Don Giovanni -
“Tant que le vin / Leur échauffe la tête, / Fais préparer /
Une grande fête. / Si tu trouves sur la place / Quelque fille, / Tâche
de l’amener / Elle aussi avec toi. / Que la danse n’obéisse / A nulle
ordonnance. / A l’une le menuet / A l’autre la contredanse; / A celle-ci
l’allemande / Tu feras danser. / Et moi pendant ce temps, / De mon
côté / A celle-ci et à celle-là / Je veux faire la cour. / Ah ! Ma liste /
demain matin / D’une dizaine / Devra être augmentée.”
A: pourquoi tu m’as demandé de jeter mon portable et de le remplacer par un coquillage?
B: Pour écouter le murmure d silence à chaque fois que tu rapprocheras le coquillage de ton oreille
A: pourquoi tu refuses de retourner aux choses elles-mêmes, de retrouver la réalité, le réel?
B: parce que tout le monde préfère quelque chose plutôt que rien… je suis l’exception qui infirme la règle.
A: mais toute chose vient de Dieu, quand tu la regardes les yeux dans les yeux
B: je regarde justement ailleurs que dans les yeux… ne le répète pas… parce que je ne crois pas en Dieu
A: comment tu fais pour te passer de l’infiniment grand ?
B: je passe mon temps à débarrasser l’infiniment petit de sa petitesse. Deux lettres de noblesse : A.T. : Aucune Trace d’infinité.
A: mais tu dois bien croire en quelque chose, tout de même, qui te rappelle un peu plus l’être que le néant?
B: attention je ne suis pas nihiliste, je ne dis pas que tout est plein de vide… mais je dis que plein de choses vous incitent à faire le vide.
A: quoi par exemple? L’injustice, l’indignité ou l’absurdité de notre condition?
B: tout m’incite à faire le vide parce qu’il y a peut-être autre chose que tout…
A: Avant tout, après tout… il n’y a rien du tout… le chaos? C’est ça que tu chantes, la nuit où tous les chats sont gris?
B: l’anarchie, oui. Attention ce n’est pas l’absence d’ordre mais c’est un ordre que nul encore n’a prévu
A: désolée, mais aucune politique ne peut viser un ordre qu’elle ne peut ni voir, ni prévoir : c’est de l’Utopie
B: L’Utopie c’est ma posture… de choisir un lieu qui n’a pas encore eu lieu… du neuf…. pas du vieux!
A: c’est irréalisable
B: non… c’est réalisable mais pas croyable comme chercher midi à 14 heures… il suffit de rajouter deux heures et on y est!
A: tu veux dire qu’en politique, c’est une question de volonté ?
B: oui, d’autant plus que les hommes préfèrent encore vouloir le rien que ne rien vouloir
A: et c’est ton cas, ce mouvement vers le rien qui me donne l’impression d’une marche funèbre
B: t’y es pas… je dirais plutôt une marche triomphale… des préparatifs de Noces en pleine campagne.
A: je voudrai bien y assister, à condition qu’on me dise quel mariage on s’apprête à célébrer?
B: le mariage de personne avec quelqu’un, de quelque chose avec rien, de l’être avec le néant.
A: ça y est, j’y suis… c’est encore une de tes mythologies, c’est Faust… et son pacte avec le diable
B: non… Faus t voulait bien quelque chose… alors que mon héros voudrait se débarrasser de toute chose
A: et il s’appelle comment ce jeune homme?
B: Don Giovanni ou Dona Giovanni
A: et il cherche quoi ton insatiable séducteur?
B: devines!
A: la conquête sans queue ni tête… sans prise et sans surprise.
B: tu ne devineras jamais… parce qu’il cherche la chose la moins chose qui puisse être
A: le néant, le rien, le vide… le silence que sais-je?
B: oui et non… le oui qui signifie non… le non qui signifie oui
A: je n’aime pas les paradoxes, les oxymores et les vivants qui s’expriment comme des morts!
B: Don Juan en est revenu du verbe être, t’as raison, c’est pour cette raison qu’il cherche sa part de néant
A: sa part d’ombre, tu veux dire le démon qui le possède?
B: sa part d’ombre si tu veux, parce qu’il voudrait tout éteindre… se reposer de la lumière
A: mourir, c’est bien de cela qu’il s’agit, de l’extinction de tous les feux ?
B: il ne s’agit pas de mourir… mais d’arrêter cette course folle d’un monde qui concourt à sa perte
A: et la solution va consister donc à remplacer une perte par une autre ?
B: presque. ça va consister à remplacer une perte réelle par une perte virtuelle
A: je ne saisis pas
B: le monde perd le sens et garde le monde. Don Juan perd le monde et garde le sens
A: pour faire quoi?
B: de la musique… de la musique… Mozart l’a bien compris… il n’y a pas d’autre mouvement qui tienne
A: qu’un mouvement vers l’extinction de toutes les douleurs… le Nirvana…
B: c’est à peu près ça! Un mouvement vers quelqu’un
A: quelqu’un qu’on poursuivra toujours et qu’on n’atteindra jamais, n’est-ce pas ?
B: quelqu’un qu’on poursuivra toujours, en étant persuadé qu’on l’atteindra… un jour… ou l’autre.
A: pour Don Juan, ce sera qui? Ce sera quoi?
B: pour Don Giovanni… ce sera dona Giovanni… quelqu’un comme lui, qui cherche quelqu’un
A: ah je vois… deux personnes qui se retrouvent pour devenir quelqu’un, deux moitiés qui n’en font qu’UN
B: Comme quoi rien, ce n’est pas rien… c’est le refrain du plus grand opéra de tous les temps: “vorrei e non vorrei”, “je voudrais et je ne voudrais pas”
Puisque ça ne peut-être Tout… ce sera Rien…
“Il n’y a rien à faire contre eux… mais tout à faire sans eux.”
Memepasmoimeme
” “Il n’y a rien à faire contre eux… mais tout à faire sans eux.””
Ses qui eux ?
lol
Des Veaux rien ?
http://www.youtube.com/watch?v=3CmeRwf3SPQ
je vais allez m assoir sur le rebord du Monde aussi , bonne nuit
http://www.youtube.com/watch?v=Uh0CMcLiRkw&feature=player_embedded
Allez Taper le carton avec Morphée … quand j ai du Cœur elle a toujours du Pic ou vise versa sa dépend du JE lol
Sympa vos Chapeaux Bonnie ses le Chat beauté qu ont entent ? ou les crient de baleines ? ou d Eau fin , bonne nuit et Merci .
“Il n’y a rien à faire contre eux… mais tout à faire sans eux.”
EUX, nos Pères (qui sont aussi bien des femmes, pour moins d’amalgame) gardiens du système.
Exemples
Au lieu d’être un consommateur de supermarché, produire soi-même son alimentation ou trouver des réseaux de distributions parallèles qui proposent des produits bio, garants d’une culture totalement saine.
Quel impact aurait la télévision sur la population, si personne ne la regardait ? Elle deviendrait obsolète… A 20H30 faisons des réunions/apéro de quartier, au lieu de regarder le journal télévisé, au moins nous aurions les actualités qui nous concernent localement.
Quel impact aurait les élections si personne n’allait voter ?
Et si tous les citoyens refusaient de payer les impôts ?
Il n’y a rien à faire contre le système, mais tout à faire sans lui. Ce n’est pas une utopie, cela demande juste une prise de conscience et un peu de volonté.
Les éveillés ne doivent plus perdre leur énergie à tenter de réveiller les autres, au risque de se rendormir par épuisement. Ils doivent proposer et mettre en place d’autres alternatives au système afin que les prochains qui s’éveillent se sentent moins perdus.
Quelqu’un, le commun qui est 2,sans le savoir, écartelé comme personne et l’ectoplasme jésus
“A mesure que la nécessité se trouve socialement rêvée, le rêve devient nécessaire. La marchandise est le mauvais rêve de la société moderne dépendante, qui n’exprime que son désir de dormir et de se divertir” Frederic Estavi.p 15 de Le spectacle de la société aux Éditions du non sens.
La première et glorieuse identité, jésus, sera donc la dernière, celle de victime consentante, comme le plus vieux métier du monde.Pour l’ochident et ses conquêtes, c’est son assurance référentiel et tous ses militants de droite et de gauche s’y crucifient, c’est leurs fonds de commerce car ils n’ont jamais défini ce qu’est la richesse ni la pauvreté,pire, ils ont défini la richesse par rapport à la pauvreté, leur slogan est toujours, votre misère nous intéresse, les banquiers, militants sur grand écran, le disent différemment ” pour parler franchement,votre argent nous intéresse” et flamby qui prétend s’attaquer au monde de la finance, suivi à sa gauche par une OPA sur le moribond PC, ex proprio et maître chanteur de la mythique classe ouvrière, vrais salariés, qui ira naturellement veauter au front, comme un seul homme,comme en 14. Ce monde est religieux mais pas comme on le pense,ses 3 grandes façades sont assises sur des champs d’énergies hautement inflammables, c’est du 2 contres 1 mais rira bien qui rira le dernier. La puissance n’est pas l’esprit, ce n’est que celle des machines, des artifices…..et sa mise en scène des infos,çà ne tient qu’à un film et à un script, qui se et nous jouent des TOURS.C’est plus, quand on a plus que l’amour, c’est quand on a plus que la télé et canal +
à Personne
C’est très dur d’ignorer le jugement du public quand on s’y expose mais pas étonnant puisqu’il s’étiquette lui même, il essaie de se caser, CLASSER désespérément, quelle foire avec ses bateleurs pour organiser la lutte DES classes.La lutte DE classe, la seule qui lutte VRAIMENT, c’est autre chose.Un très chaire de leur monument trône sur la ville du Paris Dépotoire, Sacré Cœur de merde pour racheter l’âme des communards.
PS j’ai découvert cette expression, égoïsme de métier qui est plus intéressante qu’égoïste tout court. A chacun son métier disent ces demi dieux à savoir pratique unique, le pro, et dieu fera le reste, coupé en 2 à la base les mecs. Je me suis déclassifié depuis longtemps c’est pour çà que je comprends parfaitement cet immense philosophe, j’ai nommé Fréderic Estavi, l’alter égo de Personne. Sur mon livret militaire en 1970, il, la grande muette de la violence légitime, écrivait déjà “renseignement inexploitable”.
Un texte intelligent et sensible, du grand miss Personne.
Un petit commentaire:
On peut (et d’ailleurs nous en sommes tous plus ou moins tributaires), à l’image de la vie, adopter une forme de “lâcher-prise”, voguer au vent et laisser les choses se faire, puis profiter plus ou moins volontairement des opportunités offertes.
Le pollen qui féconde une plante dans un mileu qui va favoriser la mutation du produit de cette fécondation, par exemple, et créer une nouvelle espèce.
Le “ne rien faire” débouche sur du concrêt.
(note; pas de jugement de valeur sur le concrêt ici et dans ce qui suit; il peut être bon ou mauvais).
Démarche plus vonlontariste, l’utopie et le rêve mèneraient, vus comme un but accessible, vers le rien, au même titre que la quête de la perfection est une histoire sans fin.
Mais sans rêve et sans utopie, on progresse moins rapidement; c’est le moteur même de la créativité recherchée.
Ne serait-ce déjà que pour réaliser quoi que ce soit, il faut envisager un résultat qui n’existe pas encore; le virtuel visé, ce rien, débouche sur du concrêt.
L’illusion est par contre moins rigoureuse, puisqu’elle dirige sur une fausse voie. Même si elle peut, par hasard ou accident, déboucher sur du concrêt exploitable, ou sur des utopies fertiles.
Elle dénote de toute façon un certain aveuglement, et il n’y a pas de raison que cet aveuglement ne se manifeste pas aussi quand du “quelquechose” apparaîtra, avec le risque de passer à côté. Ce type de rien, l’illusion, débouche sur du pas grand chose ,bien souvent.
A l’opposé des démarches qui amènent au créatif, à l’opposé de la vie, ceux qui pensent détenir une vérité ultime, déterminant leur chemin, sont déjà à moitié morts.
Les “illusionnés” ne sont pas des visionnaires; leur rien débouche sur … rien ou presque rien, bien souvent.
Mpmm
Bonne idée! Un apéro en fin de journée au lieu de rester chacun chez soi devant le journal télévisé (ou un autre programme en option).
Bon! Il faut décider de qui amène quoi! Mais on peut aussi ne rien apporter, si ce n’est son sourire figé ou pas… Bref, on peut venir avec un joli masque à défaut d’amener des cacahuètes. Et puis il faudra aussi s’occuper de trouver un salon, propre de préférence, et à rendre en état après la petite fête; parce qu’on ne sait pas dans quel état les lieux seront, ni dans quel état les convives se retrouveront à la fin. Cela dépendra de la tournure selon laquelle prendra les choses en cours de route… Espérons qu’il n’y aura pas de bagarre ou d’excès en tout genre, outre les excés de vitesse, et les taux d’alcoolémie exagéré. En somme, il nous faut nous organiser, histoire que certains ne se sentent pas floués à la fin du “happening”, que tout le monde y trouve son compte, en attention, en blabla, en liquide, en bouffe, en humour, en divertissement, en pédanterie etc.
Eh oui! C’est qu’il nous faudrait des animateurs, des clowns, des magiciens, des séducteurs gentleman, des pin-up; ou bien que chacun soit capable de s’improviser comme tel. Ce serait sympa tout ça! Et puis peut-être que la chose se déveoloppera, et qu’on pourra faire du commerce équitable entre voisins, et pourquoi pas faire pas faire un peu dans le marché noir, du deal, vente d’arme à feu, de l’échangisme, et lors des soirées de match de foot à la télévision, ou quand il y aura les élections, on pourrait faire des paris, mettre en place un petit tripot. Cela pourrait devenir un véritable évènement culturel, et se transformer en association! C’est génial!!! J’t adore ma chérie! T’es un vrai génie! Il n’y en a pas deux comme toi, c’est pour ça que ch’tèm!
Quand j’y songe, je me dis que tout cela demandera du travail, de l’organisation, un service d’entretien, un dispositif de sécurité. Et s’il y des embrouilles, il nous faudra un système judiciaire, pour les contentieux, les problèmes de voisinages, les accusations de racisme, d’anthisémitisme…
Je te propose qu’on fasse ça chez toi, le premier soir, mon coeur. Peut-etre qu’il n’y aura que moi; est-ce que cela t’ennuierais?
Ch’ui sûr que si je viens avec un bouquet de fleur et un nez de clown tu ne diras pas non! Pas vrai? T’inquiètes, je m’occupe des amuses gueules! Bisoubisou!
Ton nounours
Entre le Rêve, le fantasme, l’utopie, destin hasardeux (existence passive), prophétie; j’ai choisi mon camp. Et j’assume. Comme un grand garçon! tadatada!!!
Jérémy, inutile d’insistitiller, c’est écrit noir sur blanc, je ne perds plus d’énergie à tenter de réveiller les endormis. Bonne nuit.
Très chère même-pas-toi-même,
Vous avez faux sur toute la ligne…
Laissez moi vous reprendre gentillement.
A réveiller les gugus qui en viennent parfois à s’endormir sur leurs lauriers, vous gagnerez toujours plus d’énergie que vous n’en perdrez, car je suis plutôt du genre à rendre la monnaie de la pièce avec quelques interêts si vous le souhaitez. A vous, je peux bien vous faire cette fleur!
Vous dîtes, par ailleurs, que la chose est écrite noir sur blanc or, à moins que vous soyez daltonienne, ou que votre écran soit un écran des années 80, il me semble que notre jolie petite histoire s’inscrit en jaune sur fond noir. Mais tout cela n’est jamais qu’une question de subjectivité, et par la suite, de majorité et de minorité d’opinion. Spéculation quand tu nous tiens!!!
Enfin, je tiens à vous faire remarquer que le soleil s’est levé, cela va faire plus de 6 heures maintenant. Il serait donc plus convenable, pour plus de clarté, ne serait-ce que pour vous-mêmes (bien que vous ne soyez même pas vous même), de dire: “bon jour”.
Et que ça vous serve de leçon, ma petite chérie… Hum… (kes ke g?)
Mpmm
Excusez-moi, j’ai amputé une de mes phrases. Afin que vous n’interprétiez point mal (car je ne doute pas que vous seriez capable de chercher objet à me mettre dans la confusion), je vous la rends tel qu’elle aurait dû être:
“A réveiller les gugus “comme moi” qui en viennent parfois à s’endormir sur leurs lauriers [...]”
Reposez-vous bien, mademoiselle.
Jeremy