J’enterre mon chagrin… il n’est plus. Il est décédé.
Maintenant, je sais… je ne serais plus triste… jamais!

Je n’aime pas cette campagne électorale. Parce que je n’aime pas les signes ostentatoires de débilité mentale. Je décline en mon âme et conscience toutes les offres mirifiques de tous les candidats à une demande que personne n’a encore réussi à formuler.
Pas besoin d’ego démesuré pour battre la mesure. Ni de pantins déguisés pour nous initier le sens de la démesure.
Pour eux, il s’agit de relever le défi de sa majesté le Moi, d’inscrire leur nom dans la mémoire des hommes qui resteront toujours anonymes.
Nous autres amnésiques, nous ne retenons pas tout. Fort heureusement. Parce que la prose du monde mérite d’être jetée aux orties.
Où sont donc passés ceux qui œuvrent et se mettent en œuvre ?
Où sont donc passés les philosophes, les poètes, les vrais romanciers?
Non ceux qui boitent et déboitent, qui possèdent et dépossèdent, qui gèrent et sont aux affaires… mais ceux qui créent.
Où sont donc passés les créateurs?
Ceux qui rendent possible le libre jeu de l’imagination car les créateurs ne sont pas électeurs mais électrons libres.
Ils ne sont et ne seront jamais les élus du peuple et n’y prétendent pas. Ils ne favorisent personne et ne valorisent que leur propre talent, celui qui consiste à créer du neuf en faisant table rase de tous les châteaux bâtis sur le sable.
Oui nous avons un besoin urgent de nouvelles tables de valeurs. Un nouveau bien, un nouveau mal…. d’une toute autre laideur et d’une toute autre beauté… d’un nouveau sens du juste et de l’injuste… oui nous avons besoin de créateurs qui font et feront signe vers les hauteurs… pour nous dire qu’enfin, il y a du nouveau sous le soleil. Une vie qui va au-delà de la vie. Un moi qui va au-delà de moi-même!

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