Ce prélude de Tarantino m’a toujours troublé
L’homme est un rat pour l’homme… y a pas plus ignoble rature.
Le rat n’est pas un animal comme les autres. Il ne bénéficie d’aucune métaphore galante ou marrante.
Il est comme dirait l’autre, répugnant.
Dans l’homme aux rats, Freud le déclare impur… avec une connotation anale qui le relie à la suspecte richesse des nations et à l’argent sale… à la merde.
Le rat s’approprie frauduleusement le bien des autres. Il vole, accapare et opère sous le voile de l’illusion.
Parmi les stupides, il y a toujours un animal cupide. N’est-ce pas ? Lequel ?
Le tueur d’Oslo par exemple.
Ce norvégien n’est pas le possédé de Dostoïevski qu’on a cru qu’il était, mais un rat… redoutable et impardonnable.
Pour nous préserver soi disant du choléra, il voulait propager la peste ! Commettre le pire pour nous donner un avant ou un arrière goût de l’empire… l’empire des vampires, de ceux qui se nourrissent de nos soupirs et pourrissent nos sourires. Qui ? Les juifs, les chrétiens ou les musulmans ?
Les hommes tout simplement.
Et le rat d’Oslo tout particulièrement. Un sous-homme qui a raté son coup : devenir surhomme.
Un rat métamorphosé en homme.
Kafka n’a pas fini de se retourner dans sa tombe.
Non !! Il n’a pas agi seul mais sous le regard bienveillant des rats de son espèce qui n’ont jamais fait de quartier pour parvenir à leurs fins.
Il n’y a selon toute vraisemblance qu’une manière de leur échapper…se soupçonner d’être soi-même un rat.
JE est un rat pour les autres.

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