Le chat : Aïcha, tu m’écoutes
Aïcha : je ne fais que ça
Le chat : dis-moi ce qui ne va pas !
Aïcha: rien ne va…
Le chat : tu crains, mais tu n’as rien à craindre
Aïcha: femme arabe, où est ta victoire? Voila ce que je me dis
Le chat : sans te vexer, tu es arabe avant d’être femme
Aïcha : tu ne te rends pas compte ? Cette révolution va être récupérée par les forces les plus obscures
Le chat : non…non… et non! C’est ce qu’on essaye de te faire croire… mais ce n’est pas vrai!
Aïcha : sous couvercle de la loi divine, on va fouler nos droits aux pieds
Le chat : dis plutôt qu’ils vont étaler au grand jour, les concepts vides… les valeurs de l’Empire
Aïcha : lesquels ?
Le chat : la modernité, l’universalité, la liberté que j’appelle des armes de destruction massive.
Aïcha : qu’est-ce que tu racontes ? Tu leur préfères quoi ? La répudiation, la lapidation ou l’exploitation de la femme par l’homme ?
Le chat: est-ce qu’il y avait des armes de destruction massive en Irak? Réponds par oui ou par non ?
Aïcha : Non
Le chat : est-ce que l’épouvantail sur agité de l’islamisme n’a pas permis à quelques sombres dictateurs de régner sans partage sur tout le monde arabe ? Oui ou non ?
Aïcha : Oui
Le chat : est-ce que le bloc arabo-musulman a son mot à dire dans le concert des nations?
Aïcha : non
Le chat : depuis que vous êtes à la remorque de l’occident avez-vous progressé d’un iota ?
Aïcha: non on n’a rien inventé de nouveau… mais ce n’est pas une raison pour renouer avec les démons du passé
Le chat : les démons sont présents… plus que présents… et ils compromettent votre avenir…
Aïcha : l’empire… encore l’empire alors qu’avec la charia, on risque bien pire.
Le chat : au pire qu’est-ce que tu risques ? de te couvrir la face et de perdre tous les points de ton permis de conduire?
Aïcha : tu veux rire… ce que je perds c’est le droit de l’ouvrir
Le chat : toute médaille a son revers et toute loi a des effets pervers… ça ne tient qu’à toi d’affirmer ta culture, ta religion et ton tempérament… sauf si tu es de mauvaise foi
Aïcha : mais je n’aurai pas mon mot à dire !
Le chat: penses d’abord aux tiens avant de penser à ta petite tête et tu auras plein de choses à dire
Aïcha : par exemple ?
Le chat : que la charia est un rempart
Aïcha : rempart contre les femmes oui !
Le chat : rempart contre la culture dominante judéo-protestante, israélo-américaine totalitaire et financière
Aïcha : tu veux dire que la charia peut être un rempart contre le sionisme ?
Le chat : oui, par exemple.
Aïcha : c’est un gag, je me demande même si la charia n’est pas une hache déterrée par eux pour nous enfoncer sous terre !
Le chat : et si c’était le cas, ça va vite se retourner contre eux …
Aïcha : peut-on chasser le diable ?
Le chat : peut-on chasser Dieu ?
Aïcha : je ne vois pas l’ombre d’un Dieu… mais des hommes qui interceptent la lumière pour la transformer en énergie nucléaire… l’Iran, le Pakistan… et bientôt l’Algérie…
Le chat : je te le répète, la charia est un rempart contre les forces de dissolution
Aïcha : contre tous ceux qui ne disent pas amen…
Le chat : un rempart la corruption… contre tous ceux qui nous saignent ou nous sucent le sang
Aïcha : Dieu est grand… pardon… mais je finis par blasphémer
Le chat : un rempart je te dis contre les forces occultes de l’argent, de la consommation sans sommation.
Aïcha : tu veux dire contre le consumérisme ?
Le chat : oui… un rempart contre le mimétisme des déshérités et des défavorisés.
Aïcha : en somme, c’est l’arme fatale contre le néo-capitalisme.
Le chat : contre l’exploitation de l’homme par l’homme… les puissants en profiteront sans aucun doute mais les plus démunis auront enfin droit au chapitre…
Aïcha : un peu démagogique ton plaidoyer onto-théologique… et Dieu reconnaîtra les siens.
Le chat : il n’y a pas de peuple élu dans le Coran, toute créature nous rapproche du créateur.
Aïcha : tu oublies que je suis musulmane.
Le chat : c’est toi qui oublie que Dieu est la seule arme fatale!
Aïcha : tu veux instrumentaliser Dieu ?
Le chat : non je veux juste instrumentaliser son message
Aïcha : On n’a pas le même alors ?
Le chat : le mien dit : Repens-toi, pauvre imbécile et écoute Dieu
Aïcha : et qu’est-ce qu’il dit que je ne sache déjà?
Le chat : que la voie est étroite… Dieu seul est grand.

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