Tartuffes 30


 

Tartuffe ne croit pas. Il n'est pas croyant. Mais fait comme s'il croyait. Comme s'il était croyant. Et à force de paraître ce qu'il n'est pas, il finit par être ce qu'il ne paraît pas : un mécréant... un faux croyant... un hypocrite fini devant l'infini.

Tartuffe ne croit pas. Mais il veut se faire passer pour celui qui croit et finit par y croire. Par se prendre ou se faire prendre au jeu... à ce jeu que l'on joue par en dessous et que l'on nomme hypocrisie. Mot d'origine grecque comme notre démocratie.

Avec Tartuffe, comme avec tout démocrate, on aura toujours du mal à démêler le vrai du faux... l'un comme l'autre, ne sont ni vrais, ni faux, mais une savante combinaison des deux. Ils font un vrai usage de la fausseté (sur le plan économique) et un faux usage de la vérité (sur le plan politique).
Vraie monnaie pour de faux échanges et fausse monnaie pour de vrais échanges.

Autrement dit, et Molière l'a bien compris : il y a imposture... mauvaise ou fausse posture de celui qui ne croit pas un traître mot à ce qu'il raconte mais qui, au fond de lui-même reste persuadé d'être vrai... un vrai menteur c'est tout ce qu'il est !
Tartuffe ne croit pas qu'il ne croit pas, résultat : il y croit.
Le démocrate ne croit pas qu'il croit résultat : il s'y croit. Et pousse les autres à le croire. Sur parole bien sûr !
Que nous dit Tartuffe, quand on prend le temps de le confesser, puisque la fessée est interdite :

Il nous dit en premier que la démocratie est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. C'est sa pistis, comme on dit en grec, sa croyance, toute l'étendue de sa croyance qui est à l'œuvre. Mais rien qu'une croyance, c'est à dire l'expression de ce qu'il désire, pas de ce qui est. C'est là qu'il prend ses désirs pour la réalité et nous autres pour des perroquets.

Il nous dit en deuxième que la démocratie est une libre association où les sujets sont, tour à tour, gouvernants et gouvernés. Ce n'est plus une croyance mais une opinion, une doxa qui reste vraisemblable mais non vraie, jamais relatée par les faits, ni attestée par l'histoire.
Attention nous dit Tartuffe, cette opinion vraie reste vraie et sera toujours vraie même si elle n'est jamais vérifiée. Cela s'appelle un paradigme... un modèle... une sorte de pensée régulatrice... qui dit ce qui doit être sans se préoccuper de ce qui est.
Nous voilà bien avancés. Mais la politique est un art (techné) rappelle Tartuffe et non une science (epistémé) : moralité : il ne faut pas pousser le bouchon trop loin... juste ce qu'il faut pour sauver les apparences.

En troisième, nous dit Tartuffe : de quoi on se plaint ? Quel est le vrai sujet de discorde : les hommes, les idées ou les institutions ?
Parce que pour lui, l'enjeu et le seul, c'est qu'on en arrive à ce que les hommes soient les maîtres de leurs décisions, n'est-ce pas ?
Ou du moins qu'ils aient cette impression.
Quoi ? L'impression de paraître ce qu'ils ne sont.
C'est là que l'on retrouve vraiment Tartuffe... l'être pour lequel il n'y a pas de différence fondamentale entre être et paraître... entre décider et l'impression de décider. Entre vraie et fausse liberté, la liberté étant un dénominateur commun entre les deux... merci pour la tartufferie messieurs les démocrates !
C'est ce qui m'incline à dire, ou redire, que la démocratie est sœur jumelle de l'hypocrisie... la vérité y est mais faussée, le peuple y est mais manipulé, le pouvoir y est mais doublé, la liberté y est mais corrigée... la Foi y est mais mauvaise !
On n'en sort pas... on ne s'en sortira pas, tant qu'on n'a pas compris que les fins sont peut êtres démocratiques mais les moyens ne le sont pas et ne le seront jamais...
Cela me ramène à quelqu'un qui dit : trois maux caractérisent notre putain de civilisation : la modération, la correction et la répression.

Trois progénitures démocratiques : modérez vos propos... rectifiez votre tir et réprimez vos désirs... se dit le peuple en votant... puisqu'il ne sait pas qu'il ne sait pas qu'il vote contre le peuple.

 

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30 commentaires sur “Tartuffes

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    le journal de Personne Auteur de l’article

    @Telegraphe
    Camarade,

    Je vous souhaite la bienvenue avec le cœur et pas seulement avec la tête. Parce que vous devenez au fur et à mesure l’un de nos principaux contributeurs ( en mauvais français )ou plutôt penseurs ( en bon français ).
    Tout ce que je puis dire, c’est qu’on se sent bien chez vous. Il fait bon y être comme dirait Brel.

    Personne

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    Chokri

    Tous ceux qui ont eu un esprit de Madame Pernelle et qui s’enthousiasmaient pour Tartuffe savent d’ores et déjà que les deux facettes de la monnaie sont en fait du pareille au même et que le blanc du bonnet ne cache pas la laine…

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    michelb

    Que dire d’un puissant texte en quelques mots?
    ravissements de la lecture et de la réflexion me vient d’abord.
    et réflexion me vient aussi que « démocratie » n’est pas le problème car elle n’est pas un humain tandis que les démocrates ou prétendus l’être le sont, humains, et donc sujets à la perversité, à la facilité, c’est tellement facile.
    C’est comme il ne faut pas confondre bonheur (démocratie) et plaisirs (privilèges démocratiques). D’un côté le modèle, de l’autre son application.
    L’un est un paradigme, l’autre peut devenir maladif au sens physique et psychique.
    ça me rappelle mon frère aîné, une être sublime, que je ne comprenais pas, je lui disais « les lois c’est de la merde » et lui me répondait « les lois sont bien faites mais mal appliquées ». Chacun son modèle, sa raison, ses torts.

    Le tribunal de Créteil n’a rien fait, ce sont des juges, des humains, déviants qui ont décrété que les femmes ont l’obligation d’être violées et de remercier.

    « La décision du Tribunal de Créteil d’acquitter 10 violeurs non repentis semble dire aux violeurs “allez-y” et à leurs victimes “taisez vous”. Mais Najat Vallaud-Belkacem peut mettre un terme une fois pour toutes à l’indulgence vis-à-vis des violeurs, dont 98% restent impunis. »
    LeMonde.fr – Procès des « tournantes » : le parquet fait appel du verdict
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/10/12/proces-des-tournantes-le-parquet-fait-appel-du-verdict_1774777_3224.html

    Georges Box (un statisticien clair) disait tout simplement : « tous les modèles sont faux » et bien sûr qu’il a raison.

    Le mot « démocratie » est donc le nom d’un modèle indiquant que le peuple décide tout ensemble de sa destinée et non pas quelques privilégiés ayant pris le pouvoir par des artifices. Il existe au monde encore quelques tribus démocratiques avec sage plutôt que chef dont la voix compte pour un mais raisonne et résonne.

    Un juge injuste, un démocrate profiteur, chacun a réellement un nom que les médias ne disent pas sauf contraints et forcés et paradigmentalement parlant chacun est bien en dessous de la classe sociale la plus basse, c’est-à-dire un suppôt de satan.

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    Samouraï ancolie

    apparence apparence!

    tous dans l indifférence

    jouer a ne pas etre

    préférer apparaitre

    tous bouffons d un roi

    advienne que pourra

    je suis tu es nous sommes

    juste des figurants

    d une vie qui nous assommes

    d habitudes d attitudes de servitudes

    de solitude

    a ne plus savoir qui nous sommes

    abandonnés extenués annihilés

    a peine né

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    Galahad

    Sûr, le démocrate est un faux jeton, rien à voir avec notre ami le fanatique qui, certes vous coupe la main ou la tête à la moindre incartade, mais qui vous avez prévenu ! On attend l’avènement de tous ces fachos avec une grande impatience.

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    jacou

    Belle leçon de théatre politico philosophique

    JE CROÂ, TU CROÂS, IL CROÂT

    Le monde entier est devenu une Tartufferie depuis que les hommes sont devenus uniquement des penseurs ,qu’il ont comméncé à plus penser la vie que la vivre, depuis que la pensée fonctionne en circuit fermé dans le labyrinthique bocal mental, depuis que les hommes ont cessé de voir, d’observer, pas seulement avec les yeux physiques mais avec le regard de la conscience qui transcende l’elaboration mentale.

    A l’intention des philosophes authentiques une petite présentation de:

    José Leroy est professeur agrégé de philsoophie, diplômé des écoles nationales supérieures d’ingénieur. En 1993, sa rencontre avec le philosophe et mystique Douglas Harding est déterminante et José Leroy a animé avec lui de nombreux stages dans toute la France.

    LIRE : Éveil et Philosophie – Éditions Accarias-L’Originel

    Quatrième de couverture :
    On ne sait plus aujourd’hui ce qu’est la philosophie véritable, ni ce que signifie le précepte de Delphes : « Connais toi toi-même ». On ne sait plus de quelle puissance d’éveil l’homme est capable.
    La philosophie moderne se réduit le plus souvent à un simple exercice intellectuel coupé de la vie ; le philosophe est devenu un penseur et l’homme s’est oublié lui-même. Ceux qui s’intéressent à la connaissance d’eux-mêmes doivent chercher ailleurs leur nourriture.
    C’est pourquoi ce livre veut nous rappeler ce qu’est la vraie philosophie, ce qu’elle était pour les grecs, pour Platon ou pour Plotin. Mettons nous à nouveau à leur école pour redécouvrir que la philosophie est une discipline rationnelle qui trace un chemin d’éveil à la véritable nature de l’homme. Cet éveil est à la fois une connaissance et une expérience transformante qui ouvre dans l’âme un passage vers l’Esprit, vers la nature originelle de l’homme.
    Tel est le secret oublié de la philosophie, et son évidence aussi, car les philosophes de l’Antiquité n’ont cessé de l’enseigner. Mais ce secret est maintenant absent de notre culture moderne, absent de la philosophie, absent de l’art et de la science.
    Il est temps d’avoir assez d’audace pour écouter à nouveau l’appel de Delphes et reconstruire des ponts entre philosophie et spiritualité, logique et mystique, raison et intuition.

    Et pour conclure….

    Les ignorants rejettent ce qu’ils voient non ce qu’ils pensent ; les sages rejettent ce qu’ils pensent, non ce qu’ils voient . ( HUANG PO )

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    Christian Bitard

    Bonne analyse, mais vous prenez la démocratie telle que nous la connaissons aujourd’hui comme une chose en soi, ce qu’elle n’est pas.

    Les Athéniens connaissaient une autre forme de démocratie que la notre : les charges de la cité, par exemple, y étaient distribuées au hasard entre concitoyens. Notre démocratie, celle que nous subissons aujourd’hui n’est pas non plus semblables à celle que les Suisses connaissent.

    Notre démocratie, celle que nous subissons aujourd’hui est issue du modèle britannique, et sans doute est-ce pour cela que vous devinez se dessiner derrière ses beaux principes une réalité complètement hypocrite. Je dirai, moi, plutôt : perfide, à l’image du pays qui l’a vue naître.

    Mais pour une personne qui comprend ce que la démocratie à l’anglaise cache dans ses apparats, combien de multitudes n’y voient que du feu ? Et de répéter -comme ces perroquets dont vous parlez– à qui la critiquerait cette phrase de Churchill, ce traître de britannique, que « la démocratie est le pire des régimes à l’exclusion de tous les autres », ce qui est bien de l’humour anglais, il faut en convenir.

    Cette prostituée a décidément encore de beaux jours devant elle.

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    simplesanstete

    Déçu qu’il vous plaise le gentil Télégraphe,que j’ai importer ici, déçu du jugement de Personne et c’est la 2eme fois.
    Tartuffe est avant tout une satire de la dévotion des satyres,m’as tu vu, regarde moi, d’un vœu veule, on aimerait y croire comme dieu, démocratie, économie et ses déclinaisons, on y croit, on n’y croit plus, on aimerait y croire, on y croit encore.ce qui nos amène tout naturellement à la dévotion des dévots de Personne ici et maintenant.Jeu, ne pouvant se classer parmi eux pour les raisons sus mentionnés, la correction à un double sens, rectifier et punir.Tester les limites est dans la nature du jeu, encore faut il en avoir, qui découvre, des je, très structurés, pleins de rhétoriques plus où moins séduisantes et qui n’en finissent plus de tourner en rond et aficionados d’une sorte de …………….. révolution, bien sûr, sangsues du consensus du quiproquo.

    moralité : il ne faut pas pousser le bouchon trop loin… juste ce qu’il faut pour sauver les apparences.

    La droite garde les apparences et la gauche les sauvent, les travestissent en se montrant critique, qui n’en finit jamais, 180 ans, quand même de blabla vraisemblable et çà, avec, le télégraphe qui vous sonne, vous aurez droit à une belle tartine, toute fraîche, bien écrite, il adore Stiegler, Art Industrialis, çà vient de sortir, » C’est en prison que Bernard Stiegler est devenu philosophe. …  » tu m’étonnes, quelle belle réinsertion dans l’enfer me ment généralisé
    http://www.arsindustrialis.org/
    Play Station j’entends, en arrière plan, sur FR3 que le bétail salarié découvre l’échange, entre collègues, GRÂCE au co-voiturage !!!!
    Les salariés/citoyen ne sont jamais manipulés, ils s’exécutent et rédigent le mode d’emploi, y en a, qui voudrait leur retirer, même çà, tout un lard à la peau très dure.Sur le mur de ma propriété, j’ai fait une exposition sauvage, une sculpture qui m’a été donnée, en brocante, en forme de poire/ point d’interrogation, jeu l’a dédicacée comme suit » c’est du lard de gauche, est ce poire ? »
    à Galahad dit :
    Quoi à qui ?Jeu prends, Jeu EST fâchiste, mais Le Pen est un petit joueur, ce n’est qu’un entre preneurs de carrière, il aurait même tuer et torturer des gens, il a du être militaire, pendant la fameuse non guerre, quelle horreur.
    Bonne digestion.

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    poetiste

    Désirs et ratages.
    Avoir conscience d’être un peuple, d’en faire partie intégrante, d’en être un élément positif du point de vue de la défense de la démocratie, ce n’est apparemment pas donné à tous.
    C’est qu’il y en a des individualismes et des chapelles à défendre avant d’élargir un peu sa vision à un intérêt plus général, ce que l’on appelle communément largesse d’esprit.
    Tartuffe n’est pas un citoyen du monde, il a des idées restrictives à ce sujet. Il voudrait sortir du trou de souris où il se calfeutre pour rester hors de tous soupçons d’un immoralisme qui n’appartient qu’à lui. Il est petit, il est timoré, il fuit.
    Il fait croire qu’il vit et ne vit pas : il chipote. Il voudrait qu’on lui donne blanc seing d’une conduite où sa rigueur est dévoyée par des considérations mesquines. Quelle peur le réduit à ce point ? Quel manque d’être le rend hypocrite et fuyant ? Cachons-lui ce blanc seing qu’il ne saurait voir.
    Il dit que l’on est bienheureux en un régime dit « démocratique » comme on parle d’un acquis ; il ne pense pas que cela ne puisse suffire. Il vous parle d’une morale qui se suffit à elle-même, comme un vernis qui s’écaille sous le grattage de d’ongle.
    Il se la joue à être dans l’ordre des choses tout en rêvant aux pires compromissions, les acceptant, en cachette, tant que sa réputation n’est pas compromise.
    Tartuffe est le paradigme du comportement humain qui a pour cause une démocratie qui se délite et, effectivement, il n’en a conscience que pour en avoir mauvaise conscience. Il est tenté de s’indigner à contre sens pour d’obscures raisons que lui dicte sa faiblesse, sa pusillanimité.
    Sous une dictature, on voit s’élever des révolutionnaires ; en démocratie on élève la tartufferie. Les premiers veulent goûter de la démocratie, sont confrontés à la guerre, au retour de l’intégrisme et les seconds sont globalement suicidaires, se plaignent de ce que la mariée est trop belle. Ils ne veulent pas cotiser pour le prix de la robe.

    PS: Merci à SST d’avoir »importé » Télégraphe.Et heureusement que tu « n’exportes » pas car on veut le garder.

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    Bertrand

    La grande maladie de nos sociétés c’est qu’on a perdu à mon sens la simplicité,il faudrait peut-être faire faire des stages à nos politiciens chez des peuplades d’amazonie ou d’ailleurs avec des sages pour se faire une autre idée du monde qu’ils ont construit,car c’est d’une vraie psychanalyse qu’il faut entreprendre de tout le système.

    @Poétiste ce n’est pas une question de faire des compromis,la question est de savoir aussi ce que l’on a raté soi-même ou en légion,car celui qui prend l’autre pour un tartuffe est truffe lui même car on vire l’autocritique qui est le « JE »ne suis pas une science infuse je doit me poser des marges je peux me tromper,seul le temps montre qui à tort ou a raison.

    Et c’est le moment de faire cette bascule de l’autocritique si l’on veut réellement avancer,car on est vraiment dans un stade ou soit on prend le chemin de basculer vers un monde de chaos sans pour cela détruire des peuples qui n’ont rien à voir avec nos conneries + (faune et flore) et nous nous auto détruisons comme ça cela fera plus de place pour eux ou on se dirige ensemble vers un monde plus paradisiaque,il y a eu assez de dégat.

    C’est le pourquoi de remettre les compteurs à zéro.

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    Bollet Stephane

    « Solon d’Athènes, 640 à 558 avant J-C  » a lu des documents qui parlait de la Démocratie et du Droit de Grève. C’est au cours de son voyage en Egypte qu’il a connu pour la première fois cette notion d’égalité entre les êtres humains. »
    Ainsi donc égalité-démocratie-grève sont plus vieux qu’Hérode.
    Depuis tout ce temps, on peut dire que la volonté d’y parvenir ne s’est jamais essoufflée mais le texte de Personne montre clairement que nous n’y sommes pas encore. Franchement on pouvait ne pas s’en douter.
    Mais s’il faut autant de temps pour ne pas trouver, ça montre bien qu’on ne veut pas trouver. Cette non application de la démocratie, c’est-à-dire que le peuple ne prend aucune décision et se laisse donc mener, persiste et signe.
    Il serait pourtant simple que le peuple prenne des décisions mais ceux qui les prennent ne veulent pas. On comprendra qu’ils y ont intérêt. C’est pourquoi les CRS sont prévus pour taper sur le peuple quand celui-ci veut décider. On lui laisse juste l’illusion de pouvoir manifester et encore, il y a tellement de policiers, de CRS, de milices, d’infiltrés que les manifestations du peuple ressemblent à des rondes de détenus qui sont de sortie dans la cour de la prison.
    Le peuple a interdiction de gouverner, c’est l’élite qui se décrète seule capable de la faire, laissant entendre que les gens du peuple sont tous des cons.
    Bien sûr, on peut dénoncer le mot « démocratie », il ne risque pas de se rebiffer comme l’entendait un précédent commentateur mais Personne a bien fait de dire que ce sont les démocrates, des gens comme vous et moi, qui portent un nom et qui ne sont pas du tout démocrates en réalité.
    Ainsi l’idée de démocratie serait jetable à cause des dictateurs. C’est un point de vue.

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    telegraphe

    Bon je me demande s’il va bien être utile que je poste mon propre commentaire après tout ce que je viens de lire. (non terminé, va falloir que je prenne un peu de repos, tous ces textes publiés en rafale ça fatigue un peu son homme ..)
    En tous cas je me sens en accord avec les aussi concises que pertinentes interventions de Poétiste, Bollet Stéphane et Bertrand.
    A leur lecture je me demande si Personne n’a pas prêché le vice pour défendre la vertu, c’est à dire les vices de la démocratie pour que nous lui rendions le plus bel hommage.

    Quant à SST, toujours le mot pour rire !

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    poetiste

    @ Bertrand
    Tu dis :

    @Poétiste ce n’est pas une question de faire des compromis,la question est de savoir aussi ce que l’on a raté soi-même ou en légion,car celui qui prend l’autre pour un tartuffe est truffe lui même car on vire l’autocritique qui est le “JE”ne suis pas une science infuse je doit me poser des marges je peux me tromper,seul le temps montre qui à tort ou a raison.

    Là tu abondes dans mon sens, je m’évertue à l’écrire depuis que je sévis sur ce site que la charité bien ordonnée, du point de vue de l’introspection, ne peut commencer ipso facto que par soi-même.
    Pas question de s’appesantir sur « ce que l’on a raté » mais c’est justement de ces ratages que vient l’esprit et qu’il peut vous sublimer tout ça. On a tous les vertus de ses défauts, à condition de prendre conscience un jour de ces derniers.
    Bien entendu que la démocratie ne peut être qu’une idée, une aspiration à l’harmonie dans nos échanges, quels qu’ils soient et non pas une valeur statique. Le dommage est que cette valeur soit stagnante. Question de liberté : qui n’avance pas recule.
    Il faudrait être vraiment misanthrope pour prendre tous les autres pour des tartufes ou pour des truffes et, puisque tu parles d’humilité, je suis très heureux d’entendre ton son de cloche.
    La petite pierre de l’édifice que l’on pense être n’est peut-être après tout qu’un minuscule grain de sable. Pas question de se la péter, je suis d’accord avec toi : il n’y a de bonne critique que celle qui commence par soi-même.
    Ceci dit, la vidéo de Personne est de bonne inspiration, un catalyseur pour accélérer les arcanes d’une alchimie positive, prémices d’une véritable révolution dans le meilleur sens du terme.
    Et je conseillerais à tous les nouveaux venus sur ce site de prendre connaissance des écrits de tous dans le passé, de lire cela comme une saga pour tenter d’appréhender la couleur de chacun, sa particularité, sa marginalité.
    Je ne crois pas me tromper en disant que Personne n’aime pas l’exclusion, qu’elle se réjouit d’un jardin où chacun vient y planter une fleur différente, toute ayant une attraction intrinsèque pour les insectes que nous sommes.
    Ainsi, Personne, la reine des abeilles, aura pondu une vidéo comme celle d’aujourd’hui, qui fera réfléchir et disserter, qui réveillera les consciences. N’est-ce pas là un art positif ?

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    poetiste

    @ Sade
    A propos de ce que dis Brigitte Martin.

    @ Brigitte Martin

    Chère Madame, vous ne daignez pas que l’on vous tutoie et je n’ai pas envie de le faire. Je vous concède qu’il puisse exister des machos mais à vous entendre, on peut comprendre que le travers du machisme a exactement son équivalent féminin.
    Quand j’entrevois ce malentendu là, sachez que moi aussi je me barre. Ciao Madame !
    La guerre des sexes, ainsi, n’aura pas lieu.

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    simplesanstete

    Telegrafe sans fil
    Mais c’est pour mieux te manger mon enfant, en public et sans contraintes sensorielles de papa Jorion.Jeu pratique l’hospitalité radicale, il dévore ses invités, en public.

    Tiens tu repars au 1/4 de tour avec ta saloperie de gloubiglouba, typique, qui se mord le queeu très mythe errande, gôche et potache

    A leur lecture je me demande si Personne n’a pas prêché le vice pour défendre la vertu, c’est à dire les vices de la démocratie pour que nous lui rendions le plus bel hommage.

    C’est marrant cette nuit je rêvais que je pilotais une moto BIZZZZARDE, un vieux Mirage IV et que je n’osais pas trop accélérer……….. à cause où grâce à Personne ?????????????????????????

    Le guère de sens, C’EST LA GUERRE,toujours et toute obscure.

    Personne est seulement une boussole qui dérange les destinations toutes faites, c’est à dire sans DESTIN, çà se crée, çà, tous les jours où …..pas. Jeu ne peux pas te faire un dessin, de çà, j’essaie de le décrire, c’est mon dessein, et le crier bien fort. Jeu sait aussi que c’est pas bien d’ hausser le ton, faudra t’y habituer, mon bon, très bon garçon, serveurs de plats, très plats, tièdes, très tièdes.
    Personne est mon brouillon ./
    Tiens, Poétiste a fait une mauvaise rencontre, l’aigreur de Frigide Matin alias même pas moi même
    qui m’avait effleuré, il était une fois, dans les mêmes circonstances.

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    telegraphe

    simplesanstête,

    Tu regrettes la disparition du sens mais tu ne réponds que je ne suis pour toi que le moyen de tes fins.
    L’autre n’a plus à tes yeux d’autre valeur qu’instrumentale.
    Qu’il aille dans ton sens et tu t’en réjouies, mais qu’il ait l’heur de te résister et plus rien ne te retient, tu quittes le terrain de l’argumentation pour celui de l’invective, du discrédit, du procès d’intention. Tu crées un malaise qui n’existait pas et n’avait pas lieu d’être.
    Une telle attitude sape la base sur laquelle se fonde l’amité, et partant la citoyenneté, puisqu’il n’est plus question de présumer l’autre capable d’une quelconque bienveillance comme tu te la refuses pour toi-même. La parole devient ainsi elle-même purement instrumentale.
    Ce qui explique aussi l’absence chez toi de toute visée d’un quelconque projet de société, si ce n’est détruire la société non pas une société en particulier, mais la société en tant que telle.

    L’existence des autres n’a plus aucune espèce d’importance, puisque ceux-ci ne sont pas tes semblables, mais les jouets de tes manipulations et provocations. Les dictateurs utilisent aussi ces méthodes.
    L’évocation par toi de la justice n’a pour toi d’autre intérêt que celui de te permettre de manifester un ressentiment, en désignant des boucs-émissaires.
    Les vrais ennemis de la démocratie ne s’y prennent pas autrement.

    Je ne chercherai jamais à te nuire, car tu es un de mes semblables, en tant que membre à part entière de l’humanité, mais nos visions du monde respectives sont irréconciliables, pour autant que je puisse en juger par tes écrits et tes attitudes observables.

    J’y insiste, je fais une différence entre d’une part ta personne, perfectible comme tout être humain et dont je ne peux préjuger l’avenir, dont je ne connais pas non plus le for intérieur, et d’autre part ton comportement ainsi qu’un certain type de discours récurrent chez toi, toutes choses auxquelles je n’adhère pas du tout.

    Tu me dis gentil, ce qui sous ta plume n’est pas vraiment un compliment, mais plutôt une façon de me signifier que je suis un imbécile, un crétin as-tu dit texto sur le Journal de Personne. Eh bien sache que je préfère être un gentil naïf qu’un méchant intelligent. On ne fait pas des sociétés humaines avec des méchants intelligents. Mais avec des hommes de « bonne volonté » tous perfectibles qu’ils sont.
    Bien entendu c’est de l’humour, je ne suis pas plus idiot que tu ne l’es. Et c’est bien ce qui me désole. Que nous puissions en être là.

    Ton attitude à mon égard me désole, mais ce qui me désole plus encore c’est que le genre de discours que tu tiens attise le ressentiment plutôt qu’il ne permet de trouver de réelles solutions aux problèmes auxquels notre humanité en crise doit aujourd’hui faire face. Puissions-nous un jour nous rejoindre pour une cause pacifique. D’autant plus que ton grand sens pratique pourrait faire des merveilles. C’est tout ce je nous souhaite.

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    telegraphe

    @ simplesanstête

    PS.

    j’ai hésité à te répondre.
    Faut-il répondre à une provocation ?
    Je ne sais plus trop à vrai dire.
    Laisser dire, c’est laisser l’autre à son sort, à lui-même.
    Répondre, c’est peut-être clarifier des choses qui n’étaient pas claires.
    Et surtout prendre le parti qu’un dialogue est encore possible.

    A vrai dire, si je l’ai écrite, c’est parce que tu es une personne qui compte à mes yeux.
    Et que je souhaiterais que tu me comprennes même si tu n’est pas d’accord avec ma façon de vie ou de penser.
    Et t’écrivant ce post scriptum je te donne peut-être un nouveau motif pour m’affubler de je ne sais quelle faiblesse.
    Mais tant pis.

    Nous avons partagé des moments de vie, cela ne peut s’effacer.
    Mon propos était peu être outrancier. Je corrige le passage concernant la société.
    Je retire l’idée que tu voudrais la détruire en tant que telle.
    Disons plutôt que tu te désintéresses, je ne sais pas vraiment pourquoi, de la dimension collective de la vie humaine.

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    telegraphe

    correction orthographique : » que tu me comprennes même si tu n’es pas d’accord avec ma façon de vivre ou de penser ».

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    Sade


    http://www.planete-revelations.com/t11830p15-prix-nobel-de-la-paix-a-la-communaute-europeenne-bravo-pour-votre-dictature

    Sujet : prix Nobel de la paix à la communauté européenne : bravo pour votre dictature!

     

    lynxx767 :
    Vous ne comprenez pas ? aller je vais vous aidez un peu >
    http://www.lejournaldepersonne.com/2012/10/nobel-est-la-bete/

    vous avez compris ? Non pas encore ! >
    http://www.lejournaldepersonne.com/2012/10/les-serveurs-du-pouvoir/

    Pour bien comprendre >
    http://www.lejournaldepersonne.com/2012/10/tartuffes/

    EFFAB :
    C’est la deuxième fois que je prends connaissance de cette artiste et peut-être est-ce toi, LYNXX, qui l’a déjà citée dernièrement… elle est géniale ! et tout cet investissement, tout ce travail pour et rien que pour la Bonne Cause, la seule valable !

    1ère vidéo (Nobel est la bête) : Tout est dit, à nous maintenant de demander des comptes.

    2ème vidéo (les Serveurs du Pouvoir) : … IMAGINATION, au secouuurs ! sans toi, plus personne ne verra le jour !

    3ème vidéo (Tartuffes) : Hypocrise et inversion, impostures et apparences… il faut vraiment l’écouter, c’est si ‘spirituel’ !!! et cette fin, ce peuple qui ne sait pas qu’il vote contre lui-même… cette solennité en même temps que ce silence et cette musique de Verdi.

    En ben, Gros Chat, Ouf !! y a des matinées comme ça… mais quel bien fou !

    RedStard :
    Je suis un très grand Fan du journal de personne, et ravi que tu la découvres enfin Effab, ça valait le coup ! Twisted Evil

    EFFAB :
    Oui, REDSTARD, entre prétentions et pures assertions de ma part, il m’arrive encore d’heureuses rencontres, comme quoi tout n’est pas perdu ! moi qui suis encore à découvrir tout un tas de choses quand d’autres ne tarderont pas à en découvrir d’autres, dette prétexte et chemtrails en série ! autant cette prise de conscience que ce Centième Singe… ah l’Animal ! il veut plus me lâcher celui-là ! lol
    Je me suis abonné au site.

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    Tony

    Faut pas changer les Cœurs lol faut les découvrir ses une rêve-élévation \ évolution, des coups verte , ses le meilleur moyen pour alimenter la bête qu est l Esprit qui lui est prit par des envies , ses lui le sujet lol

    Les Tartufle croient , en quoi après ses chacun c ‘est voies d abords d avoir raison ensuite en leur petit pouvoir pour la plupart
    Démocrate un mot pour cacher des maux , ya pas de démocratie puisqu elle est inventer , quand on s approprie les étiquettes , les mots etc.. plus besoin de chercher ses la qu on nous dit
    Faut bien coller une étiquette sur un produit
    certain sont conscient qu il sont juste des technocrate qui font appliquer de vieux projets pour tel ou telle société , passe plus de temps derrière des bureaux a signer des mots \ maux que d allez sur le terrain pour voir des démos crade ou pas

    Trois progénitures démocratiques: modérez vos propos… rectifiez votre tir et réprimez vos désirs…

    j en voit beaucoup plus mais disons ok ses quoi réprimer les désirs ? parsque leur format ses Économique aux comiques , donc con sommer , ses une bonne partie des désirs sa non ? ou les désirs de pouvoir ses sa ?
    celui décisionnaire ?

    vous savez parfois je me demande si ses pas vraiment toute la société qui pousse un peu trop loin le bouchon
    http://www.youtube.com/watch?v=WtvUJURQDlU
    maux ries se pin pon qui prefere un bon bordeaux cas boire de l Eau
    Les technocrate , bureaucrates sont juste la pour la circulation des marchandises et comme nous somme con sommé de plusieurs envies
    des Poissons qui polluons l Eau \ Haut
    Quand je voit ce maux Tartufle sa me fait penser aux écolos et a Nicolas hublot mais tout n est pas jeter même chez eux , Cousteau manque quand même

    http://www.plongeurs.tv/Mexique-peninsule-de-Baja-les-plus-belles-plongees-du-monde_v222.html

    Les plus belles plongées du Monde

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    Prif

    Mais qui veux donc la prendre cette responsabilité de diriger?
    De grands pouvoir implique de grande responsabilités?
    Mais alors, est-ce vraiment un pouvoir que de ne pouvoir faire que ce que l’on attend de nous?
    Ah, les Hommes rêves de grandeurs mais seuls les plus névrosés s’assoient sur le trône.
    Mené la barre permet presque de danser sur les vents, mais obligé à un regard attentif de chaque instant et là, peut de volontaire.. peut de volonté et oublions alors tout espoirs de volupté… L’on préfère mâcher et se taire. Crachons donc sur ce pauvre Voltaire.
    Voilà que nous faisons volte face dirons certaines et certains quand je dirais que nous dansons de folles farandoles et jouons à la toupie.

    Culture, apprentissage, histoire et comparaison… sans l’emprunte des sentiments, du désespoir et de la passion, voilà un cap bien fébrile que nous dressons.

    AInsi, voici une vie qui contente les danseurs acharnés qui s’amusent de tourner, jette au précipice les âme tourmenté cherchant le soleil à l’horizon quand l’antre de celui ci serait plutôt dans le coeur. (attention de ne pas trancher à l’artère en explorant)
    Mais, les démocrates nous en inventerons surement une boussole.

    Comme disait l’autre, et personne ne pourra dire le contraire:

    « Méfiez vous de ceux chez qui l’instinct de punir est grand ». Là ou est la démocratie, la toile des tarentules n’est jamais bien loin. :p

    La démocratie appartiendra au peuple quand le cœur vaillant deviendra Roi!

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    Gaëlle Boutet

    "Cela s’appelle un paradigme… un modèle… une sorte de pensée régulatrice … qui dit ce qui doit être sans se préoccuper de ce qui est." Oui, l'orthographe est une tentative d'ordonner le chaos, j'ai déjà confessé ma propension à bouffer ce que j'aime, une sorte d'angoisse fondamentale et irréductible (libidinale ?) qui me pousse à encadrer l'ogre que je sens en moi, en tous, en tout. Le Logos et la règle (l'entrave) vitales à l'esclave sont nécessaires à la poésie comme à la liberté, qu'elle fait resplendir.

    "de quoi on se plaint ? Quel est le vrai sujet de discorde: les hommes, les idées ou les institutions?" Le langage. C'est le seul point important. Seul le langage peut mentir, tous les Tartuffes sont ceux qui parlent à côté.

    "trois maux caractérisent notre putain de civilisation : la modération, la correction et la répression." :
    Le langage ET DONC sa correction, sa rectitude. La SEULE honnêteté à laquelle il se doit (par principe tu admettras que le mensonge même est une liberté, non seulement de l'individu sur le sort, mais de l'homme sur la morale, Tartuffe est terrifiant, et non ridicule).

    Et oui, y a des fessées qui se perdent, quand on voit l'immaturité d'un poète qui refuserait d'embrasser, d'aimer, d'épouser simplement, en même temps que sa destinée et pour la lui offrir comme il se doit, humblement, l'orthographe.

    Car ma liberté n'est jamais mieux garantie que par l'autre, tu sais, l'édito : S. Weil : "l'obligation précède (prime sur) le droit", un truc comme ça. Sans orthographe pas d'écriture, sans règle pas d'entorse, sans contrainte pas d'homme libre ; pas de désir sans frustration, pas d'amour sans respect, pas de poésie sans souffrance.

    (in : Apologie de l'orthographe chez les poètes révolutionnaires, Essai paradoxal de philosophie non contemplative… 😉 )


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