.
    A présent, CREVEZ !!!

    Aimé n’avait pas été tué par la foudre divine. Elle l’avait, au contraire, sauvé de la mort. Les archanges les plus chers au seigneur l’avaient rendu à l’Eden, là où était sa vraie place, loin des hommes et des femmes du 21ème siècle.

    Après avoir gracié le dernier élément qui en valût la peine à ses yeux, le tout-puissant s’éloigna de notre planète, à reculons, les yeux grands fermés. Abandonnant, et pour de bon cette fois, les barbares et les perfides incroyants, à leurs sorts et à leurs vices.

    Plus miséricordieux que la miséricorde elle-même, Aimé jeta de l’Empyrée et à l’aveuglette une dernière supplique à la mer, en la destinant à tous ceux qui pourraient, in extremis, et si Dieu le voulait seulement, se faire pardonner encore…

    _Je suis Aimé, le petit violoniste… et je vous ordonne d’aimer !!!

    L’écho de sa voix parcourut l’univers jusqu’aux temps de la fin, avant de mourir dans l’oreille d’un ange.

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    Moi meme sans chapeau

    Vos mots et vos maux sont beaux !

    Votre talent et la multitude de vos facettes et de vos horizons ne surprennent plus…

    Solitude… Sollicitude… Sans portes ni fenêtres…

    J’éprouve du mal à interagir en mode « commentaire »; le billet a trop de caractère, la construction du texte est juste formidable et je détesterais y adjoindre des mots qui en retrancheraient une once de sens ou de saveur.

    Quant aux maux, je prie pour qu’ils soient contagieux… Dans le domaine médical on parle de « porte d’entrée » pour la contraction d’infections… D’où l’intérêt de heurter, de blesser, de couper dans le vif dans l’espoir de revivifier les latences et les inconséquences.

    On ne peut pas se passer les uns des autres pour accéder à la solitude, dans la maison que vous avez construite, que chacun doit bâtir.

    Les remèdes et les maux… Les silences etles mots… Tout cela, juste pour rien ! Un rien comme le plus précieux des biens, un rien comme le plus solide des liens, un rien comme un tout, un tout en un ! Seul.

  • avatar
    jacou

    Je parle de plus en plus du véritable challenge de l’incarnation humaine : de la condition instinctive du corps d' »animalité » au corps conscient de l »hominité » qui se manifeste par un fonctionnement différent de par l’attention consciente portée au corps et de la circulation de l’énergie .
    A l’instar de la vision profonde de Sri Aurobindo :

    … »Telle est la nouvelle aventure à laquelle Sri Aurobindo nous convie, une aventure dans l’inconnu de l’homme. Bon gré, mal gré, la terre entière est en train de passer dans un nouveau sillon—mais pourquoi pas de bon gré ? Pourquoi ne collaborerions-nous pas à cette aventure jamais courue, à notre propre évolution au lieu de répéter mille fois la vieille histoire, au lieu de courir après des paradis artificiels qui n’étancheront jamais notre soif, ou des paradis de l’au-delà qui laissent la terre pourrir avec nos corps. « Pourquoi commencer si c’est pour en sortir! s’écriait la Mère, qui continue l’œuvre de Sri Aurobindo. À quoi sert-il d’avoir tant lutté, tant souffert, d’avoir créé quelque chose qui, dans son apparence extérieure au moins, est si tragique et dramatique, si c’est simplement pour vous apprendre à en sortir—il aurait mieux valu ne pas commencer!… L’évolution n’est pas un chemin tortueux pour en revenir—un peu meurtri—au point de départ; c’est, tout au contraire, dit la Mère, pour apprendre à la création totale la joie d’être, la beauté d’être, la grandeur d’être, la majesté d’une vie sublime, et le développement perpétuel, perpétuellement progressif, de cette joie, de cette beauté, de cette grandeur—alors, tout a un sens. » (Entretiens 1958, p. 231.)

    – Et dans ce sens , un message actuel de celle qui fut connue sous le nom de Marie Madeleine, un être éminemment spirituel contrairement aux dires de l’ignorance religieuse . Elle parle ici de la maladie, de son sens et de son rôle :

    … »La maladie n’est pas mauvaise au sens moral du terme. Elle est, bien sûr, ennuyeuse, gênante, douloureuse, et à la lumière de cela, il est naturel que vous aspiriez à l’harmonie et la santé, mais la maladie elle-même n’est pas mauvaise. Elle est le résultat final d’un processus intérieur, et une dynamique entre la répression et la volonté d’être vu, et cette dynamique se fait connaître à travers le corps.
    Voyez votre corps comme un instrument très pur. Bien que votre tête soit pleine de jugements moraux sur le bien et le mal, le corps reste extérieur à cela.

    Le corps vient avant, et est extérieur, au domaine du jugement et de la moralité.
    C’est en soi un miracle ; le corps ne sera pas pris au piège par, et ne se joindra pas aux voix des préjugés, de la peur et la moralité. En ce sens, le corps est l’instrument le plus pur à votre disposition dans l’ici et maintenant.
    Ne considérerez pas le corps comme une simple chose physique, comme un simple morceau de matière, mais comme une manifestation ou un phénomène beaucoup plus complexe. »…

    http://www.arcturius.org/chroniques/apprendre-a-comprendre-la-maladie-pamela-canalise-marie-madeleine/

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    jacou

    L’éveil pour les nuls

    Synonymes : être en pleine conscience, s’éveiller, élever sa fréquence, se déprogrammer de la dualité , vivre : l’amour, la joie, la plénitude, l’intensité d’être une individualisation du Tout ,…

    Elever sa conscience. ( par Joéliah )

    Elever sa conscience, c’est sortir de l’illusion de la séparation pour entrer dans celui de l’unité et donc du respect de tous.
    Plus la conscience est éveillée et plus l’évidence des liens qui nous réunissent tous, y compris les autres royaumes – minéraux, végétaux, animaux et angéliques – devient forte.
    Ce que nous faisons aux autres, c’est à nous que nous le faisons via le champ quantique. Le hasard n’existe pas.

    Si nous subissons des événements incontrôlés, c’est que notre taux vibratoire le permet.
    Plus il est bas et plus il attire la basse fréquence et donc du lourd, du mauvais, de la souffrance, de la violence, des expériences douloureuses… c’est l’enfer intérieur et extérieur et plus il est élevé, plus nous approchons d’un état de béatitude, bien-être, joie, facilité, réussite… la source coule plus facilement dans notre vie avec son lot de bienfaits, c’est le paradis retrouvé.
    Parfois, il est nécessaire de descendre très bas pour vivre la ‘nuit noire de l’âme’, la séparation… pour remonter ensuite avec l’assurance ferme de vouloir vivre différemment dans la lumière et l’unité et se mettre en action dans de nouveaux choix de vie.

    Comment remonter sa fréquence ?
    En premier par la détermination de vouloir se transformer et donc par l’amour inconditionnel de la vie, de soi, du monde… par la neutralité des émotions et donc la compassion vis-à-vis de ce qui dérange, par des vrais pardon (par don d’amour pour soi et les autres) et des actions justes.
    Par un arrêt total de substances qui font baisser l’énergie, comme la drogue, l’alcool fort, les cigarettes, les médicaments et une détoxination ou des purifications intérieures et extérieures.
    Arrêt aussi d’attitudes morales comme dépréciation, dévalorisation, rejet, plaintes, critiques, accusations ou auto-sabotage intérieur et transformation radicale d’état d’être, en vivant l’instant présent et en prenant du temps pour se faire du bien et se revaloriser.
    Par la réunification à la nature, des marches de gratitude, en enserrant un bel arbre sain et se nourrir de son énergie après l’avoir remercié, en prières, méditations, grâces et communion à la Source, par l’intermédiaire des rayons sacrés…

    En écoutant notre musique préférée, en chantant, dansant, lisant des enseignements élevés de développement personnel ou des belles histoires motivantes ou en écoutant des audios appropriés.
    En passant du temps à bien s’occuper d’animaux, en jouant avec des enfants, en riant avec des amis, en partageant de beaux moments. En rendant service par l’appel du cœur (et non parce que c’est obligé et une contrainte)… il y a de multiples manières simples et gratuites.
    Plus la fréquence est élevée et plus la vie devient cool.
    Tout peut changer, tout peut être élevé ou abaissé. Il en est fait selon notre foi et nos choix.
    Que le meilleur soit !
    Joéliah
    http://lejardindejoeliah.com

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    jacou

    Pour le titre de mon dernier commentaire :  » l’éveil pour les nuls  » je faisais référence avec humour ? à la série des « bouquins pour les nuls  » que j’ai eu l’occasion d’utiliser avec profits, loin de moi d’avoir en aucune façon considérer comme nuls ceux qui n’ ont pas d’idée bien précise en ce qui concerne l’éveil, je suis en chemin comme tout le monde !

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    Pascal

    Une perle de conteuse ; le coup de l’idée qui permet de construire, et le cheminement de la fille dans la vidéo, l’état de son monde, le fait de voir au-delà de ce que l’on perçoit à l’instant pour construire à la force de l’idée que l’on pourrait corréler il me semble à l’imagination, me fait penser à ce qu’explique l’auteur commentateur en postface du roman La plaisanterie de Kundera. Il explique que c’est le roman de la « dévastation », mais pas une dévastation comme peut en être témoin la fille-femme, ni comme peuvent le vivre les Palestiniens à Gaza et ailleurs quand ils sont bombardés ou se font tirés dessus par l’armée de Tsahal, ou disons pas tant / uniquement. En tout cas, il ne s’agirait pas nécessairement d’un monde détruit / visuellement dévasté. La dévastation dont il est question, de son point de vue, c’est le « dérèglement sémiotique du monde et de l’existence », et où la « plaisanterie amère » en guise de « mot doux » de Ludvik est prise pour une louange à Trotski et son idéologie, et où si il y a contexte avec ses conséquences, la méprise n’est pas que du fait du cadre politique de l’époque, où d’autres personnages du roman qui ne subissent pas tant les conséquences du régime « socialiste » sont aussi sujet à une forme de dévastation. Dévastation qui remonterait à très loin pour lui, que l’on retrouverait aussi d’une certaine façon dans les romans de Kafka (il cite le cas K.), Cervantes et cætera.

    Extraits où il explique le coup de la dévastation : « La dévastation, en somme, se vérifie par ce qu’on pourrait appeler le dérèglement sémiotique du monde et de l’existence. La majestueuse Histoire fait des blagues. Des anges de pierre destinés à évoquer la profondeur des cieux annoncent leur vacuité. La glace d’un cornet devient la flamme d’une torche. Une vulgaire opération d’endoctrinement civique a la gravité d’une cérémonie sacrée. Et un billet doux passe pour une déclaration politique. »

    « Ce dérèglement de la relation sémiotique affecte en même temps les deux termes de celle-ci : dissociés, délivrés les uns des autres, les signes et les sens, les mots et leurs référents volent librement chacun de leur côté, et leurs rencontres ne sont toujours que provisoires et instables, si bien qu’un même signe peut recevoir mille sens différents sans que son apparence soit changée. »

    Et quelque part, si le roman de Kundera illustre cette « dévastation » suivant ce regard porté, les commentateurs à l’époque de la sortie du livre, surtout en France – Occident, du fait du contexte en Tchécoslovaquie, l’ont vu comme un geste d’opposition politique, et pourrait plus ou moins considérer que le livre / façon de le considérer a eu un destin similaire à la carte de Ludvik (plusieurs interprétations possibles), car si il y a le contexte politique en toile de fond, il y a aussi critique du « modernisme » et Kundera aurait lui-même dit que le livre était avant tout un roman d’amour.

    Bref, le remède à cette dévastation est probablement de se construire maison par l’idée, la force de l’idée, forger son sens / essence, façon de voir / considérer les mots et ce qu’ils désignent (et ce que la polysémie des mots peut compliquer en tant que lecteur / spectateur, ne l’est pas quand on construit soi-même le sens, en est créateur).

    Et sinon, difficile de bien rendre l’idée telle qu’imaginée avec photos que j’ai trouvées (pour la lune, c’est une que j’avais prise à époque où je m’étais essayé à astrophotographie, la photo du « ciel » et de l’oreiller prises sur moteur recherche d’images Ecosia), mais voilou ptite compo visuelle sur l’idée du « ciel comme parquet et la lune comme oreiller » :

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    Pascal

    J’ai commencé à relire Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry. Quoique je ne sais pas si je l’ai déjà lu en entier. Probablement dû le lire sur les bancs de l’école et une autre fois plus tard. Toujours est-il qu’il y a le fameux coup de ne pas tant se fier à ce qui est perçu mais de créer par l’idée, l’imagination, donner du sens selon notre regard. En tout cas, dans l’introduction, il est question d’un dessin et de l’interprétation qu’on peut en avoir qui m’a fait penser à ce billet, à ça, ce que vous exprimez, poème conté, puis de ce que je me souviens, l’histoire du Petit Prince est un peu comme un hommage à cette poésie du regard, de la « magie de la vie » que nous pouvons perdre petit à petit et suivant les événements auxquels nous pouvons être confrontés, sauf ptêtre à le « travailler », sculpter par la conscience, l’éveiller, le réveiller. Me fait penser que dans le petit doc’ du paradigme de l’éducation, de ce que je me souviens, à un moment donné, il y est expliqué que vers 5-6 ans, si il est demandé d’imaginer les diverses possibilités d’utilisation d’un trombone (l’objet utilisé classiquement pour maintenir solidaire plusieurs feuilles), beaucoup d’enfants peuvent en trouver un grand nombre, mais bien plus tard, passé la 15 ène d’années, la majorité en imaginerait beaucoup moins. Ce qui n’est ptêtre pas que le reflet du formatage scolaire, mais illustre une « poésie créative » qui peut s’éroder pour diverses raisons, à l’image de l’aviateur de Saint-Exupéry qui enfant a été frustré de voir que les adultes ne voyaient pas qu’il ne dessinait pas un chapeau et qui devenu « adulte », face au petit Prince et ses demandes de dessin, constate qu’il a probablement perdu de cette « faculté » ; à l’image aussi des hommes de la vidéo anime qui dans une société totalitaire / industrielle en sont des rouages, peut considérer qu’ils en ont perdu aussi, que ça l’illustre, mais où un foulard rouge devient un symbole d’une forme de liberté, un symbole auquel celui qui le ramasse peut y donner du sens qui dénote de la standardisation / réveil de l’émerveillement au-delà de son moment présent et de la « métaphore » si je puis dire, suscite du rêve, poésie du regard, fait de voir au-delà des apparences, autre chose, y apposer de l’idée au sens d’y donner un sens / essence où ce qui est perçu c’est pas juste un foulard mais tout un symbole, toute une histoire qui peut participer de la « construction » d’une certaine aspiration, d’un idéal.

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    jacou

    Pour les « grandes personnes » qui ont oublié qu’ils ont été des  » petits princes  »

    Soyez heureux de vivre comme des petits enfants
    par Joéliah.

    La joie, l’enthousiasme, la spontanéité et la simplicité sont des qualités à développer pour illuminer et émerveiller votre vie.

    Redevenez comme des enfants, des enfants qui s’émerveillent pour une bulle de savon, qui s’élève, qui s’élève…

    Combien d’adultes prennent le temps de s’émerveiller ?
    Redevenez cet enfant qui joue avec les éléments, qui observe et qui rit sans forcément avoir de grandes raisons de le faire.

    C’est cette joie qui va vous apporter la souplesse.
    Souvent dans votre rigidité, votre besoin de contrôler, votre désir que l’autre soit parfait ou d’être parfait, ou encore de répondre à ce que vous croyez qui va vous apporter le bonheur, vous vous emprisonnez dans une prison avec des barreaux parfois en or, mais des barreaux tout de même.

    Barreaux de vos convictions, barreaux de vos souffrances ou barreaux de vos rancunes, barreaux de votre intransigeance.
    Vous êtes dans cette prison.

    Bien souvent, vous mettez vos enfants dans la même prison que vous.

    Vous mettez votre conjoint ou votre famille, vos parents ou vos partenaires.

    Cassez, sciez vos barreaux et vivez la liberté d’être. Soyez heureux de vivre et de respirer librement.

    Arrêtez de vous enfermer dans des habitudes qui vous rendent malades et vous font souffrir, qui dépriment votre corps.

    En étant les plus spontanés, joyeux et libres possibles, vous allez vous ouvrir à la multidimensionnalité de l’Univers.

    Ainsi, entrés dans sa joie permanente, vous écouterez le chant des étoiles.

    Vous verrez la beauté de tout ce qui existe dans l’univers, de ces constellations étoilées, lumineuses et colorées.

    Vivez comme des enfants, aimez comme des enfants et soyez heureux comme des enfants.

    Osez manifester cela dans la vie.

    Ne vous laissez pas toujours freiner par les obligations et le regard des autres.

    N’écoutez pas les réflexions du genre : « cela ne se fait pas à votre âge ».

    C’est ce que vous avez à l’intérieur de vous qui compte.

    Alors, redevenez vivants, vivants de joie, vivants de gloire, vivants de simplicité, de spontanéité et d’authenticité.

    Observez l’enfant qui est là comme un maître pour vous, prenez-en modèle.

    C’est ainsi que vous pourrez vraiment, vraiment vivre cette vie avec allégresse telle que nous la souhaitons, nous les anges de la joie !

    Soyez les plus joyeux et heureux possibles !


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